Tristan Gagnon et Michael Robichaud: Énergie GR

Michael Robichaud, copropriétaire et Tristan Gagnon, copropriétaire... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

Agrandir

Michael Robichaud, copropriétaire et Tristan Gagnon, copropriétaire

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Dossiers

Actualité

Dossiers

soleil affaires dossiers »

<p>Ian Bussières</p>

(Québec) En production depuis juillet 2016, Énergie GR de Saint-Jean-Port-Joli est une très jeune entreprise dont les propriétaires sont aussi de très jeunes entrepreneurs. Tristan Gagnon et Michael Robichaud ont tous les deux 23 ans, mais ils avaient en eux ce désir d'entrepreneuriat qui ne pouvait attendre plus longtemps.

C'est Tristan, qui vient d'une famille de créateurs d'entreprises, qui a eu l'idée à la base d'Énergie GR : récupérer le bois qui se perd dans la région pour en faire des granules de bois qui seront vendus aux utilisateurs de plus en plus nombreux de poêles à granules. «Je voulais créer de l'énergie avec quelque chose qui ne servait pas et m'approvisionner dans les entreprises de transformation du bois autour», explique-t-il.

Machiniste, Tristan a aussi fait profiter l'entreprise de son ingéniosité. «Quand on a lancé notre projet, il y avait beaucoup de vendeurs de machinerie qui voulaient nous vendre du matériel à gros prix. Si nous les avions écoutés, ça nous aurait coûté très cher», explique Michael.

Tristan a plutôt fabriqué lui-même sa machinerie à faible coût. «Ainsi, nous avons économisé au moins 50 % des frais de lancement de l'entreprise», poursuit Michael.

Les deux hommes d'affaires ont également une vision différente des marchés qu'ils visent. «On est axés vers la proximité et le petit volume. On veut vendre directement au client plutôt que passer par les quincailleries», indique Tristan. Les clients d'Énergie GR s'approvisionnent donc directement à l'usine ou l'entreprise livre à leur domicile, dans le Bas-Saint-Laurent, à Québec ou dans la Chaudière-Appalaches.

«Nous souhaitons créer un modèle d'entreprise efficace et rentable pour ensuite le reproduire dans d'autres régions», illustre Michael. Même si le duo a mis son projet en marche depuis peu, il voit déjà loin : d'ici une dizaine d'années, Tristan et Michael se verraient très bien propriétaires de plusieurs bannières au Québec.

Questions/réponses

Q Devenir entrepreneur, ça allait de soi pour vous?

Michael : «Oui, mon père avait plusieurs bannières de mécanique auto, alors moi aussi, j'ai toujours voulu avoir mon entreprise.»

Tristan : «Mon arrière-grand-père faisait le commerce de la fourrure de renard, mon grand-père faisait du plâtre et a finalement lancé l'entreprise familiale Plastiques Gagnon. Mon père a poursuivi son oeuvre dans l'entreprise familiale et en a lancé d'autres. Alors, ça allait de soi que moi aussi, je continue dans cette veine en me lançant en affaires.»

Q Pourquoi être devenu un entrepreneur?

Tristan : «Parce que j'ai eu une idée de projet : je suis un amoureux de la nature et je constatais qu'il y avait une matière résiduelle avec laquelle on pouvait aller chercher une rentabilité au lieu de la laisser pourrir.»

Q La conciliation entre le travail et la vie personnelle, ça se passe comment?

Tristan : «Ce n'est pas toujours évident, surtout que j'ai un enfant qui vient d'avoir six mois! Je pars à 6h le matin et à 21h, je change des couches.»

Michael : «Je ne compte pas mes heures et les journées passent très vite, mais on sait que plus tard, si ça va bien, on aura un peu plus de temps pour nous.»

Q Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez comme entrepreneurs?

Michael : «Les échéances ne sont jamais comme ce que tu as prévu dans ton plan d'affaires.»

Q La décision la plus difficile que vous ayez eu à prendre?

Tristan : «Quand on décide de plonger, même après être allé chercher de l'information. Car rien n'est jamais garanti.»

Q Quelle grande satisfaction vous apporte la profession d'entrepreneur?

Tristan : «Partir de zéro et, maintenant, produire des granules de bois.»

Q Des pièges qu'un jeune entrepreneur doit éviter?

Tristan : «Un piège serait de ne pas se donner la sécurité financière à court terme. Car ton entreprise ne plantera pas à cause de ta dette à long terme, ce sera plutôt parce que tu n'es pas capable de payer tes fournisseurs, tes employés, parce que tu manques de liquidités.»

Q Vous voulez faire connaître la région de la Chaudière-Appalaches à un étranger. Vous l'amenez où? Vous lui présentez qui?

Michael et Tristan : «On l'amène à Saint-Jean-Port-Joli, au Bistro OK. Parce que c'est un bon resto, que c'est au bord du fleuve, qu'on y sert de la bonne bouffe et que la bâtisse est super belle et qu'elle a été faite par une compagnie de charpentes d'ici. Aussi parce qu'il y a une excellente microbrasserie à l'intérieur.»

La fiche

  • Tristan Gagnon (23 ans, copropriétaire)
  • Titulaire d'un diplôme d'études professionnelles de machiniste et d'une attestation d'études collégiales en gestion de commerce
  • Michael Robichaud (23 ans, copropriétaire)
  • Bachelier en administration de l'Université Laval
  • Ils ont créé Énergie GR en mai 2015 et l'entreprise est en production depuis juillet 2016.

L'entreprise

Énergie GR est un nouveau joueur dans le domaine des granules de bois. Située à Saint-Jean-Port-Joli, elle compte actuellement six employés et vise à produire 10 000 tonnes de granules de bois par an à partir de résidus de bois des usines de la région environnante. Elle vise un chiffre d'affaires d'environ 2,5 millions $.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer