Dominique Nadeau: Safari Condo

Dominique Nadeau, actionnaire et directrice générale... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Dominique Nadeau, actionnaire et directrice générale

Le Soleil, Caroline Grégoire

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<p>Ian Bussières</p>

(SAINT-FRÉDÉRIC) Au départ, Dominique Nadeau ne se destinait pas à reprendre Safari Condo, l'entreprise de véhicules récréatifs et de roulottes fondée par son père Daniel en 1998. «Pour mes études universitaires, j'avais appliqué à l'école des Hautes Études Commerciales, à la Faculté de management de McGill et à la Faculté des arts de McGill», explique Dominique Nadeau.

Même si deux de ses options touchaient le monde des affaires, c'est pour la troisième qu'elle a opté. «Quand j'ai vu tous ces cours de management et de finance, je n'étais pas capable! Mon père m'a dit : «Fais ta vie!» alors j'ai décidé d'aller à McGill en littérature anglaise parce que je voulais devenir parfaitement bilingue.»

Une fois son baccalauréat terminé, son père lui a offert le poste de représentante des ventes, lui qui venait de perdre son seul représentant bilingue. «C'était une petite entreprise avec une trentaine d'employés, alors je savais que je pouvais avoir un impact dans tous les domaines.»

Malgré son arrivée dans l'entreprise familiale, son père lui a aussi assuré qu'il ne l'obligerait pas à prendre la relève si elle ne le souhaitait pas. La piqûre des affaires est toutefois venue bien rapidement. «J'ai démontré de l'intérêt pour l'aspect production, puis après, j'ai dit oui à assurer la relève.»

Elle voulait cependant disposer des outils pour pouvoir faire le travail correctement. «Pour me perfectionner en management, je me suis inscrite à la maîtrise en administration des affaires de l'Université Laval pour les cadres en exercice. Je l'ai complétée en deux ans, avec des semaines de 60 à 70 heures de travail et d'études.» Ce n'est que par la suite qu'elle a officiellement remplacé son père à la direction générale.

Questions/réponses

Q Devenir entrepreneure, ça allait de soi pour vous?

«Non! Plus jeune, je ne savais pas exactement où je voulais m'en aller. Ça s'est clarifié avec l'université. J'ai aussi réalisé en vieillissant que mon père me consultait souvent concernant l'entreprise.»

Q Pourquoi être devenue entrepreneure?

«Je suis quelqu'un qui ne s'investit pas à moitié et un entrepreneur a la chance de retirer les bénéfices d'un tel engagement. Et c'était une belle motivation de faire grandir une entreprise que je connaissais déjà.»

Q La conciliation entre le travail et la vie personnelle, ça se passe comment?

«Bien sûr, il y a des moments plus intenses, mais il y en a d'autres où on prend un peu de recul. J'essaie de trouver un équilibre, je me force à acheter des billets de spectacles et je m'inscris à des cours pour ne pas avoir le choix de quitter le bureau!»

Q Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez dans votre vie d'entrepreneure?

«C'est un beau problème, mais la gestion de la croissance rapide que nous vivons présentement, c'est tout un défi! Souvent, on a l'impression de se faire surprendre par quelque chose auquel on n'avait pas pensé. Comme par exemple que la cafétéria est devenue trop petite depuis l'arrivée de plusieurs nouveaux employés!»

Q La décision la plus difficile que vous ayez eu à prendre?

«Durant la récession, il a fallu prendre la décision d'appliquer une politique de temps partagé. L'usine fonctionnait deux jours et était fermée trois jours. Pour annoncer des nouvelles comme celle-là, il faut prendre le temps de parler avec nos gens. Comme ça, les employés comprennent où on s'en va.»

Q Quelle grande satisfaction vous apporte la profession d'entrepreneure?

«Bâtir quelque chose. Voir un client partir du cercle polaire arctique jusqu'à la Terre de Feu avec l'un de nos véhicules. J'avoue aussi qu'avoir réussi à percer le marché australien est une grande fierté pour moi.»

Q Des pièges qu'un jeune entrepreneur doit éviter?

«Il faut éviter de brûler des étapes. Il faut prendre le temps de faire ses expériences, être prêt à dire "je ne suis pas encore rendu là" et aller chercher de l'expérience ou des connaissances.

Q Vous voulez faire connaître la région de la Chaudière-Appalaches à un étranger. Vous l'amenez où? Vous lui présentez qui?

«Je l'amène à Saint-Nicolas et je lui présente Lucien Barbeau (ancien propriétaire de la compagnie CampWagon). Il a été le mentor de mon père et c'est un grand homme d'affaires très humain qui m'a donné bien des conseils et m'a évité bien des écueils.»

La fiche

  • Dominique Nadeau (32 ans, actionnaire et directrice générale)
  • Détentrice d'un baccalauréat en littérature anglaise de l'Université McGill et d'une maîtrise en administration des affaires de l'Université Laval
  • Elle est devenue actionnaire de Safari Condo en 2013 et directrice générale en 2015.

L'entreprise

Lancée en 1998, Safari Condo se spécialise dans la fabrication de véhicules récréatifs à partir de véhicules GM, Mercedes et Dodge de même que, depuis 2008, dans la fabrication des roulottes Alto. Présente au Québec, en Ontario, en Colombie-Britannique, aux États-Unis et en Australie, Safari Condo a réalisé un chiffre d'affaires de 12 millions $ l'an dernier et prévoit atteindre 18 millions $ d'ici 18 mois. De 55 employés qu'elle comptait il y a un an et demi, la PME en compte maintenant 85.

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