Tommy Gagnon: AutomaTech Robotik

Tommy Gagnon, copropriétaire et directeur général... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Tommy Gagnon, copropriétaire et directeur général

Le Soleil, Erick Labbé

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(SAINT-APOLLINAIRE) Il a fallu un cours à l'École nationale d'administration publique pour que Tommy Gagnon abandonne une carrière prometteuse dans la fonction publique pour devenir copropriétaire d'une entreprise qui fabrique des robots industriels.

À ce moment-là, Tommy Gagnon était conseiller économique au ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation.

Ses supérieurs l'avaient encouragé à s'inscrire à l'ENAP dans le but d'obtenir une maîtrise en administration publique. Ça allait lui ouvrir des portes dans la machine gouvernementale.

À l'occasion d'un test de personnalité qu'un enseignant soumettait à ses étudiants, Tommy Gagnon a eu une révélation.

«Les résultats montraient que je n'étais pas fait pour être fonctionnaire, mais plutôt entrepreneur. Je me rappelais aussi que l'enseignant nous avait mentionné, au début de la session, que 90 % de ses étudiants remettaient en question leur choix de carrière au terme du cours.»

Côtoyant des entrepreneurs depuis déjà quelques années dans le cadre de ses fonctions dans l'appareil gouvernemental, Tommy Gagnon amorce alors sa réflexion.

Au moment où il annonce à ses supérieurs qu'il a pris la décision de tirer sa révérence, ces derniers l'appuient. «J'ai alors compris pourquoi, quelque temps auparavant, ils m'avaient découragé de postuler pour des emplois dans la fonction publique. Ils avaient compris que ma place n'était plus là.»

Tommy Gagnon s'est alors mis à la recherche d'une entreprise dans laquelle il pourrait investir et devenir actionnaire. AutomaTech Robotik lui a ouvert ses portes. «C'était une boîte d'ingénieurs qui cherchait un administrateur.»

Avec Raymond Marceau (37 ans), Tommy Gagnon deviendra le principal actionnaire de la compagnie une fois que les deux autres copropriétaires, Alain Cayer et Denis Brouillette, auront pris leur retraite.

Questions/réponses

Q Devenir entrepreneur, ça allait de soi pour vous?

«Ça n'a jamais fait partie de mes plans. Tout mon parcours a été orienté vers l'obtention d'un emploi dans la fonction publique. À l'exemple de mes parents qui évoluent dans le domaine hospitalier, je voulais servir le public.»

Q Pourquoi être devenu un entrepreneur?

«J'avais besoin d'un milieu qui allait m'apporter de l'espace pour laisser aller ma créativité. La plupart du temps, la bureaucratie étouffe la créativité chez les individus. C'est un peu normal puisque l'appareil gouvernemental, c'est gros. Il faut des règles et des procédures.»

Q La conciliation entre le travail et la vie personnelle, ça se passe comment?

«C'est difficile. J'ai la chance d'avoir une blonde extraordinaire. Il n'en reste pas moins qu'elle n'a pas à se payer toutes les tâches familiales. Pour voir grandir mes deux jeunes enfants, j'ai modifié mon horaire afin de passer un peu moins de temps au bureau et plus à la maison. Ça m'oblige, par contre, à travailler plus tard le soir, une fois les enfants au lit.»

Q Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez dans votre vie d'entrepreneur?

«Au départ, ç'a été d'apprendre le langage du monde de l'automatisation et de la robotisation. Je n'y connaissais rien.»

Q La décision la plus difficile que vous ayez eu à prendre?

«Le congédiement d'un employé. Ça m'a causé des nuits blanches.»

Q Quelle grande satisfaction vous apporte la profession d'entrepreneur?

«Constater que la culture d'entreprise et les valeurs que l'on cherche à implanter sont partagées par les employés. On m'a enseigné qu'avec le capital humain, il fallait toujours penser à long terme. En fait, une entreprise, c'est comme un jardin. La récolte arrive seulement après labeur et patience.»

Q Des pièges qu'un jeune entrepreneur doit éviter?

«Manquer de liquidités pour payer ses employés. Pour une entreprise, le profit, c'est sa nourriture. Le cash flow, c'est son air. Tu peux te priver de manger pendant quelques jours. Par contre, tu ne peux pas cesser de respirer.»

Q Vous voulez faire connaître la région de la Chaudière-Appalaches à un étranger.Vous l'amenez où? Vous lui présentez qui?

«Je l'invite à un souper des gens d'affaires de la région de Lotbinière. Ici, les entrepreneurs ont compris l'importance de l'entraide, notamment auprès des jeunes comme moi.»

La fiche

  • Tommy Gagnon (34 ans, copropriétaire et directeur général)
  • Détenteur d'un baccalauréat en gestion et administration des affaires de l'UQAR et d'une maîtrise en administration publique de l'ENAP
  • Il a joint les rangs d'AutomaTech Robotik en 2009.

L'entreprise

  • Fondée en 1997, AutomaTech Robotik est une entreprise de service-conseil en automatisation et en robotisation.
  • Elle aide ses clients du secteur de la transformation du bois et du métal et des fonderies à intégrer des robots dans leurs opérations de fabrication.
  • Ses clients se trouvent principalement au Canada.
  • AutomaTech Robotik compte sur une équipe de 17 employés et a pignon sur rue à Saint-Apollinaire.

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