Caroline Fecteau et Mathieu Wéra-Bussière: Jardinerie du Canton

Mathieu Wéra-Bussière, copropriétaire et Caroline Fecteau, copropriétaire... (Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

Mathieu Wéra-Bussière, copropriétaire et Caroline Fecteau, copropriétaire

Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Dossiers

Actualité

Dossiers

soleil affaires dossiers »

<p>Ian Bussières</p>

(SAINT-JACQUES-DE-LEEDS) Après avoir travaillé durant 16 ans aux Serres de Kinnear's Mills, Caroline Fecteau s'est trouvée devant un dilemme en 2013. Colette Gigleux, qui était propriétaire de l'entreprise depuis 35 ans, souhaitait en cesser les activités. La fidèle employée a alors eu une décision à prendre.

«Ou bien j'allais travailler ailleurs à un moindre salaire ou bien je retournais à l'école ou bien je prenais la relève», explique la mère de trois enfants qui n'avait jamais pensé devenir femme d'affaires. Caroline a alors décidé de se lancer en affaires avec comme associé son conjoint Mathieu Wéra-Bussière.

«Nous avons décidé de nous installer à Saint-Jacques-de-Leeds, où nous habitions déjà. De la propriétaire précédente, nous avons acheté seulement une serre et de l'équipement. Pour le reste, nous sommes repartis à zéro car il fallait se mettre au goût du jour», indique-t-elle.

Il fallait du cran et de la détermination pour foncer tête baissée avec ce projet de jardinerie spécialisée dans les fleurs et les légumes frais. Le couple avait même pris le risque de commander ses serres huit semaines d'avance afin de les recevoir à temps, et ce, même si son plan d'affaires n'avait pas encore été approuvé par tous les bailleurs de fonds!

Heureusement pour eux, Caroline et Mathieu peuvent encore compter sur l'expertise de l'ancienne patronne, qui est demeurée associée à la Jardinerie du Canton comme employée.

«Colette, c'est une aide précieuse. Elle est mon mentor principal. On peut dire qu'on a inversé les rôles : j'ai pris le stress et la pression, et elle a la belle job d'horticulture!» rigole Caroline.

Questions/réponses

Q Devenir entrepreneure, ça allait de soi pour vous?

Caroline Fecteau :«Vraiment pas! Je me plaisais très bien dans le 8 à 5 et je ne sentais vraiment pas le besoin de me lancer en affaires. Mais tranquillement, j'apprends. J'ai suivi un cours de lancement d'entreprise au Centre de formation professionnelle Le Tremplin et moi et mon conjoint avons suivi une formation Gérer efficacement son entreprise à l'Espace entrepreneuriat de la région de Thetford.»

Q Pourquoi être devenue entrepreneure?

«J'étais à un carrefour de ma vie et je devais prendre une décision. De plus, c'est un projet qui intéressait aussi mon conjoint, qui est plus attiré que moi par l'aspect comptabilité et administration.»

QLa conciliation entre le travail et la vie personnelle, ça se passe comment?

«Ce n'est pas toujours évident. Il faut faire des sacrifices. Il y a 10 semaines où je travaille sept jours et cinq soirs. Les enfants demeurent quand même une priorité et, au moins, je suis toujours à la maison d'octobre à la mi-mars.»

Q Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez dans votre vie d'entrepreneure?

«La charge de responsabilité amène un niveau total de stress plus élevé. Mon principal défi est de gérer mon stress et, heureusement, mon conjoint est beaucoup plus calme, lui!»

Q La décision la plus difficile que vous ayez eu à prendre?

«Ça a été une très grosse concession de mettre un peu de côté mon rôle de maman durant un petit bout de temps afin de pouvoir léguer quelque chose à mes enfants. Avant, j'acceptais mal d'être moins à la maison avec les enfants à cause des semaines de 70 et 80 heures mais maintenant, je l'accepte mieux. L'entreprise est un peu comme un autre bébé!»

Q Quelle grande satisfaction vous apporte la profession d'entrepreneure?

«C'est valorisant de voir que les gens aiment mon produit, de bâtir quelque chose pour mes enfants.»

Q Des pièges qu'un jeune entrepreneur doit éviter?

«Ne pas prévoir que les premières années sont plus difficiles ou démarrer trop gros avec un investissement qu'on n'est pas capable de payer. Il faut aussi éviter de penser que les choses vont se placer par elles-mêmes. Il faut prendre de l'information, aller ailleurs rencontrer des entrepreneurs qui font la même chose.»

Q Vous voulez faire connaître la région de la Chaudière-Appalaches à un étranger. Vous l'amenez où? Vous lui présentez qui?

«Je l'amènerais à Kinnear's Mills, dans le sentier pédestre au bord de la rivière. Pas seulement parce que c'est mon conjoint qui l'a aménagé, mais parce qu'il y a l'eau, la forêt. Je suis très nature, moi, je ne suis pas ville du tout! Et je lui présente les gens que je rencontre, ceux qui font de cette région ce qu'elle est!»

La fiche

  • Caroline Fecteau (38 ans, copropriétaire)
  • Détentrice d'un diplôme d'études professionnelles en horticulture ornementale du Centre de formation professionnelle Le Fierbourg
  • Mathieu Wéra-Bussière (38 ans, copropriétaire)
  • Détenteur d'un diplôme d'études collégiales en techniques d'aménagement cynégétique et halieutique du Cégep de Baie-Comeau
  • Ils ont lancé la Jardinerie du Canton en 2013.

L'entreprise

La Jardinerie du Canton est un centre jardin producteur d'annuelles et de plants de légumes qui vise les marchés des régions de Thetford Mines et de Lotbinière. Son chiffre d'affaires est d'environ 115 000 $ par année et elle compte cinq employés.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer