Mathieu Bouchar: L'Usine

Mathieu Bouchard,  président-directeur général... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Mathieu Bouchard,  président-directeur général

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Lévis) Mathieu Bouchard multiplie les conférences sur le décrochage dans les écoles.

«Imaginez-vous où je serais rendu si je n'avais pas quitté l'école à l'âge de 15 ans!» se plaît à raconter le pdg de L'Usine à ses interlocuteurs. «J'aurais assurément plus d'outils dans mon coffre pour faire progresser encore plus rapidement mon entreprise.»

Adolescent, il ne voyait pas l'intérêt de poursuivre son parcours scolaire.

«À 15 ans, ce que je voulais, c'était de faire de la musique et de devenir une rock star

Aujourd'hui, il est le chanteur du groupe francophone de musique populaire Automat.

«À 28 ans, j'ai eu la chance de signer un contrat avec une maison de disques qui m'a permis de gagner ma vie avec la musique.»

Mathieu Bouchard pouvait alors dire adieu à la kyrielle d'emplois qu'il avait dû occuper pour lui permettre de gagner son pain avant d'atteindre son rêve.

«Par contre, j'ai toujours su que l'industrie de la musique, même si elle allait me permettre de faire des sous, pouvait être bien éphémère. Alors, il faudrait, un jour, que je réussisse à me trouver un vrai boulot.»

Ce «vrai boulot» allait être l'entrepreneuriat.

Son premier geste a été de retourner sur les bancs d'école pour terminer ses études secondaires.

«J'ai toujours cru en mes moyens. Je sais que je peux faire une différence. Ce n'est pas l'appât du gain qui m'anime, mais plutôt de créer un projet original et rassembleur», insiste l'entrepreneur-chanteur qui, avec ses collègues d'Automat, lancera un nouvel album d'ici la fin de l'année.

Questions/réponses

Q Devenir entrepreneur, ça allait de soi pour vous?

«Je suis un entrepreneur depuis l'âge de 13 ans. J'organisais des spectacles à la salle communautaire. Je louais la salle. Ma mère me prêtait des sous. J'engageais des groupes. Je vendais les billets.»

Pourquoi être devenu entrepreneur? 

«J'aime faire la différence autour de moi. Particulièrement dans un marché comme celui du meuble qui avait besoin d'une petite révolution. J'aime défoncer des portes. À l'époque où je travaillais pour une chaîne de boutiques de vêtements, je disais à qui voulait l'entendre - notamment à la présidente en poste - que je voulais devenir le grand patron.»

La conciliation entre le travail et la vie personnelle, ça se passe comment?

«Gérer une jeune entreprise en pleine croissance, c'est du sept jours par semaine. Puisque je ne possède pas une longue scolarité et que je n'ai pas de plan B, c'est clair que je consacre beaucoup de temps à L'Usine. Ma famille le sait. Par contre, quand je passe du temps avec ma blonde et mon enfant de huit ans, je suis entièrement avec eux.»

Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez dans votre vie d'entrepreneur?

«De ne pouvoir croître aussi vite qu'on le voudrait. Nous avons tellement de belles idées. Ça prend de l'argent pour les réaliser.»

La décision la plus difficile que vous ayez eu à prendre?

«Ça va bien pour le moment. Je n'ai pas eu à prendre de décisions déchirantes.»

Quelle grande satisfaction vous apporte la profession d'entrepreneur?

«Avoir réussi à bâtir en si peu de temps une équipe aussi extraordinaire que celle que nous avons. Tout le monde s'active comme s'il s'agissait de son entreprise. Pour notre part, nous nous efforçons de valoriser tous nos employés en leur demandant leur opinion et en les écoutant.»

Des pièges qu'un jeune entrepreneur doit éviter?

«Dans une entreprise, naissante ou mature, on ne peut se permettre de brûler des billets verts. Il faut scruter à la loupe chaque dépense. Qu'elle soit de 500 $, de 1000 $ ou de 10 000 $. Il faut prendre le temps d'analyser les risques.»

Vous voulez faire connaître la région de la Chaudière-Appalaches à un étranger. Vous l'amenez où? Vous lui présentez qui?

«Je l'amène au Domaine faunique de Saint-Nazaire-de-Dorchester pour la tranquillité et la pêche ou encore au Domaine Option Nature de Thetford Mines pour le wakeboard. C'est unique au Québec, un bassin uniquement fait pour ce sport.»

La fiche

  • Mathieu Bouchard (31 ans, président-directeur général)
  • Détenteur d'un diplôme d'études secondaires
  • Il a fondé L'Usine en janvier 2015 avec François Laviolette. Philippe Girard et Mathieu Moreau se sont associés par la suite aux deux fondateurs.

L'entreprise

  • L'Usine est spécialisée dans la fabrication de meubles de style «rustique industriel» sur mesure. Des tables, des chaises, des bibliothèques, des meubles de télévision, des îlots de cuisine conçus à partir d'essences de bois variées et de matériaux comme l'acier et le béton.
  • Elle possède un centre de production à Lévis et des salles de démonstration à Québec et bientôt en Floride. 
  • Elle vend ses produits au Québec, en Ontario et au Nouveau-Brunswick.
  • L'entreprise compte une quinzaine d'employés.

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