Maxime Roy: Roy et Benot (K-Trail)

Maxime Roy, coactionnaire et vice-président... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Maxime Roy, coactionnaire et vice-président

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Montmagny) À son retour dans l'entreprise familiale, en 2008, Maxime Roy avait acquis le quart de la propriété de Roy et Benot (K-Trail). À la fin du mois d'août, il devenait coactionnaire du fabricant de remorques de Montmagny avec son père, Marc.

«La prochaine étape sera de faire en sorte que mon père se retire progressivement sur une période de cinq ans. Le connaissant, ça va être dur!»

C'est une sorte d'appel à l'aide que Marc Roy avait fait, à l'époque, à son fils pour qu'il rentre au bercail. Maxime travaillait alors à Québec en gestion des ressources humaines pour la chaîne d'alimentation Metro.

À ce moment-là, Roy Benot trouvait son pain et son beurre du côté des fabricants de meubles et de matériel de transport. Les effets de la mondialisation ont été sans pitié. La compagnie qui faisait travailler 200 personnes a vu son chiffre d'affaires dégringoler de 10 à moins d'un million de dollars en l'espace de trois ans.

Il fallait diversifier.

C'est par accident que l'entreprise s'est mise à fabriquer des remorques. 

Littéralement par accident. 

«J'ai eu un accrochage avec le trailer de la compagnie. En le réparant, nous avons convenu que ça pourrait être un marché d'avenir pour nous.»

Roy et Benot est vite devenue un leader au Québec dans son marché. Au moment de l'entrevue avec Le Soleil, Maxime Roy arrivait de Nashville. Il filait le lendemain en direction de Toronto. «Nous travaillons très fort pour développer ces deux marchés.»

Le passage de la grande entreprise à la PME a été un choc pour Maxime Roy.

«Ici, tu portes plusieurs chapeaux. Tu n'as pas de grosses équipes de spécialistes pour te soutenir. Tu as parfois l'impression de manquer de ressources. Il faut apprendre à se débrouiller. Par contre, le sentiment d'accomplissement est tellement plus grand.»

Questions/réponses

Q Devenir entrepreneur, ça allait de soi pour vous?

«Mon grand-père l'était. Mon père l'est. Mes oncles et mes tantes aussi. Le sang de l'entrepreneuriat coule dans mes veines. Après avoir travaillé dans le secteur privé, j'avais le goût de suivre la tradition familiale.»

Pourquoi être devenu un entrepreneur?

«J'aime prendre des décisions. Avoir la liberté de choisir. Même si cela amène son lot de stress et de nuits blanches.»

La conciliation entre le travail et la vie personnelle, ça se passe comment?

«Ce n'est vraiment pas facile de décrocher du boulot. C'est ma grosse lacune. À tout moment, je vais prendre un appel d'un client ou d'un fournisseur. La fin de semaine, je me pointe souvent à l'usine. Ça prend une conjointe compréhensive pour endurer ça! Par contre, je ne vais pas me sentir coupable de partir, à l'occasion, trois jours à la pêche ou à la chasse.»

Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez dans votre vie d'entrepreneur?

«Le stress et l'incertitude. Tu dois atteindre tes chiffres de vente. Tu dois te remettre en question lorsqu'un gros compétiteur arrive sur le marché avec un nouveau produit moins cher que le tien.»

La décision la plus difficile que vous ayez eu à prendre?

«La mise à pied temporaire d'employés. Nous évoluons dans une industrie cyclique. Il y a des périodes plus creuses que d'autres. Je tente de développer des projets pour garder nos soudeurs et nos assembleurs. Si je les mets à pied, je vais assurément les perdre.»

Quelle grande satisfaction vous apporte la profession d'entrepreneur?

«Celle de faire la différence auprès des gens qui travaillent pour nous et pour la communauté en général. Ça m'a pris du temps à comprendre que faire de l'argent pour faire de l'argent, ça ne doit pas être la finalité d'une entreprise. L'argent doit servir à faire progresser nos

employés, notre région.»

Des pièges qu'un jeune entrepreneur doit éviter?

«Celui de laisser le développement de l'entreprise à d'autres. Tu dois avoir constamment les deux mains sur le volant. Ne pas choisir au hasard ses collaborateurs et ses clients. Ces derniers doivent avoir autant à coeur le succès de ton entreprise que celui de leur compagnie.»

Vous voulez faire connaître la région de la Chaudière-Appalaches à un étranger. Vous l'amenez où? Vous lui présentez qui?

«En automne, je l'amène voir les oies blanches sur le bord du fleuve. Il y a un beau sanctuaire dans le coin de Saint-Vallier de Bellechasse. Difficile, également, de passer à côté de l'archipel des îles de Montmagny.»

La fiche

  • Maxime Roy (34 ans, coactionnaire et vice-président)
  • Détenteur d'un baccalauréat en relations industrielles de l'Université Laval
  • Il est coactionnaire de Roy et Benot (K-Trail) avec son père, Marc.
  • L'entreprise a été fondée à Montmagny à la fin des années 40 par le grand-père de Maxime, Clément Roy.

L'entreprise

  • Roy et Benot (K-Trail) fabrique entre 2500 et 3000 remorques en acier galvanisé par année. Des remorques à benne basculante pour les entrepreneurs et des remorques pour les amateurs de VTT.
  • Ses produits sont vendus au Québec, dans les provinces maritimes et en Ontario. 
  • Son chiffre d'affaires annuel est de 12,5 millions $.
  • Elle compte 45 employés à Montmagny.

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