Benoît Faucher: Boulangerie St-Méthode

Benoît Faucher, président et actionnaire de contrôle... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Benoît Faucher, président et actionnaire de contrôle

Le Soleil, Erick Labbé

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Actionnaire de contrôle d'une entreprise familiale qui fêtera ses 70 ans en 2017, Benoît Faucher a su au fil des années prendre les bonnes décisions et s'entourer de personnes qui ont permis à la Boulangerie St-Méthode d'Adstock, de devenir la troisième boulangerie en importance au Canada après Weston et la société mexicaine Grupo Bimbo.

Benoît Faucher est maintenant aux commandes de l'entreprise familiale lancée par ses parents, Joseph Faucher et Mariette Robert, près de 13 ans avant sa naissance et dont ses frères Robert, André et Bertrand étaient aussi actionnaires jusqu'en 2014.

«Les deux plus vieux, Robert et André, étaient prêts à se retirer et Bertrand a décidé de vendre lui aussi. Un autre de mes frères, Gaston, avait vendu ses parts il y a 20 ans mais il travaille encore à la boulangerie comme maître boulanger et responsable des procédés et du développement des produits», explique Benoît Faucher. La troisième génération a toutefois fait son entrée dans l'entreprise. Jean-François Faucher, fils de Benoît, est depuis peu directeur de la logistique alors que Jocelyn Faucher, fils de Robert, et Francis Faucher, fils d'André, font également partie du personnel.

Positionnée depuis plusieurs années dans le créneau du pain santé, la Boulangerie St-Méthode réussit l'exploit de connaître une croissance de 12 % à 16 % d'année en année dans un marché, le pain tranché, qui ne connaît pas de croissance.

Questions/réponses

Devenir entrepreneur, ça allait de soi pour vous?

«C'est certain, il y avait ça dans notre ADN. Moi et mes frères avons été élevés dans l'entreprise.

Pourquoi être devenu un entrepreneur?

«C'est mon style d'être toujours à la recherche des opportunités dans le marché et de bien m'entourer de bons fournisseurs et de bons contacts clients en plus de développer de bonnes pratiques de gestion.»

La conciliation entre le travail et la vie personnelle, ça se passe comment?

«Bien sûr, ça prend une épouse compréhensive, mais la famille est toujours passée avant et en même temps que l'entreprise. Parfois, j'étais un peu moins présent, mais j'ai toujours été près de mes enfants. C'était un incontournable de participer à leurs activités : le ski et le hockey. Je me suis toujours donné comme ligne de conduite de me planifier du temps en famille.»

Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez dans votre vie d'entrepreneur? 

«Au début de ma carrière, j'étais peut-être un peu moins à l'écoute, mais je prétends m'être amélioré sur ce point. C'est quelque chose que j'ai développé avec le temps. Bâtir un réseau de distribution provincial a aussi été tout un défi pour la Boulangerie St-Méthode. Ça a amené des difficultés au niveau du capital de l'entreprise car c'est de la livraison à tous les jours et c'est très dispendieux.»

La décision la plus difficile que vous ayez eu à prendre?

«Il y a des décisions d'affaires qui affectent au niveau familial, mais il faut les prendre quand même. Il faut savoir faire passer l'entreprise avant les individus car les actionnaires sont aussi des travailleurs, mettre les bonnes personnes à la bonne place.»

Quelle grande satisfaction vous apporte la profession d'entrepreneur?

«Celle d'avoir poursuivi la création que mes parents avaient lancée, une entreprise qui était très modeste à ses débuts et qui n'est maintenant plus une entreprise régionale, mais bien nationale à l'échelle du Québec avec un marché ontarien en développement.»

Des pièges qu'un jeune entrepreneur doit éviter?

«Beaucoup de jeunes entrepreneurs agissent trop émotivement. Bien sûr, il faut avoir la passion de ce que l'on fait, mais il faut aussi contrôler ses émotions devant des opportunités qui demandent plus d'analyse. Une autre erreur serait de ne pas s'entourer de bons mentors. Il faut prendre le temps de les choisir et de prendre des gens qui répondent à nos valeurs.»

Vous voulez faire connaître la région de la Chaudière-Appalaches à un étranger. Vous l'amenez où? Vous lui présentez qui?

«Je l'amènerais visiter les lacs qu'on retrouve ici et le mont Adstock, qui sont une très grande richesse pour la région. J'apprécie beaucoup l'aspect nature d'Adstock et de Thetford Mines et c'est aussi l'une des raisons pour laquelle je réussis à attirer des professionnels pour travailler dans l'entreprise. Et je leur présenterais les membres de mon équipe de direction.

La fiche

  • Benoît Faucher (57 ans, président et actionnaire de contrôle)
  • Détenteur d'un diplôme en administration du Collège de la région de L'Amiante
  • Il est devenu l'actionnaire de contrôle de la Boulangerie St-Méthode en 2014.

L'entreprise

  • Fondée en 1947 par Joseph Faucher et Mariette Robert, la boulangerie produit du pain tranché et se spécialise dans le pain santé. Générant un chiffre d'affaires de 75 millions $, l'entreprise emploie 400 travailleurs : 310 dans ses usines et 90 sur son réseau de distribution. 

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