Rares aubaines pour aller dans le sud en été

Au cours des dernières années, plus de voyageurs... (123RF/Karel Miragaya)

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Au cours des dernières années, plus de voyageurs ont choisi de voyager dans le sud en plein été, faisant ainsi en sorte que les voyagistes offrent moins d'aubaines.

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(Québec) La saison estivale arrive à grands pas. Les compagnies aériennes ainsi que les hôtels déroulent le tapis rouge pour les voyageurs à la recherche de soleil. Le nombre de personnes à travers la planète qui s'envole vers le sud durant l'été ne cesse de croître depuis quelques années, constatent différents acteurs du milieu. Conséquence, les aubaines sont moins alléchantes pour les consommateurs.

Chez Sunwing et Air Transat, l'été est loin d'être considéré comme une période crève faim. Au contraire, les mois de juin, de juillet et d'août permettent de renflouer les coffres des compagnies, bien que l'hiver soit toujours la période la plus lucrative. 

En 2007, lors de son premier été, Sunwing offrait environ 14 000 sièges à partir des aéroports de Québec et de Montréal pour des destinations soleil, comme Cuba, la Jamaïque, le Mexique et la République dominicaine. Aujourd'hui, le transporteur a bonifié son offre à plus de 150 000 sièges. À titre de comparaison, durant la saison hivernale, Sunwing offre 370 000 sièges. 

«C'est vraiment le consommateur qui fait que nous avons augmenté notre capacité. Souvent, un voyage dans le sud n'est pas beaucoup plus cher que des vacances au Québec», note Sam Char, directeur général pour le Québec du Groupe de voyage Sunwing. «Depuis quelques années, on constate une forte demande en provenance de l'Europe que nous n'avions pas avant», poursuit-il, pour confirmer cette tendance vers le sud durant l'été. 

Du côté d'Air Transat, depuis 2013, l'entreprise a augmenté sa capacité pour les destinations soleil de 22 % à travers le pays. Durant l'été, elle priorise toutefois les destinations de l'Europe.

Selon différents responsables du milieu, il est encore vrai de dire que voyager durant la saison estivale représente une aubaine pour le porte-feuille des voyageurs à la recherche de plages et de palmiers. Des économies pouvant atteindre parfois «jusqu'à 400 $ par personne» pour un forfait tout inclus. Toutefois, depuis quelques années, l'écart se rétrécit entre les prix. Et oubliez les économies durant la semaine suivant la fête de la Saint-Jean-Baptiste ainsi que durant les congés de la construction. 

«Durant cette période, les prix sont similaires à ceux de l'hiver», prévient Angelina Miconiatis, directrice principale, produits Voyages, chez CAA-Québec. L'an dernier, l'organisme a signé environ 1300 départs de Québec vers le sud pour l'été. Et si Dame Nature ne se montre pas plus clémente avec les Québécois, il a fort a parier que ce nombre va grimper en 2017.

La porte-parole de CAA-Québec est d'avis qu'il est préférable de ne pas attendre à la dernière minute pour acheter son forfait voyage. «Actuellement, le prix pour Cancún est environ 50 $ de moins que l'an dernier. Pour Cayo Coco, on parle d'une différence de 10 $. Quant à Punta Cana et Varadero, les prix sont 40 à 50 $ plus cher», poursuit-elle, conseillant aux voyageurs de toujours comparer le prix de leurs forfaits avec un départ de Montréal. «Parfois, il y a des économies à faire».

L'offre et la demande

Selon Sunwing, qui gère également une vingtaine d'hôtels, la croissance de la demande à travers la planète pour le Sud durant l'été, le climat instable dans certains pays ainsi que la force du dollar américain ont pour conséquence que les aubaines se font plus rares et sont moins généreuses pour les Québécois qu'il y a quelques années. Un point de vue également partagé par CAA-Québec.

«Cela revient toujours à l'effet de l'offre et la demande. Il est difficile de donner un prix», avance M. Char. «Si cet été, il y a une importante demande des Européens, des Américains ou provenant de l'Amérique du Sud, c'est certain que cela va avoir un impact sur les prix. En Europe, la situation plus difficile dans certains pays fait en sorte que plusieurs choisissent maintenant de prendre leurs vacances notamment au Mexique. La demande augmente», poursuit-il. «Et il ne faut pas oublier que tous les hôtels sont payés en dollar américain par les transporteurs. La location des avions et l'essence sont aussi en US. Dès le départ, nous perdons entre 30 et 35 %».

Chez Transat, on constate également une tendance à la hausse pour les voyages durant la saison estivale. La directrice marketing, Debbie Cabana, est d'avis qu'il y a encore «des opportunités d'affaires».

«L'été, le tout inclus est la meilleure solution pour les familles désirant prévoir un voyage budgété. Au Québec, on n'est jamais assuré de la température. Certains souhaitent avoir du beau temps», dit-elle. «De plus en plus, nous allons voir des offres et des promotions pour inciter les Québécois à voyager durant l'été», conclut celle qui ne cache pas que les prix pourraient continuer d'augmenter au cours des prochaines années si la demande continue de croître et que l'offre des transporteurs demeure similaire.




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