La SAQ mise sur les produits bio

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Les vins bio proviennent majoritairement de la France, de l'Italie et de l'Espagne.

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(Québec) La Société des alcools du Québec (SAQ) entend tirer profit de l'engouement entourant les produits biologiques. Elle souhaite augmenter leur visibilité tout en bonifiant son offre. L'Association des vignerons du Québec tient toutefois à émettre une mise en garde: gare à la fraude.

Signe que la demande est en forte progression pour les vins et spiritueux biologiques, pour l'année financière 2015-2016, la société d'État a vendu pour 60 millions $ de cette catégorie de produits, soit une hausse de 30 % par rapport son exercice précédent. Et les billets verts devraient continuer de s'accumuler, car le nombre d'adeptes d'aliments biologiques ne cesse de grimper. La hausse a été de 11 % en 2016, selon des données de la firme Segma Recherche.

Comparativement à l'an dernier, on retrouve sur le site Internet de la société d'État environ 150 vins biologiques supplémentaires. Jeudi, l'inventaire était de 566 vins. Certains d'entre eux, qui étaient déjà sur les tablettes des succursales, ont obtenu leur certification au cours des 12 derniers mois et «une cinquantaine de nouveaux arrivages ont été ajoutés», précise la société d'État.

Les vins bio proviennent majoritairement de la France, de l'Italie et de l'Espagne. On retrouve également sur la page de la SAQ: 12 spiritueux, 14 champagnes et mousseux et 3 marques de bière bio.

Dans une missive dédiée aux fournisseurs, dont le site vinquebec.com a obtenu une copie, la SAQ rappelle avoir mis en place à l'automne un projet pilote dans neuf de ses points de vente pour tester la réceptivité de ses clients envers différents affichages visant à mettre en valeur les vins issus de pratiques responsables. Elle a également réalisé une étude auprès de sa clientèle.

Identification

Les analyses maintenant terminées, d'ici le 18 avril, tous les produits bio seront identifiés par un mica vert sur l'étiquette tablette en succursale. La possibilité de créer une section exclusive à ce genre de produit n'a pas été retenue.

«Notre cible pour cette année est vraiment de mettre en valeur des produits ayant des certifications biologiques reconnues. Le Canada a dressé des listes de certifications qui sont reconnues en sol canadien et nous travaillons à partir de cela», indique le porte-parole de la SAQ, Renaud Dugas, précisant qu'il s'agit d'une réponse à une demande de la clientèle. «Nous avons également notre laboratoire qui a un rôle de vigie. Il va y avoir des vérifications. Dans chaque cas, le fournisseur devra être en mesure de nous fournir le certificat attestant son statut biologique», poursuit-il.

Bien qu'elle souhaite prendre un virage plus bio, pour l'heure, la SAQ refuse de statuer sur le nombre de produits qu'elle vise avoir sur ses tablettes. «La cible est liée en fonction de la demande», répond M. Dugas, ne cachant pas qu'il est fort probable de voir l'offre continuer de grimper. «On s'adapte et on va s'ajuster au goût de la clientèle. C'est un créneau important pour nous».

Du côté de l'Association des vignerons du Québec, le président se montre prudent dans ses commentaires face à la décision de la SAQ. Il n'est pas contre l'idée, mais il est inquiet de voir apparaître de la fraude dans son domaine d'affaires, comme c'est le cas dans l'alimentation.

«Il faut s'assurer que le bio soit vraiment du bio. C'est le même débat que pour les fruits et les légumes», indique Yvan Quirion, propriétaire du Vignoble du Domaine St-Jacques. «Il faut avoir un contrôle du produit. Il faut que la démarche soit réalisée à l'intérieur d'un cahier de charges avec des audits crédibles et indépendants», poursuit-il, notant qu'il en coûte plus cher à un producteur de vin pour miser sur le bio. À la SAQ, on retrouve présentement 113 vins bio à moins de 20 $.

L'Association, qui représente environ 90 des 100 vignobles de la province, compte moins de cinq établissements certifiés bio.

Pour le chroniqueur de vin et éditeur du magazine Web vinquebec.com, Marc André Gagnon, l'initiative de la SAQ est une bonne nouvelle pour les consommateurs. «La demande vient du public. Cette mesure va faciliter la tâche aux gens», dit-il, estimant que la demande pour ce type de produits devrait continuer de croître au cours des prochaines années.




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