Prix de l'essence: finies les vacances!

Pour 2017, Desjardins anticipe une augmentation moyenne d'environ... (Archives La Tribune, René Marquis)

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Pour 2017, Desjardins anticipe une augmentation moyenne d'environ 5 ¢ le litre, pour atteindre environ 1,15 $ le litre au Canada.

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(Québec) Il ne faut pas se leurrer. Le prix de l'essence grimpera assurément en 2017, prévient la division des études économiques du Mouvement Desjardins.

Mercredi, le prix de l'essence tournait aux environs de 1,08 $ le litre dans les stations-services de la capitale nationale. En février 2016, certains conducteurs ont pu faire le plein à environ 89,5 ¢.

«Partout sur la planète, les automobilistes ont fortement profité de la chute des cours pétroliers débutée à la mi-mai 2014. Comme pour le pétrole, les prix de l'essence ont toutefois amorcé une remontée au courant de 2016, et tout indique que le creux cyclique est derrière nous», affirme l'économiste principal chez Desjardins, Mathieu D'Anjou, ajoutant qu'il serait «très surprenant» de retourner en dessous de la barre d'un dollar le litre.

Alors que la majorité des experts n'entrevoyaient pas de répit à l'horizon en 2014 sur le prix de l'essence, l'effondrement des cours pétroliers est toutefois venu changer la donne. Le prix du baril de pétrole WTI (West Texas Intermediate) est passé d'un peu plus de 100 $US à environ 26 $US au début de l'année 2016. 

En 2008, «l'effet inverse» s'était produit, le prix du baril de pétrole WTI était à environ 140 $US, avant que le coût de l'essence bondisse sous prétexte de pénurie mondiale. 

À travers le Canada, entre la mi-mai 2014 et la mi-février 2016, le prix d'un litre d'essence est passé d'un sommet de 1,41 $ à un creux de 88 ¢, soit un recul d'environ 38 %. Pendant cette même période, chez nos voisins du sud, les conducteurs ont vu leur facture d'essence amputée de 50 %.

«Cette baisse, moins marquée qu'aux États-Unis, s'explique par la présence plus importante de taxes sur l'essence au Canada qui, à l'instar des marges des raffineurs et des détaillants, fluctuent beaucoup moins que les cours pétroliers», indique l'économiste. Selon lui, la faiblesse des prix, comparativement à ceux enregistrés en 2013 et en 2014, a permis aux conducteurs canadiens d'économiser environ 11 milliards $.

Toutefois, comme le proverbe le dit, toute bonne chose à une fin. 

Depuis 12 mois, le prix du baril de pétrole WTI a repris du poil de la bête, pour franchir la barre des 50 $. Cette augmentation s'est traduite par une remontée du prix de l'essence au Canada à environ 1,10 $. 

Production réduite

Selon l'étude économique de Desjardins, les principales raisons de la remontée des cours pétroliers sont entre autres le regain de confiance des investisseurs, notamment depuis l'élection de Donald Trump et l'entente de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), où les signataires se sont entendus pour réduire leur production. L'un des plus grands producteurs mondiaux de pétrole, la Russie, a également emboité le pas. 

Pour 2017, M. D'Anjou anticipe une augmentation moyenne d'environ 5 ¢ le litre, pour atteindre environ 1,15 $ le litre au Canada. Il estime que les prix du Brent et du WTI devraient demeurer sous la barre des 60 $ le baril. 

Quant aux autres facteurs qui influencent le prix de l'essence, comme les marges des raffineurs et des détaillants ainsi que les taxes, l'économiste stipule qu'ils n'auront pas ou très peu de conséquences sur les prix cette année. M. D'Anjou précise toutefois que le coût grandissant du carbone devrait venir peser dans la balance à moyen terme.

Prix réaliste

Du côté de CAA-Québec, on refuse de faire des prédictions pour les mois à venir. Le porte-parole Philippe Saint-Pierre confie toutefois que pour la région de Québec, «nous avons un prix très près du coût d'acquisition, du coup payé par le détaillant. Nous avons parmi les meilleures marges au détail à travers la province», dit-il.

Selon CAA-Québec, le prix réaliste pour l'essence dans la capitale nationale est de 105,3 ¢ le litre et le prix moyen à la pompe est actuellement de 107,0 ¢. Le prix réaliste comprend le coût d'acquisition de 101,8 ¢ et la marge au détail moyenne de la dernière année dans la capitale, qui est de 3,5 ¢ le litre.




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