Le Groupe Fillion Sports vendu

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À Québec, Fillion Sports possède des succursales dans Saint-Roch, dans Neufchâtel et dans le Vieux-Québec.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) Le Groupe Fillion Sports change de mains. Les actifs de l'entreprise du Bas-Saint-Laurent sont vendus à un homme d'affaires de Québec.

Cette nouvelle survient quelques jours après que l'ancien propriétaire de la compagnie, Mario Fillion, eut annoncé avoir placé l'entreprise fondée en 1984 sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité. Le Groupe Fillion Sports devait près de 6 millions $ à ses créanciers.

Le nouveau patron, Marc Poliquin, promet de conserver les emplois ainsi que les neuf succursales toujours en activité à Québec et dans l'est de la province. Seul le siège social de la compagnie - qui a niche présentement à Rimouski - sera déménagé dans la capitale. Il ouvrira ses portes dans le parc industriel de Charlesbourg, sur la rue de l'Argon. Le nom de l'entreprise sera aussi en partie revu, pour Chaussures Fillion.

Pour l'heure, la compagnie compte près de 70 travailleurs. M. Poliquin, qui possède plus de 35 ans d'expérience dans le domaine de la chaussure tant dans les secteurs du commerce de détail que manufacturier, envisage déjà la possibilité d'agrandir la famille.

«Ce sont de belles boutiques. Il s'agit d'une belle opportunité d'affaires. Je crois beaucoup au micromarché», indique au bout du fil celui qui a quitté la semaine dernière son poste de vice-président chez Blondo Canada - un détaillant de chaussures - pour se lancer dans cette nouvelle aventure. «Je suis très motivé à faire grandir la bannière. J'évalue la possibilité de rouvrir des magasins [qui ont fermé] ou d'en ouvrir d'autres dans les prochains mois», poursuit-il.

M. Poliquin, pour qui il s'agit d'une première expérience à la tête d'une entreprise, n'a pas voulu dévoiler les détails financiers de la transaction. Quant aux trois employés du siège social, l'homme d'affaires souhaite qu'ils continuent leur travail à distance.

La période sombre

En 2014, le Groupe Fillion Sports possédait une vingtaine de boutiques à travers la province. L'entreprise servait de gagne-pain à une centaine de personnes. La dernière année a été très éprouvante financièrement, forçant la direction à revoir son plan d'affaires. Les succursales moins rentables comme celle de Baie-Comeau, de Beauport et de Charlesbourg ont notamment dû mettre la clé sous la porte.

«Aujourd'hui, toutes coûtent plus cher, les locaux, les salaires... Également, au niveau bancaire, c'est devenu difficile. C'est un peu tout ça qui a fait que l'étau s'est resserré», explique au Soleil M. Fillion, qui demeure tout de même actif dans l'organisation.

L'ancien propriétaire de 54 ans affirme avoir pris cette décision pour notamment assurer la pérennité du détaillant de chaussures et d'accessoires de sport. La bannière abandonnera peu à peu la vente de vêtements. «Personnellement, c'est un grand changement. Mais, c'est positif», dit-il, tout de même ému. «Cela va permettre de conserver le maximum d'employés et de succursales en opération.»

À Québec, Chaussures Fillion possède des succursales dans Saint-Roch, dans Neufchâtel et dans le Vieux-Québec.

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