Le marché de l'essence plus stable à Québec

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Dimanche, le coût moyen à la pompe était de 101,4 ¢ à Québec, directement sur le coût réaliste estimé.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) Le marché de l'essence est plus stable qu'il ne l'était dans la capitale depuis environ deux ans, observe CAA-Québec. Une tendance amorcée avec l'arrivée de gros joueurs comme Costco dans le domaine de l'essencerie.

S'ils ne sont pas à l'abri de hausses drastiques du prix à la pompe - on l'a vu le 23 décembre avec un bond de 12 ¢ le litre -, les automobilistes de la grande région de Québec ont au moins la chance de ne plus subir un coût d'achat injustifié sur une longue période.

«On ne voit pratiquement plus de situations problématiques sur le long terme», confirme Philippe St-Pierre, directeur des communications pour CAA-Québec.

Selon lui, Costco a permis de stabiliser le marché en offrant un prix à la pompe constamment moins élevé que la majorité de ses compétiteurs. Résultat, les détaillants de Québec «s'ajustent beaucoup plus rapidement» à la baisse afin d'être concurrentiels. «Il n'est pas rare qu'on voie des marges au détail [profits] de deux, trois ou quatre cents le litre», ce qui est plutôt faible, souligne M. St-Pierre.

Le système n'est cependant pas parfait.

Dans certains cas, la situation devient pratiquement intenable pour les essenceries, ce qui les pousse à orchestrer une hausse drastique du prix à la pompe. C'est ce qui se serait produit le 23 décembre.

«Tout pointait vers une augmentation», selon notre observateur. Le coût d'acquisition et le prix à la pompe étaient pratiquement identiques, autour de 99 ¢. Pourtant, le prix à la pompe réaliste pour les consommateurs était évalué à 105,4 ¢ le litre à ce moment.

Gagnants... et perdants

Les automobilistes ont donc été gagnants sur toute la ligne tout juste avant que ne survienne la hausse. Mais ils ont été perdants à l'arrivée des Fêtes.

Ce genre de situations arrive assez régulièrement à Québec, admet Philippe St-Pierre. Et «ça vient du fait que l'industrie ne suit pas les fluctuations» du marché à la lettre.

Si les détaillants s'ajustaient constamment autour du prix réaliste - influencé par le prix du raffinage, du baril de pétrole, du transport et des taxes - sans trop tirer vers le bas ou vers le haut, le marché serait encore plus stable. «Ils n'ont pas besoin de faire ça [des hausses radicales]. S'ils suivaient les fluctuations du marché, on n'en aurait pas des situations comme ça.»

Chose certaine, «il serait faux de dire que les automobilistes ne peuvent pas faire le plein à bon prix» à Québec.

Dimanche, le coût moyen à la pompe était de 101,4 ¢ à Québec, directement sur le coût réaliste estimé, alors qu'il était de 112,0 ¢ à Montréal, soit quatre cents au-dessus des calculs de CAA.

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