Magasins de sport et plein air: une survie qui passe par l'innovation

Martin Boucher, qui vient d'ouvrir un nouveau magasin... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Martin Boucher, qui vient d'ouvrir un nouveau magasin Sports Experts à Place Sainte-Foy, est particulièrement fier de la section des souliers de sport et des bottes avec son mur interactif.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) «Il est inconcevable d'utiliser les méthodes d'hier dans le commerce de détail aujourd'hui en espérant survivre demain», affirme Martin Boucher, qui vient de refaire complètement l'aménagement du nouveau magasin Sports Experts de Place Ste-Foy en y intégrant les grandes marques de la bannière Atmosphère.

Président-directeur général du Groupe Boucher Sports, Martin Boucher est propriétaire franchisé d'une dizaine de magasins Sports Experts dans la grande région de Québec et de 15 autres bannières dans le domaine du sport et du plein air. Pour lui, la mise à niveau d'un commerce de détail passe par l'amélioration de l'expérience du client.

«Il fallait repenser de nombreux détails de l'accueil jusqu'à la finalisation de la transaction, avoue-t-il. Avec un Sports Experts dans la région de Montréal, nous sommes les deux premiers de la bannière à entrer dans ce processus de transformation.»

Il note au moins 25 interventions pour améliorer l'ensemble du service à la clientèle, notamment l'accueil par un employé à l'entrée du commerce, les regroupements des produits de différentes marques de prestige, de nouveaux salons d'essayage plus pratiques, un poste d'accueil pour recevoir la marchandise commandée en ligne.

Le processus fait appel au monde numérique avec des postes dotés de quelques iPad pour réagir à l'expérience d'achat. Il y a un tableau électronique circulaire à l'entrée qui donne les derniers résultats sportifs. Certains présentoirs comprennent des images et les caractéristiques des produits.

Mur interactif

M. Boucher est particulièrement fier de la section des souliers de sport et des bottes avec son mur interactif. Plusieurs souliers et bottes sont dotés d'une puce de champ proche (RFID). Lorsqu'on place l'objet sur la tablette liée à un écran, les caractéristiques du produit apparaissent, comme le nombre de paires du soulier selon les pointures.

Sans détour, l'homme qui oeuvre dans le commerce de détail depuis plus de 30 ans affirme qu'il faut innover, sinon c'est la mort du magasin. «Il faut se réinventer constamment, sur le plancher comme dans les approches avec la clientèle», soutient-il.

S'il est fier de son nouveau magasin, il est tout aussi fier de ses employés dans ce commerce et dans les 24 autres magasins qu'il possède. En tout, ce sont 900 personnes qui oeuvrent dans l'entreprise Groupe Boucher Sports.

Cette fierté, il la concrétise sur le plancher des commerces en permettant à ses gérants de devenir partenaires en achetant des actions du commerce. Ce sont de vrais associés, souligne-t-il.

Lorsqu'on lui parle de l'arrivée prochaine d'un nouveau concurrent dans le monde du sport et du plein air, il ne montre pas d'inquiétude. «La compétition, c'est ce qui nous pousse à être meilleurs.» À son avis, ceux qui auront le plus de difficultés, ce sont les maillons faibles dans le domaine qui n'ont pas adapté leur modèle d'affaires.

Un entrepreneur dans l'âme

À l'âge de 18 ans, Martin Boucher commence à travailler dans le commerce de détail pour le groupe Guy Rouleau et les lunetteries New Look, mais la fibre entrepreneuriale l'amène à se lancer en affaires en 1998 en fondant une entreprise dans le multimédia et les services-conseils. Plus tard, il ira travailler pour le Groupe Gosselin et Lortie qui possède des commerces dans le secteur du sport. Il devient actionnaire quelque temps après.

En 2009, il choisit d'acheter les parts des autres actionnaires pour fonder le Groupe Boucher Sports. Au fur et à mesure, il devient l'un des plus importants franchisés de la société FGL Sports qui dirige entre autres la bannière Sports Experts.

Après s'être entouré d'une équipe formée à la gestion, il ajoute une petite exigence chaque année. Dans la période très courue du temps des Fêtes, tous les cadres doivent effectuer quelques heures par semaine dans les magasins pour donner un coup de main, en plus de faire leur travail régulier.

«Cela fait partie de l'ADN du groupe, estime-t-il. Le propriétaire comme les cadres sont dans le commerce de détail. Lorsqu'il y a un fort achalandage, il faut être capable de donner un coup de main et de revenir à la base de ce qu'est notre entreprise.»

Petits détails

Lorsqu'il entre dans l'un de ses magasins, son oeil averti lui fait voir une foule de petits détails qui passent inaperçus pour le commun des mortels, certains qui vont moins bien, d'autres qui sont excellents.

«Quand je passe quelques heures sur le plancher du magasin les fins de semaine, je ne suis pas là pour faire des remontrances, mais encourager les employés et les féliciter pour leurs bons coups. Mon véritable actif, ce ne sont pas les milliers d'articles en stock, ni leur valeur en argent, mais mes 900 employés», affirme-t-il pour illustrer sa philosophie d'entrepreneur.

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