Des Nord-Côtiers se mobilisent contre Hydro

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Hydro-Québec a de nouveau demandé à la Régie d'augmenter de nouveau ses tarifs résidentiels, cette fois de 1,9 %, à compter du 1er avril 2016.

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Steeve Paradis

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Baie-Comeau) Un groupe communautaire de la Côte-Nord réclame à la Régie de l'énergie un gel des tarifs résidentiels d'électricité jusqu'en 2020 et cherche à faire participer les citoyens à sa démarche au moyen d'une pétition.

Le Comité régional de lutte contre la pauvreté de la Côte-Nord rappelle qu'Hydro-Québec a de nouveau demandé à la Régie d'augmenter de nouveau ses tarifs résidentiels, cette fois de 1,9 %, à compter du 1er avril 2016. Si la Régie accepte, la facture d'électricité moyenne des Québécois aura augmenté de 28 % depuis 2004, en excluant la TPS et la TVQ, une situation inacceptable pour l'organisme.

«Ces augmentations à répétition ont comme conséquence d'appauvrir les familles à revenu modeste et celles de la classe moyenne», a clamé Michel Savard, porte-parole du comité. Pour illustrer ses dires, M. Savard fait valoir que les interruptions de service résidentiel dans la province sont passées de 38 000 en 2013 à 62 000 l'année suivante.

«Ça commence à être pesant pour les familles, tout ça. Tout est plus cher et plusieurs n'ont plus de marge de manoeuvre, enchaîne le porte-parole. On espère que les citoyens signeront en grand nombre. Il faut que tous soient sensibilisés à ce problème.» La pétition sera accessible dans plusieurs commerces et établissements de la région d'ici quelques jours.

Pour Michel Savard, il y a longtemps qu'Hydro-Québec n'est plus au service des Québécois et que la logique du profit a pris le dessus sur celle du bien commun. «On ne peut plus dire, comme avant, que nous sommes tous actionnaires d'Hydro-Québec comme citoyens. Depuis qu'Hydro est séparée en trois entités, c'est le gouvernement le seul actionnaire.»

L'an dernier, la société d'État a remis des dividendes de 2,5milliards $ au gouvernement. M. Savard rappelle aussi que l'État a encaissé les taxes des consommateurs d'électricité, «ce qui commence à faire pas mal d'argent», a-t-il ajouté.

Une nécessité, pas un luxe

Le Comité soutient également au passage que se chauffer en hiver, particulièrement sur la Côte-Nord, ce n'est pas une frivolité. «L'électricité, dans un pays nordique, n'est pas un luxe, c'est une nécessité, un service essentiel. En ce sens, il est indécent de continuer dans cette voie qui rend de plus en plus inaccessible cette richesse collective.»

Michel Savard refuse l'étiquette de réfractaire au développement que certains lui donneront probablement. Il sait bien qu'Hydro-Québec, dans certains contextes, doit faire face à une concurrence mondiale et qu'elle doit en conséquence engranger des profits.

«Nous ne sommes pas contre l'idée de vendre les surplus de production ou d'accorder des tarifs préférentiels à des alumineries qui, sans ça, iraient probablement s'établir ailleurs. Nous comprenons ça, mais je crois que dans notre société, on est quand même capable de faire ça et de geler les tarifs résidentiels jusqu'en 2020», a-t-il conclu.

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