Galeries de la Capitale: les nouvelles heures d'ouverture «dépassent les attentes»

Modifiées au début de juin, les nouvelles heures... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Modifiées au début de juin, les nouvelles heures d'ouverture (de 10h à 21h du lundi au vendredi) des boutiques, du centre d'attraction et des restaurants des Galeries de la Capitale attirent malgré tout pas mal de consommateurs, ont souligné quelques clients au cours des derniers jours.

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(Québec) «La clientèle est là. Les gens achètent, viennent manger et se divertissent. Les résultats dépassent nos attentes.» C'est le constat que pose le directeur général du centre commercial Les Galeries de la Capitale, Serge Rossignol, près de deux mois après l'instauration de nouvelles heures d'ouverture des commerces.

Modifiées au début de juin, les nouvelles heures d'ouverture (de 10h à 21h du lundi au vendredi) des boutiques, du centre d'attraction et des restaurants attirent malgré tout pas mal de consommateurs, ont souligné quelques clients au cours des derniers jours. Certains faisaient remarquer que le Méga Parc - notamment la patinoire - était plus achalandé que les allées des boutiques.

M. Rossignol note peu de commerces aux portes closes les soirs du début de semaine. Même le grand magasin Simons a ajusté ses heures d'ouverture alors que la direction du commerce n'a pas ouvert ses portes lors de la mise en application des changements.

«Nos commerçants sont des locataires, mais aussi des partenaires», rappelle M. Rossignol. «Simons, par exemple, est aussi notre locataire dans d'autres centres commerciaux au Canada. Nous sommes en négociation constante avec nos partenaires pour apporter des ajustements au fur et à mesure.»

Selon M. Rossignol, seules cinq ou six boutiques maintiendraient les heures de fermeture à 17h30 en début de semaine.

Comme l'ont fait remarqué au Soleil en juin des analystes du commerce de détail, l'automne sera une meilleure période pour analyser les retombées de ces nouvelles heures d'ouverture. C'est probablement cette évaluation qu'attendent les directeurs des autres centres commerciaux de la grande région de Québec avant d'entrer eux aussi dans la parade.

Parmi ses arguments, la direction des Galeries de la Capitale affirmait vouloir que les commerçants puissent concurrencer les magasins à grande surface qui sont ouverts tous les soirs de la semaine. On pourrait aussi ajouter le commerce en ligne qui fonctionne 24 heures sur 24 comme argument à la décision.

Notons que plusieurs commerces sont ouverts tous les soirs, comme les marchés d'alimentation, les quincailleries, les boutiques dans le Petit Champlain et dans le Vieux-Québec, des succursales de la SAQ et les grandes surfaces comme Walmart.

Réactions mitigées chez les commerçants

Si plusieurs marchands des Galeries de la Capitale affirment faire de bonnes affaires et avoir créé des emplois à cause de la modification des heures d'ouverture en début de semaine, d'autres soutiennent avoir de la difficulté à faire leur frais, ajoutant qu'ils perdront de l'argent en plus d'avoir dû effectuer des mises à pied.

Le succès, au-delà des attentes selon le directeur général du centre commercial, Serge Rossignol, semble pour le moins mitigé lorsqu'on parle au personnel des boutiques. Les effets positifs semblent dépendre grandement du type de boutique.

Deux commerces, Clément et Simons, ont légèrement modifié leurs horaires sans suivre la parade. Ils sont ouverts de 10h à 18h en début de semaine, plutôt que jusqu'à 21h.

Selon les types de commerces, les affaires étaient bonnes ou mauvaises. Chez Suzy Shier et Chlorophylle, à la boutique Spring, chez Bizou, Koodo et Foot Locker, le chiffre d'affaires était supérieur à celui d'avant les changements des heures d'ouverture.

Par contre, au Centre du Rasoir, chez Dans un jardin et Chaussures Leclerc, et dans d'autres boutiques où les employés demandaient l'anonymat, les nouvelles heures d'ouverture n'ont pas eu d'effet positif. André Ouellet, chez Leclerc, avoue que son patron réussit à faire ses frais en début de semaine, mais qu'il perd de l'argent à la fin de la semaine. Des employés ont même perdu leur emploi.

Pour France Blouin, chez Dans un jardin, le commerce ne fait pas plus d'argent parce que les heures d'ouverture ont été prolongées. Au contraire, il y a un déplacement de l'achalandage en début de semaine pour diminuer les fins de semaine. Les vendredis soir, les samedis et les dimanches, ce n'est pas extraordinaire. «Ce n'est pas parce que les commerces sont ouverts plus longtemps que les clients ont plus d'argent à dépenser», réplique Mme Blouin.

Attirance artificielle

L'assistant gérant chez EB Games n'est pas convaincu lui non plus de l'effet positif des changements d'horaire, bien que la clientèle soit au rendez-vous. Pour lui comme pour plusieurs autres commerçants, les outils promotionnels comme la gratuité en juin au Méga Parc, les cartes-cadeaux et la promotion permettant aux consommateurs de gagner leur achat ont pu attirer artificiellement la clientèle.

Pour tous ceux qui affirment que les changements ne semblent pas profitables, c'est l'automne qui permettra de constater les effets des nouveaux horaires, l'été n'étant pas une période idéale pour bien évaluer la situation.

«Si Peter Simons n'a pas suivi le mouvement, estime André Ouellet, c'est que l'homme d'affaires connaît suffisamment le marché et la clientèle de Québec pour ne pas mettre son commerce dans le trouble.» À son avis, les dirigeants des Galeries de la Capitale ont fait une erreur qui, espère-t-il, ne sera pas copiée par les autres centres commerciaux de la région.

Dans les boutiques du rez-de-chaussée, les réactions sont aussi mitigées, mais cette impression pourrait être causée par les travaux en cours. 

Ici et là, des employés s'étonnaient que les gens aient autant envie de magasiner. Malgré cela quelques clients ont affirmé au Soleil que les nouveaux horaires faisaient bien leur bonheur.

En circulant dans le centre commercial, force est de constater qu'il y a encore des locaux inoccupés, sans compter l'immense espace libre depuis le départ de Target et la possibilité que Sears quitte les lieux au début de la prochaine année. 

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