Les États du nord-est des États-Unis veulent plus d'électricité québécoise

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Cinq propositions hydroélectriques de grande envergure qui pourraient fournir des millions de mégawatts aux États du nord-est américain sont à l'étude ou en construction.

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Rik Stevens
Associated Press
Concord

Les habitants du nord-est des États-Unis, qui paient le plus cher pour leur électricité au pays, fondent beaucoup d'espoir sur le potentiel hydroélectrique des rivières québécoises. Toutefois, l'idée de transporter le courant jusqu'à Boston, Hartford et New York ne plaît pas à tous.

Cinq propositions hydroélectriques de grande envergure qui pourraient fournir des millions de mégawatts aux États du nord-est américain sont à l'étude ou en construction.

Leurs opposants s'inquiètent cependant du fait que les lignes de transport puissent défigurer la beauté naturelle de sites comme les montagnes blanches du New Hampshire ou encore qu'une trop grande dépendance sur cette source de courant puisse contrecarrer les efforts pour faire diminuer la consommation d'électricité ou développer des sources d'énergie renouvelables locales.

L'Agence d'information sur l'énergie (EIA) américaine a prédit en juin que les habitants de la Nouvelle-Angleterre allaient payer 20,2 cents par kilowatt-heure au cours du troisième trimestre de l'année, soit près de 7 cents de plus que la moyenne nationale. Ceux des États de New York et du New Jersey devraient payer 16,5 cents par kilowatt-heure.

En 2014, 1,6 pour cent de l'électricité achetée aux États-Unis provenait du Canada, et 60 pour cent de ces achats était utilisé en Nouvelle-Angleterre et dans l'État de New York, selon l'EIA. Dans ces marchés, les importations canadiennes comptaient pour 12 à 16 pour cent des ventes d'électricité au détail.

En Nouvelle-Angleterre, l'électricité canadienne provient principalement d'Hydro-Québec. Selon l'EIA, Hydro-Québec a exporté, en 2014, plus de 28 pour cent du total canadien envoyé aux États-Unis, soit près du double de l'exportateur canadien venant au deuxième rang, le Manitoba Hydro-Electric Board.

La société d'État est active sur le marché américain depuis environ 40 ans. Selon un de ses porte-parole, Gary Sutherland, vendre plus d'électricité au sud de la frontière est l'un de ses objectifs stratégiques.

Hydro-Québec travaille entre autres sur un projet de 1,4 milliard $ baptisé Northen Pass, en partenariat avec Eversource Energy, basé à Hartford, au Connecticut. Celui-ci permettrait d'envoyé 1200 mégawatts d'électricité à certaines grandes villes du sud de la Nouvelle-Angleterre, principalement à l'aide de lignes électriques aériennes traversant le New Hampshire.

Northen Pass permettrait de sauver 250 à 300 millions $ par année sur les prix de gros de l'énergie, selon la porte-parole d'Eversource Energy, Lauren Collins.

Ses opposants s'inquiètent cependant du fait que ces lignes électriques aériennes abimeraient de manière permanente la beauté des paysages du New Hampshire et feraient baisser le prix des propriétés environnantes.

Des propositions se basant sur des lignes électriques enfouies ont été faites. Elles feraient toutefois augmenter le coût du projet jusqu'à 3 ou 4 milliards $, a souligné l'an dernier le président des opérations électriques d'Eversource Energy pour le New Hampshire, Bill Quinlan.

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