Risques d'incendie liés aux compteurs: gare à votre socle!

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Si le compteur appartient à Hydro-Québec, son embase est sous la responsabilité du client.

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(Québec) Citoyens, sachez que l'embase électrique dans laquelle est inséré le compteur d'Hydro-Québec vous appartient et qu'il est de votre responsabilité de l'entretenir. Un résident de la Beauce l'a appris à ses dépens après avoir manqué de courant et remarqué des signes de surchauffe dans le compteur numérique installé sur sa maison. Un problème qui aurait pu dégénérer en incendie.

L'homme, qui a envoyé sur Facebook des photos pas très rassurantes du compteur roussi, s'est fait expliquer par les techniciens d'Hydro-Québec que le socle dans lequel était branché ledit compteur présentait une détérioration et que le problème devait être réglé par un maître électricien.

«Lorsque l'embase est défectueuse ou qu'il y a dégradation, il peut y avoir ce qu'on appelle des points chauds», explique un porte-parole d'Hydro, Serge Abergel.

Même si le socle ne sert à rien d'autre qu'à recevoir un compteur, son entretien relève du client d'Hydro, et non de la société d'État, qui n'est responsable que de son appareil. Aussi Hydro rappelle-t-il à ses clients l'importance de faire des vérifications périodiques de leurs installations électriques.

«Une embase défectueuse présente des risques d'incendie, et ce, peu importe le type de compteur, qu'il soit d'ancienne ou de nouvelle génération. Le phénomène des points chauds n'est pas nouveau ni attribuable aux compteurs, puisqu'ils se produisent à la suite de la dégradation de l'embase électrique du propriétaire», soutient M. Abergel.

Le porte-parole d'Hydro-Québec précise que si l'installateur d'un compteur soupçonne la présence de points chauds dans l'embase, une note est inscrite au dossier et la société d'État communique avec le client pour l'en informer et lui demander de faire inspecter rapidement ses installations.

Les compteurs de nouvelle génération ne nécessitant pas la visite régulière des techniciens d'Hydro, on comprend qu'il est d'autant plus important pour les clients de la société d'État de demeurer alertes aux signes de détérioration de leur embase (rouille, perforation, composants desserrés, brisés ou corrodés, par exemple).

Signes avant-coureurs

«Dans la très grande majorité des cas, le client peut percevoir lui-même certains signes avant-coureurs, comme des interruptions de courant de très courte durée ou des variations d'intensité dans l'éclairage», précise Serge Abergel, ajoutant que la dégradation se fait habituellement progressivement dans le temps.

Sur près de 3,3 millions de compteurs intelligents mis en service, Hydro aurait détecté des points chauds dans quelque 500 installations. Selon M. Abergel, aucun incendie rapporté depuis le début du déploiement des compteurs de nouvelle génération, en février 2013, ne s'est révélé lié auxdits compteurs. «Les expertises réalisées ont démontré que c'était plutôt l'embase du client qui présentait une défectuosité», insiste-t-il.

Il n'a pas été possible d'obtenir auprès d'Hydro des données sur le nombre d'incendies liés aux compteurs d'ancienne génération ou sur le nombre de «points chauds» rapportés dans ces installations. «C'est aux services des incendies de documenter les causes d'incendie. Quant aux points chauds, on ne répertoriait pas ces données pour les compteurs d'ancienne génération parce qu'il n'y avait pas de préoccupations [du public] par rapport à ça», explique M. Abergel.

À Québec, au moins deux incendies de résidence sont survenus une semaine après l'installation de compteurs intelligents. Dans l'un des cas, le Service de protection contre l'incendie de Québec (SPIQ) affirmait que des représentants d'Hydro étaient partis avec le compteur, empêchant les enquêteurs de faire leur travail. Faux, corrige M. Abergel, selon qui les représentants d'Hydro ne sont jamais partis avec le compteur puisque celui-ci avait purement et simplement fondu dans l'incendie.

Il n'empêche que, selon le SPIQ, même si les compteurs intelligents n'étaient en cause dans aucun incendie sur lequel une enquête est menée jusqu'à maintenant - preuves circonstancielles à l'appui -, Hydro aurait la fâcheuse manie de retirer les appareils sans l'approbation de l'enquêteur au dossier.

En Ontario et en Saskatchewan, des compteurs intelligents ont été désinstallés en raison du risque d'incendie qu'ils présentaient ou à la suite de sinistres inexpliqués.

Le porte-parole d'Hydro-Québec affirme que la technologie utilisée au Québec n'est pas la même que celle des compteurs installés dans ces deux provinces et qu'elle est sécuritaire.

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