L'opposition contre les frais d'entrée à la Baie de Beauport

Séance de volleyball à la baie de Beauport... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Séance de volleyball à la baie de Beauport

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) L'opposition à l'hôtel de ville de Québec prône l'abolition des nouveaux frais d'entrée de 2 $ à la Baie de Beauport.

«Il y a une incohérence dans la politique de l'administration Labeaume sur l'accès aux sites de loisirs, l'accès au fleuve et l'accès aux pistes cyclables. Il y a un redressement à faire pour que tous ces sites demeurent gratuits pour la population, pas certains payants et d'autres pas», a commenté mardi Paul Shoiry, l'un des trois élus et le chef de Démocratie Québec.

Celui-ci considère que l'imposition de frais d'entrée de 2 $ par adulte pour profiter de la plage pendant la journée, c'est «une mauvaise publicité pour la ville de Québec qui doit être extrêmement accueillante pour les touristes» en général et les cyclistes en particulier.

D'autant, fait valoir le politicien, que l'endroit est propriété du gouvernement canadien et a été réaménagé grâce à des fonds publics. «Même si les frais sont minimes, c'est une question de principe», insiste-t-il.

M. Shoiry fait ressortir que la Ville de Québec investit elle-même «beaucoup d'argent» pour animer le site, soit environ 750 000 $ par année jusqu'en 2018. «L'argent va où? Il sert à quoi? Il sert à qui? Ce sont des questions que nous on a», énumère le conseiller municipal de Sillery.

Ce dernier déplore que le contrat d'opération de la Baie de Beauport soit attribué sans appel d'offres public. La Ville de Québec verse sa contribution à l'Administration portuaire de Québec (APQ), qui, elle, embauche Gestev. Cela depuis 2008, année où le fédéral a confié la gestion du site à la Ville.

Le chef de l'opposition se questionne sur ce qu'il appelle les «liens de proximité» entre la mairie, le Port et Gestev, propriété de Québecor.

M. Shoiry a vu passer au conseil municipal la nouvelle entente de cinq ans avec l'APQ, adoptée en 2014. Il a souvenir d'avoir posé des questions et s'être fait répondre que la contribution municipale augmentait pour rénover les installations et améliorer le service. «On nous avait présenté ça très positivement», dit-il. L'attention n'avait pas été portée sur la possibilité d'imposer une tarification, «une surprise» pour lui et son équipe.

Questionné par Le Soleil sur l'augmentation des tarifs, le maire Régis Labeaume a rejeté toute forme de contrôle de la part de la Ville. «Je n'ai rien à dire. Ils dirigent et c'est eux qui décident.»

Avec Guillaume Piedboeuf

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