L'endettement des ménages inquiète Jacques Tanguay

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En mars, Statistique Canada révélait que le niveau d'endettement des ménages canadiens avait atteint un nouveau sommet au quatrième trimestre de 2014. Le ratio de la dette des ménages contractée sur le marché du crédit au revenu disponible avait atteint 163 % au cours du trimestre.

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(Québec) Pour Jacques Tanguay, il ne faut pas chercher midi à quatorze heures les raisons pour expliquer les malheurs qui frappent le commerce au détail ces dernières années. Au banc des accusés, selon lui, l'endettement des ménages.

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Selon Jacques Tanguay, vice-président et directeur général d'Ameublements Tanguay, «on n'a pas fini d'en voir», des fermetures de magasins. «Ça va continuer.»

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Des familles qui en finissent par vivre au-dessus de leurs moyens parce que les taxes foncières, les taxes scolaires et la facture d'électricité augmentent plus rapidement que leurs salaires, et ce, notamment depuis les quatre dernières années.

«En dollars absolus, les dépenses pour payer les taxes foncières, les taxes scolaires et le coût de l'électricité dépassent les augmentations de salaire que les gens reçoivent. En d'autres mots, les gens s'appauvrissent malgré le fait qu'ils touchent des augmentations de salaire», constate le vice-

président et directeur général d'Ameublements Tanguay qui, par ailleurs, ne veut pas commenter la justesse des décisions prises par les autorités publiques d'accroître le fardeau des contribuables. Il se contente d'observer les faits sur le terrain.

«Je ne vois pas le jour où l'on va corriger ce problème d'endettement et je trouve cela dangereux», dit-il en entrevue au Soleil. Cette «crise d'endettement», selon Jacques Tanguay, ça ne se corrige pas «en six mois ou un an. Des fois, ça peut prendre une génération».

En mars dernier, Statistique Canada révélait que le niveau d'endettement des ménages canadiens avait atteint un nouveau sommet au quatrième trimestre de 2014. Le ratio de la dette des ménages contractée sur le marché du crédit au revenu disponible avait atteint 163 % au cours du trimestre. Cela signifie que les ménages ont emprunté en moyenne 1,63 $ en crédit à la consommation, en hypothèque ou en prêt non hypothécaire pour chaque dollar de revenu disponible.

Pourtant, les conditions économiques favorables à la consommation sont présentes, notamment dans la région de Québec, note Jacques Tanguay. «Tout le monde travaille, et les taux d'intérêt sont historiquement bas. Ces deux facteurs devraient normalement favoriser la consommation. Au contraire, c'est difficile partout.»

Il ne faut donc pas se surprendre de voir tomber au combat des commerçants, comme ce fut le cas ces derniers mois. «Une fermeture de magasin, ça ne se décide pas comme ça, du jour au lendemain. C'est le résultat d'une situation qui dure depuis deux ou trois ans et qui ne redresse pas.»

Selon le marchand de meubles, d'appareils électroménagers et de produits électroniques de Québec, «on n'a pas fini d'en voir», des fermetures de magasins. «Ça va continuer.» Une mauvaise passe qui pourrait même durer jusqu'au milieu des années 2020, croit-il.

Chez Ameublements Tanguay, les affaires vont bien, assure Jacques Tanguay.

«Nous continuons d'investir beaucoup, car j'ai le sentiment que l'on prend des parts de marché à nos concurrents.»

L'entreprise familiale, qui possède 11 magasins dans l'est du Québec et qui compte

1300 employés, amorcera bientôt la rénovation complète de son commerce à Saguenay. «Généralement, lorsque nous entreprenons le rajeunissement d'un magasin, ça signifie un investissement de

1 à 1,5 million $.»

À Trois-Rivières, par contre, Ameublements Tanguay construira un tout nouveau magasin de 80 000 pieds carrés. Il ouvrira ses portes en 2016. Le commerce actuel du boulevard des Récollets sera converti en centre de liquidation. «Le magasin de Trois-

Rivières, on l'a bâti il y a 25 ans. C'est le temps d'en construire un neuf et de doubler la superficie.»

Dans ses plans, Jacques Tanguay n'a pas de projets de prendre de l'expansion à l'extérieur de l'est du Québec. «Nous connaissons ce marché-là. Il reste encore beaucoup de travail à faire. Nous voulons continuer de nous améliorer pour mieux servir notre clientèle et pour continuer de gagner des parts de marché.»

Commerce en ligne

«Le commerce en ligne fait partie de l'évolution du commerce de détail, et nous avons sauté dans le train il y a déjà plusieurs années. Nous vivons bien avec ce phénomène», commente M. Tanguay.

Pour lui, le commerce en ligne, «c'est comme un autre magasin» de la chaîne. Un autre magasin, par contre, qui a ses stratégies de marketing bien à lui.

«Moi, je crois encore à mes magasins à grande superficie. Je crois encore au contact humain. Je crois à la pertinence de conserver des vendeurs professionnels sur le plancher. Les consommateurs veulent toucher les produits. Ils veulent s'asseoir et essayer les fauteuils et les sofas. Et même s'ils s'informent de plus en plus par leurs propres moyens, ils veulent se faire expliquer de vive voix le fonctionnement d'un électroménager ou d'un téléviseur.» 

Avec La Presse Canadienne

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