Canac investira 100 millions $ dans la périphérie de Montréal

Le président du Groupe Canac, Jean Laberge... (Le Soleil, Yves Therrien)

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Le président du Groupe Canac, Jean Laberge

Le Soleil, Yves Therrien

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(Québec) Le Groupe Canac investira quelque 100 millions $ en développement au cours des cinq prochaines années pour s'établir dans la périphérie de Montréal où il créera près de 600 emplois.

C'est ce qu'a confirmé Jean Laberge, président de Canac, mardi matin, lors de la conférence de presse de réouverture de la quincaillerie du secteur Beauport où 2,5 millions $ ont été dépensés pour agrandir, rénover et aménager le commerce. En même temps, le nombre d'employés croît de 75 personnes avec les nouvelles embauches.

Avec une superficie de 28 000 pieds carrés par la vente et une capacité d'entrepôt de 17 000 pieds carrés, le commerce de Beauport devient ainsi le plus grand commerce du groupe à ce jour. De toutes les quincailleries du groupe, c'est celle qui était la plus achalandée. «Il fallait répondre aux besoins et aux attentes de notre clientèle», confie M. Laberge.

Pour son expansion, Canac commencera par ouvrir un centre de distribution à Drummondville au cours de l'été. Avec ses 350000pieds carrés, ce sera le plus grand centre du groupe, qui injectera quelque 35 millions $ dans la construction en plus d'embaucher une cinquantaine de personnes.

Déjà un premier Canac pourrait ouvrir ses portes à Beauharnois dans la prochaine année. En même temps, M. Laberge négocie pour s'installer en Montérégie, à Beloeil, à Saint-Hyacinthe et à Saint-Jean-sur-le-Richelieu.

«Je pense que nous serons en mesure d'ouvrir une à deux quincailleries de moyenne surface par année au cours des cinq ou six prochaines années, affirme Jean Laberge. Avec une superficie moyenne de 25 000 pieds carrés et une moyenne de 80 employés, nos investissements atteindront facilement les 100 millions $.»

Il croit aussi que l'arrivée des Canac dans ce secteur bouleversera le marché des quincailliers dominé par le Groupe BMR. Il affirme qu'il pourrait même y avoir une guerre des prix puisqu'il vendra ses articles au même prix que dans la région de Québec, prix qui sont inférieurs à ceux affichés dans la région de Montréal.

Par contre, Canac n'a aucune intention de s'établir sur l'île de Montréal où les grands terrains sont impossibles à trouver à des coûts raisonnables.

Un magasin démoli, un autre rénové

Dans la région de Québec, Jean Laberge, président de Canac, souligne qu'il devrait commencer dans les prochaines semaines la démolition puis la reconstruction du magasin Canac sur le boulevard Henri-Bourassa, près de l'autoroute Félix-Leclerc.

Il envisage de rénover par la suite le commerce sur Marie-de-l'Incarnation pour lui donner une allure plus moderne.

À son avis, le marché de la rénovation est florissant partout au Québec et dans la région, d'autant plus que le parc immobilier est vieillissant. «Il y a encore de la construction neuve, dit-il, mais la rénovation continue tout le temps, c'est une roue qui tourne.»

Le groupe continuera dans le marché des quincailleries à moyenne surface qui sont plus proches de la clientèle. Il ne craint pas non plus une éventuelle venue du groupe américain Lowe's qui fait des quincailleries à très grande surface, comme le font les RONA et Home Depot.

«Lowe's veut venir au Québec, elle devra réduire ses surfaces pour tenir compte du marché, d'autant plus que les expériences de Home Depot n'ont pas été aussi concluantes que leur modèle d'affaires prédisait. Lowe's devra en tenir compte», soutient Jean Laberge.

Quant à un éventuel pas vers le marché boursier, il est très clair : «Pas question d'aller là.» Même chose pour d'éventuels partenaires financiers, car la famille, avoue-t-il, a tout ce qu'il faut pour faire des affaires.

Il ne préférait pas non plus divulguer le chiffre d'affaires du groupe, se limitant à parler de plusieurs centaines de millions de dollars, sans être près du milliard de dollars, bien que les futurs investissements puissent rapprocher Canac de cet objectif financier.  Yves Therrien

=> Quelques chiffres

23 succursales

  • Victoriaville (2002)
  • Saint-Georges (2005)
  • Trois-Rivières (2007)
  • Sherbrooke (2007)
  • Cap-de-la-Madeleine (2009)
  • Jonquière (2011)
  • Drummondville (2012)
  • Rimouski (2014)

2300 employés

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