Le marché du vin en forte progression

D'ici 2018, le marché du vin au Canada... (Photo d'archives, La Presse)

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D'ici 2018, le marché du vin au Canada devrait connaître une croissance de 10,4 %.

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(Québec) Le marché mondial du vin et des spiritueux est en forte progression depuis 2009, selon une étude dévoilée par Vinexpo. D'ici 2018, le marché du vin au Canada devrait connaître une croissance de 10,4 %. En entrevue avec Le Soleil, le président de Vinexpo, Xavier de Eizaguirre, discute de la situation du marché des vins canadiens et québécois.

Q Quelle est la situation du Canada sur le marché mondial du vin?

R Elle est très bonne, comme l'ensemble du marché mondial. On estime que la progression du marché mondial du vin sur une échelle de 10 ans - à partir de 2009 - va être de l'ordre de 24 %. La consommation mondiale augmente en débit des difficultés économiques. La situation est aussi vraie pour les spiritueux. Il y a plusieurs phénomènes qui expliquent que le marché canadien est en santé. Tout d'abord, le Canada bénéficie d'une économie plutôt saine et relativement florissante. Ensuite, c'est un pays où la population augmente; forcément la consommation augmente. Finalement, le consommateur canadien consomme de plus en plus.

Q Quelle est la situation pour le Québec?

R Au Québec, les phénomènes qui s'appliquent au Canada sont amplifiés. Le Québec possède une consommation de vin par an et par habitant très nettement supérieure au reste du pays. La consommation actuelle moyenne canadienne est de l'ordre de 13 litres et demi par habitant, nous estimons qu'elle va progresser à 15 litres et demi dans les cinq prochaines années. Si on prend le Québec seulement, on est à 23 litres par an et par habitant. On estime que la progression dans cinq ans va être de 25 litres. On va se retrouver dans une consommation proche des grands marchés européens, à l'exclusion de la France, de l'Italie et de l'Espagne.

Q Comment trouvez-vous les vins canadiens et québécois?

R J'ai goûté beaucoup de vins provenant de la Colombie-Britannique, de l'Ontario et aussi du Québec. La qualité des vins produits est en très nette amélioration. Il y a certains vins du Canada qui commencent à avoir des niveaux internationaux et qui pourraient un jour s'exporter. J'ai eu une petite préférence pour les vins de la Colombie-Britannique.  

Q Quelles sont les tendances des consommateurs canadiens?

R Ils sont en ligne avec les tendances internationales. D'abord, le marché canadien est un marché de vins rouges. La part de consommation des vins rouges est de l'ordre de 55 % à 60 %. On constate aussi une très forte poussée des vins rosés. Curieusement, ces produits, qui étaient considérés comme des vins saisonniers, gagnent en popularité.

Q Québec paye-t-il trop cher ses vins?

R Oui, le niveau de prix a toujours été élevé au Québec contenu du système de monopole. Ce système est parfois pénalisant pour les prix, mais aussi extrêmement satisfaisant pour la qualité des vins qu'on peut retrouver dans les succursales. Peut-être qu'on va trouver des vins moins chers aux États-Unis, mais la qualité ne sera pas la même. La SAQ possède une politique remarquable au niveau des produits. Les marchés libres ne sont pas forcément toujours la solution. 

Q Est-il important de toujours offrir des vins abordables?

R Oui, c'est le ticket d'entrée dans le monde des vins. On commence toujours par boire des vins pas très chers.  

Q Est-il difficile pour un producteur européen de négocier avec la SAQ?

R C'est plus intimidant que difficile. Lorsqu'on vient d'un pays où il y a un marché libre - un accès direct à la distribution -, oui, c'est intimidant pour un producteur de passer par une organisation gouvernementale, de passer devant une commission qui sélectionne, de faire face au cahier des charges. Mais finalement, les opportunités qu'offre la SAQ sont très grandes.

Q Vinexpo, c'est quoi?

R C'est le plus grand salon des vins du monde. C'est une plateforme dont l'objectif est de mettre ensemble des vendeurs et des acheteurs.

Le marché du vin en chiffres

2,7 %: augmentation de la consommation mondiale de vins tranquilles et effervescents entre 2009 et 2013. Ce qui représente 2,648 milliards de caisses de neuf litres, soit l'équivalent de plus de 31,7 milliards de bouteilles.

1er: les États-Unis sont devenus en 2014 le premier pays consommateur de vins tranquilles avec une consommation totale qui a atteint 339,6 millions de caisses de neuf litres, une augmentation de 11,6 % par rapport à 2009.

7e: le Canada se situe au septième rang du classement des plus importants marchés de vins dans le monde avec des activités qui se chiffrent à 6,1 milliards $US. Les États-Unis occupent le premier rang avec un marché de 29,5 milliards $US 

69,3 %: augmentation de la consommation de vin en Chine entre 2009 et 2013. C'est le pays qui a connu la plus forte croissance.

6e: le Canada est devenu en 2014 le sixième plus important importateur de vin dans le monde avec 32,7 millions de caisses 

Le marché des spiritueux en chiffres 

19,1 %: augmentation par rapport à 2009 de la consommation mondiale de spiritueux qui a atteint 3,069 millions de caisses de neuf litres en 2013. D'ici 2018, cette consommation devrait de nouveau augmenter de 3 %.

2,1 %: augmentation au Canada de la consommation globale de spiritueux entre 2009 et 2013

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