Baisse du prix du pétrole: des économies de 600 $ pour les familles

«La baisse des coûts de l'énergie devrait être... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

«La baisse des coûts de l'énergie devrait être profitable pour les consommateurs, notamment ceux qui vivent loin des grands centres urbains» - Sylvain Charlebois, professeur à l'Université Guelph Photothèque Le Soleil

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(Québec) Si la facture pour la nourriture grimpe en moyenne de 2,4 % en 2015, comme le prévoient les experts de l'Université Guelph dans leur étude publiée au début de décembre, les événements des dernières semaines pourraient faire plaisir aux consommateurs.

C'est ce que le professeur et coauteur de l'étude, Sylvain Charlebois, soutient dans une analyse mise à jour. En entrevue au Soleil, il maintient les prévisions voulant que la facture alimentaire grimpe de 200 $ en 2015 pour une famille canadienne moyenne comparativement à 2014. Cependant, si le pétrole se maintient aux alentours de 50 $ le baril comme ces jours-ci, la même famille réaliserait des économies de 600 $ dans la prochaine année.

Il reste à savoir si le prix du pétrole demeurera à ce taux pour le reste de l'année. «La baisse des coûts de l'énergie devrait être profitable pour les consommateurs, notamment ceux qui vivent loin des grands centres urbains», affirme-t-il. «Par contre, la baisse des prix de l'essence n'aura peu ou pas d'effet sur les denrées alimentaires.»

Selon lui, les efforts de logistique des grandes chaînes comme Sobeys, Métro et Loblaw pour la distribution dans les marchés d'alimentation a déjà permis des réductions des coûts pour ces entreprises. Les consommateurs auraient donc profité des changements soit par une baisse des prix, soit par un allègement des hausses.

Épiceries frileuses

Cependant, lorsqu'il s'agit d'instaurer une baisse des prix des aliments, les géants des épiceries sont plutôt frileux, car les marges de profits sont minces, explique M. Charlebois. Une baisse de prix à cause de la baisse du prix de l'essence serait étonnante, car personne ne peut prédire si elle durera quelques mois, toute une année ou seulement quelques semaines. Une diminution des prix à l'épicerie semble peu plausible si les chaînes d'alimentation n'ont pas une certitude dans un horizon de 9 à 10 mois.

Il rappelle que les politiques agroalimentaires des différents pays et provinces maintiennent les prix des viandes à un niveau assez élevé pour sécuriser les producteurs.

En décembre, il soulignait que l'augmentation des coûts d'importation va offrir aux producteurs locaux une meilleure place sur les marchés. «Dès que la marge entre les prix des produits importés et les prix des produits locaux diminue, ça va nécessairement avantager les produits locaux», affirmait-il.

Parmi les autres facteurs influençant la fluctuation des prix, il y a la valeur du dollar canadien et les facteurs climatiques (inondations ou sécheresses) qui peuvent amener une flambée des prix des denrées.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer