Au tour des magasins Smart Set de disparaître

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Au total, 31 magasins seront fermés alors que les 76 autres succursales seront converties à d'autres bannières.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Déjà éprouvés, les mauvaises nouvelles continuent de s'accumuler pour les détaillants de vêtements: après Boutique Jacob le mois dernier, c'est maintenant au tour des magasins Smart Set de disparaître du paysage commercial.

Reitmans (TSX:RET.A) a annoncé mardi qu'elle mettait en place une restructuration qui se traduira par la fermeture ou la conversion, dans les prochains 12 à 18 mois, des 107 magasins de sa bannière de mode féminine ayant vu le jour en Ontario en 1970.

«Nous avons commencé à réfléchir à une (possible) fermeture de Smart Set il y a peut-être deux ans», a expliqué lors d'un entretien son président et chef de la direction, Jeremy Reitman.

Au total, 31 magasins seront fermés alors que les 76 autres succursales seront converties à d'autres bannières - Reitmans, Penningtons, Addition Elle, RW & CO., Thyme Maternité - de la société.

L'entreprise montréalaise dit avoir fait des efforts pour tenter de repositionner sa bannière afin d'attirer une clientèle plus jeune, mais a finalement jeté l'éponge en raison de la féroce concurrence dans le secteur de la mode féminine.

«Il y a beaucoup de concurrents, a dit M. Reitman. Certains réduisent leurs prix, ce qui met de la pression. C'est un marché où il était difficile pour nous d'accroître nos parts de marché.»

Smart Set rejoint ainsi les rangs des détaillants ayant fermé leurs portes ou qui sont menacés de faillite. Le mois dernier, Jacob a annoncé qu'il abandonnait sa restructuration et fermait ses 92 magasins à travers le pays.

Même si M. Reitman n'adhère pas à cette thèse, l'arrivée croissance des détaillants américains de vêtements au Canada a souvent été pointée du doigt par plusieurs analystes pour expliquer les nombreuses fermetures ou disparition de bannières au pays.

Si Target et Marshalls figurent parmi les nouveaux venus les plus importants en provenance des États-Unis, d'autres grandes marques étrangères, incluant H&M et Banana Republic, ont accru leur part de marché en diminuant leurs prix.

De plus, des détaillants de vêtements à prix moyen comme Ann Taylor, Loft et J. Crew se sont également installés au Canada après s'être fait une réputation enviable auprès des consommateurs. Des chaînes de magasins de produits haut de gamme telles que Nordstrom et Saks projettent également d'ouvrir leurs premiers établissements canadiens afin de faire concurrence à Holt Renfrew.

Pour le responsable du secteur du commerce de détail chez PricewaterhouseCoopers Canada, Alain Michaud, la clientèle plus jeune ciblée par ces détaillants, qui n'a jamais «montré de grande fidélité», explique en partie les difficultés rencontrées par Smart Set.

«C'est une clientèle qui bouge beaucoup et qui est à l'affût de tout ce qui est nouveau, explique-t-il. Elle est aussi bien desservie avec plusieurs grandes chaînes. Il y a une concurrence extrême dans le secteur de la mode féminine chez les plus jeunes.»

M. Reitman n'a pas voulu dire combien, parmi les 10 000 employés de la société à temps plein et temps partiel, travaillaient chez Smart Set.

Même s'il y aura des pertes d'emplois - qui n'ont pas été chiffrées par Reitmans -, une trentaine de travailleurs qui oeuvent au siège social montréalais devrait être réaffectés au sein de l'organigramme de l'entreprise.

Cependant, aucune indemnité de départ importante versée aux membres du personnel n'est prévue par la compagnie.

L'analyste de CIBC Marchés des capitaux Mark Petrie a de son côté fait savoir par courriel qu'il n'était pas surpris de la disparition de Smart Set et que les fermetures de succursales correspondaient à ses attentes.

Pour l'exercice clos le 1er février dernier, le chiffre d'affaires de Smart Set s'est élevé à 96 millions $, ce qui représentait environ 10 pour cent des revenus annuels de Reitmans.

Reitmans a fait savoir que les coûts reliés à la fermeture de la bannière Smart Set se traduiraient des radiations d'actifs d'environ 2,2 millions $ après impôt sur les résultats de son troisième trimestre, qui doivent être dévoilés le 4 décembre.

Les analystes sondés par Thomson Reuters s'attendent à voir les profits ajustés du détaillant bondir de 42 pour cent, à 8,2 millions $, ou 11 cents par action, ainsi qu'à des revenus de 254,6 millions $.

«Reitmans est en sécurité», a assuré le président et chef de la direction de l'entreprise fondée en 1926.

L'action de Reitmans a perdu mardi 9 cents à la Bourse de Toronto, pour clôturer à 6,06 $.

Note aux lecteurs: Version corrigée. Le chiffre d'affaires annuel de Smart Set était de 96 millions $ au dernier exercice. Une version précédente attribuait ce chiffre d'affaires à Reitmans.

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