L'économie sociale bien implantée dans la région

Domaine Forget... (Photo Le Soleil, Patrice Laroche)

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Domaine Forget

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(Québec) En assistant à un spectacle au Domaine Forget, en écoutant CKRL ou en prenant un repas au restaurant Le Piolet, saviez-vous que vous participez à faire rouler l'économie sociale? Non?

Pourtant, dans la région de la Capitale-Nationale, il y a quelque 650 entreprises dans ce secteur économique qui procure de l'emploi à près de 7500 personnes.

Que ce soit des coopératives, des organismes sans but lucratif, des entreprises d'insertion sociale ou des organismes communautaires ayant une fonction marchande, ces organisations sont bien implantées dans leur milieu et certains durent depuis quelques décennies.

C'est pour comprendre le succès entrepreneurial de ce type d'entreprise que le Pôle régional d'économie sociale de la Capitale-Nationale et la Conférence régionale des élus de la Capitale-Nationale ont demandé une étude portant sur 12 entreprises dans divers secteurs d'activités en milieu urbain comme en milieu rural, dont les résultats ont été dévoilés cette semaine.

«Il n'y a pas de recette miracle. Chaque entreprise a ses manières de faire, mais l'ancrage dans la communauté locale et la bonne gouvernance sont des points majeurs du succès de ces entreprises», souligne la présidente du Pôle régional d'économie sociale, Linda Maziade, qui dirige aussi la Mutuelle de microfinance.

L'exercice voulait démontrer ce pour quoi ces entreprises qui ont du succès durent dans le temps en traversant des épreuves et des crises économiques mieux que des entreprises privées. «C'est en même temps un exercice de sensibilisation avec un volet de formation pour les autres organisations, ajoute Mme Maziade, car leur façon de procéder, leur méthode de gestion peuvent inspirer les autres dans l'évolution de leur entreprise.»

Chose certaine, dira Mme Maziade, le fait d'avoir des conseils d'administration formés de gens du milieu et engagés dans la communauté locale permet de mieux intégrer l'entreprise dans une communauté donnée.

«Une entreprise à propriété collective bien ancrée dans son milieu démontre en période de crise qu'elle peut compter sur l'intelligence collective pour s'adapter à la situation, poursuit-elle. Une entreprise d'économie sociale est par définition proche des gens. C'est une économie de proximité. La capacité de réagir collectivement amène les gens à penser différemment pour faire évoluer l'entreprise et l'amener à maturité. L'effort collectif, c'est une grande force d'impact.»

Selon elle, même si l'économie sociale semble discrète à plusieurs points de vue, elle n'est pas moins une valeur entrepreneuriale certaine puisqu'elle permet de transformer des milieux en créant des emplois et en permettant aux personnes de devenir plus autonomes.

D'ailleurs, dans les conclusions de l'enquête, on note : «L'enracinement dans le milieu, le soutien de la communauté ainsi que la mise en valeur du côté "humain" dans les relations avec la clientèle ou les bénéficiaires fournissent aux entreprises d'économie sociale les appuis nécessaires pour qu'elles puissent s'imposer dans des domaines plus compétitifs et y demeurer.» Les appuis peuvent être de nature pécuniaire, morale ou technique, mais l'étude constate aussi que le bénévolat occupe une bonne part de l'aide offerte.

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