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Pipeline Enbridge : aucune garantie que les automobilistes paieront moins

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) L'achat de pétrole acheminé par le pipeline 9B d'Enbridge ne garantit pas aux automobilistes un prix moins cher pour leur essence, indique Énergie Valero. Mais les lois du marché suggèrent que cela devrait se produire, suggère le propriétaire de la raffinerie installée à Lévis.

Le président des activités canadiennes pour la multinationale Valero, Ross Bayus, a fourni ces explications, mercredi, à la reprise des auditions à l'Assemblée nationale sur l'inversion du flot de pétrole de la conduite aménagée en 1975.

En impromptu de presse, M. Bayus a confirmé que sa raffinerie veut se porter acquéreuse de près de la moitié des 300 000 barils de pétrole qui seront acheminés de l'Ouest canadien vers Montréal par l'oléoduc. Il a aussi convenu que les hydrocarbures coûteront moins cher - entre 10 $ et 20 $ le baril - que les produits qu'il importe d'outre-mer.

Mardi, un porte-parole d'Enbridge a laissé tomber que le rôle de sa firme se limite à transporter et à distribuer l'énergie, et que ce sont les raffineries et les détaillants qui fixent le montant à payer. Ross Bayus s'est lui aussi refusé à parler d'une réduction du prix à la pompe.

Le dirigeant de Valero a fait valoir que la Loi sur la concurrence lui interdit de prédire dans quelle direction fluctuent les prix. «C'est un message que je ne peux pas donner.»

Par contre, si les raffineurs «sont capables d'avoir les meilleurs prix avec les meilleures raffineries, vous êtes très, très bien placés» pour que les consommateurs payent moins cher. Il a donné l'exemple de ce qu'il faut débourser pour du diesel à Toronto. «Ce qui est impensable, c'est de laisser le marché pétrolier libre, en termes de prix, et de mettre des contraintes sur l'acquisition de la matière première.»

Si le projet d'Enbridge démarre, ce sera du pétrole léger que traitera la raffinerie de Lévis. Un produit «de qualité supérieure, plus propre, avec moins de soufre et de contaminants» que le pétrole importé d'Afrique, notamment.

M. Bayus a écarté la possibilité qu'Enbridge lui livre du pétrole tiré directement des sables bitumineux de l'Alberta. C'est un milliard de dollars qui devraient être investis dans les installations pour le raffiner, a-t-il dit. «Ce n'est pas dans les cartes», a tranché le président de l'entreprise.

L'inversion du pipeline 9B amènera le pétrole jusqu'à Montréal. De là, Valero l'acheminera par le fleuve au complexe longtemps connu sous le nom de la raffinerie Ultramar. Il ne peut se servir de son propre oléoduc pour prendre le relais d'Enbridge : le pipeline Saint-Laurent ne sert qu'à expédier l'essence raffinée à Lévis vers le marché montréalais.

Valero consacrera 200 millions $ pour être reliée au pipeline d'Enbridge. Une trentaine de millions de dollars le seront pour des infrastructures portuaires à Lévis. Environ 100 millions $ serviront à acheter deux navires pour le transbordement, créant du coup une centaine d'emplois de marins.




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