Les loyers plus chers à Québec

Le taux d'inoccupation des logements à Québec est... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Le taux d'inoccupation des logements à Québec est passé de 0,7 % en 2012 à 2,2 % cette année.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Au lendemain de la «journée nationale du déménagement», la ville de Québec peut se targuer d'avoir plus de logements inoccupés que par le passé. Mais la capitale est devenue, sans crier gare, la région où le prix moyen des loyers est le plus élevé. Une situation qui inquiète le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).

Plusieurs chiffres sur le marché locatif ont été avancés dans les derniers jours en lien avec les traditionnels déménagements du 1er juillet.

Le taux d'inoccupation des logements à Québec est passé de 0,7 % en 2012 à 2,2 % cette année, reconnaît d'entrée de jeu le coordonnateur du FRAPRU, François Saillant. «Pas encore matière à réjouissance», précise-t-il toutefois.

Il souligne qu'«on est passés d'une crise en termes de pénurie de logements locatifs à une crise en termes de coûts de logements».

À l'heure actuelle, le prix moyen d'un logement - toutes dimensions confondues - est de 728 $ dans la capitale, coiffant celui des régions métropolitaines de Gatineau et de Montréal (721 $ et 708 $). Ces données sont tirées de la dernière enquête sur le marché locatif de la Société canadienne d'hypothèques et de logement, sortie au printemps.

«Ce n'est pas un beau premier rang à avoir, de dire que t'es rendu avec les loyers les plus chers, ce n'est malheureusement pas une bonne chose pour les locataires», poursuit François Saillant.

«C'est particulièrement les quatre et demi qui sont plus chers qu'ailleurs au Québec. Le prix moyen d'un quatre et demi à Québec est de 763 $ alors que Gatineau, c'est 746 $ et Montréal, 719 $. Il y a juste les grands logements, les trois chambres à coucher et plus, qui sont plus chers à Montréal», détaille-t-il.

Selon le représentant du FRAPRU, cette première position peu enviable est la conséquence directe de la pénurie, pourtant résorbée, de logements locatifs. «Québec est vraiment la région métropolitaine de recensement où la période de pénurie a été la plus longue et la plus dure à long terme. Pendant 10 ans, on a été constamment en dessous du taux de 1,5 %, ce qui est deux fois moindre que la normale», insiste-t-il.

Forte demande

Cette pénurie s'est accompagnée d'une forte demande, qui aurait avantagé les propriétaires. «Quand il n'y a pas beaucoup de logements disponibles, les propriétaires ont le gros bout du bâton» et haussent le prix de leurs loyers tout en sachant qu'ils trouveront tout de même preneurs, suggère M. Saillant.

«Ça fait monter le coût global des loyers, même si les gens ont le droit de refuser des augmentations du prix du loyer», ajoute-t-il.

François Saillant est convaincu que la tendance à la hausse des prix des logements «va causer des dommages à des ménages à plus faible revenu». «Ils sont peut-être parvenus autour du 1er juillet à se trouver des logements, mais est-ce qu'ils vont être capables de les payer tout au long de l'année, ces logements-là? C'est une question qu'on doit se poser. Et s'ils parviennent à les payer, ça va être au prix de quels sacrifices?»

Le FRAPRU craint que des ménages doivent couper dans d'autres besoins essentiels pour arriver à payer un loyer toujours plus cher. D'autres deviennent des cas traités devant la Régie du logement pour cause de non-paiement. En 2012, 47 000 causes de non-paiement ont été dénombrées à l'échelle du Québec, rappelle M. Saillant.

«C'est énorme. Et ça se solde presque automatiquement par des évictions, parce que la seule chose que les régisseurs veulent savoir, c'est si t'as payé ou non le loyer. Ils ne veulent pas savoir la raison pour laquelle tu ne l'as pas payé. C'est déjà un problème qui est grave. S'il fallait qu'il se détériore encore, ça causerait des problèmes à ces ménages qui auraient de plus en plus de misère à se trouver un toit», conclut-il.

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