Transat et Sunwing se battent pour le Sud

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Selon certains analystes, Sunwing détient 35 % du marché des voyages vers le Sud au Québec, tout juste derrière Transat (37 %).

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(Québec) Transat et Sunwing continuent de se livrer une bataille sans merci pour gagner des parts de marché dans le secteur des voyages vers le Sud au Québec. Résultat: les voyageurs ont encore l'embarras du choix cet hiver.

En pleine ascension depuis quelques années, Sunwing a poursuivi son offensive cet hiver contre Transat en augmentant de 30 % son offre en territoire québécois. «?On écoute les consommateurs et on va où ils veulent aller?», a souligné mardi le grand patron de Sunwing Québec, Sam Char, de passage dans la capitale.

Depuis 2006, Sunwing a d'ailleurs vu sa capacité de sièges disponibles passer de 11 000 à Québec à plus de 80 000 cette année. Pour le Québec tout entier, plus de 330 000 sièges sont offerts cette année.

Chez Sunwing, on signale que depuis 10 ans, l'entreprise privée détenue à 51 % par des intérêts canadiens (la famille Hunter) n'a jamais perdu d'argent.

Sunwing, qui fait équipe avec le voyagiste britannique TUI Travel, aurait déclaré des profits de 70 millions $ l'an dernier sur un chiffre d'affaires de 1,3 milliard $.

Selon certains analystes qui suivent de près l'industrie du voyage vers le Sud, Sunwing détient maintenant 35 % du marché au Québec, tout juste derrière Transat (37 %).

Une situation pourtant à l'inverse de celle observée il y a à peine cinq ans alors que Transat dominait outrageusement le secteur avec 50 % des parts de marché au Québec.

Le voyagiste Transat, qui a perdu de l'argent au cours des trois derniers hivers, ne fait d'ailleurs plus les choses comme par le passé. Au dernier trimestre, Transat a vu ses revenus diminuer de 42,5 millions $ en raison principalement de sa décision de réduire de 10 % sa capacité de forfaits disponibles vers le Sud.

Or, cette stratégie semble avoir porté ses fruits puisque Transat a déclaré un bénéfice net de 16,6 millions $ durant cette période.

«?Nous sommes satisfaits de cette nouvelle approche qui nous permet de dégager des marges bénéficiaires plus importantes et significatives?», a fait savoir mardi la porte-parole de Transat, Maryse Martel.

Ça joue du coude

Reste que la compétition s'intensifie dans le secteur du voyage et du transport aérien au pays. Air Canada va lancer en juillet prochain son transporteur à rabais Rouge. Ce nouveau transporteur proposera non seulement des vols vers l'Europe, mais aussi des forfaits voyages vers le Sud. Deux marchés de niche déjà bien occupés par Transat (TRZ.B:TOR).

À la Financière Banque Nationale, l'analyste Cameron Doerksen croit que le présent hiver ne sera pas de tout repos pour Transat. L'analyste pense cependant que la décision de réduire son offre de forfaits vers le Sud est la bonne. Cameron Doerksen fixe tout de même un prix cible de 6,50 $ d'ici an sur le titre de Transat.

Chez Desjardins Marché des capitaux, l'analyste Benoît Poirier continue de croire que Transat est là pour longtemps. «?Nous aimons l'approche disciplinée de la direction visant à hausser les marges en focalisant sur la gestion de l'offre et des prix de vente plus élevés?», écrit-il dans sa plus récente note de recherche sur le titre.

L'analyste de Desjardins croit que d'ici un an, le titre de Transat A.T. atteindra les 9 $. Mardi, à la Bourse de Toronto, le titre de Transat a terminé la journée à 6,25 $, en baisse d'un cent.

Des forfaits beaux, bons et pas chers

Les voyageurs qui partent de Québec vers le Sud cet hiver en ont encore pour leur argent avec des forfaits de dernière minute très alléchants. Chez CAA-Québec, on soutient que l'offre n'a jamais été aussi abondante.

«?Nos ventes ont progressé de 24 % en janvier?», signale le porte-parole de CAA-Québec, Philippe St-Pierre.

Outre les destinations soleil, les croisières et les voyages vers l'Europe ont aussi la cote cette année, note-t-il. Mardi, les voyageurs qui voulaient partir rapidement de Québec (15 février) vers Varadero, Cuba, pouvaient mettre la main sur un forfait de sept jours, tout inclus dans un hôtel quatre étoiles, pour la somme de 915 $. À l'Aéroport international Jean-Lesage de Québec, on souligne que le nombre de départs offerts vers des destinations soleil est passé à 45 par semaine cet hiver.

«?On note une forte augmentation du nombre de sièges chez certains voyagistes qui partent de Québec avec des avions plus imposants?», a précisé mardi le porte-parole de l'aéroport, Jonathan Trudeau.

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