Des frais d'utilisation qui font rager les commerçants

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L'Association des marchands dépanneurs et épiciers du Québec décrie les frais excessifs des cartes de crédit.

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Luce Dallaire
Le Soleil

(Saint-Georges) Quand Jeannot Boutin a ouvert son dépanneur «Accomodation 7-23» à Saint-Georges de Beauce, il était loin de se douter que, 25 ans après, 70 % de sa clientèle utiliserait la carte de débit et, encore bien davantage, la carte de crédit en guise de paiement.

«Cela joue de façon significative sur le chiffre d'affaires», dit-il.

«En bout de ligne, une partie de la facture est refilée au consommateur», admet Yves Servais, directeur général de l'AMDEQ, l'Association des marchands dépanneurs et épiciers du Québec qui, en compagnie de François Lapointe, porte-parole du NPD en matière de petites entreprises, décrie les frais excessifs des cartes de crédit.

À titre d'exemple, font-ils valoir, les frais d'utilisation d'une carte de débit pour un achat de cent dollars sont de cinq sous. Par contre, si la même transaction est effectuée par carte de crédit, ce qui correspond en moyenne à 2,5 % , représente 2,50 $.

«Si nous habitions en Australie, là où il y a réglementation, les frais d'utilisation se chiffreraient à 0,5 %. Cela fait une différence énorme. Ici, avec Visa et MasterCard, nous parlons plutôt d'un "duopole". Pour enrayer le problème des frais d'utilisation, le gouvernement conservateur a présenté un code de conduite volontaire destiné à l'industrie canadienne des cartes de crédit en 2010. Toutefois, ces mesures n'ont pas réussi à protéger de manière adéquate les commerçants contre ces pratiques abusives», affirme le néo-démocrate Lapointe qui participe à une campagne nationale de sensibilisation.

«Au Québec, plus de 30 000 établissements ont décidé d'unir leur voix. Ce problème nous hante depuis trois ans. La Coalition québécoise contre la hausse des frais de cartes de crédit et de débit est un mouvement de protestation initié par le Conseil canadien du commerce de détail, et relayé par plusieurs associations comme la nôtre, mais aussi celles des hôteliers, des restaurateurs, des stations de ski, des terrains de golf, de la quincaillerie et des matériaux de construction, des indépendants du pétrole, du propane, des chaînes de restaurant et du Conseil québécois du commerce», ajoute Yves Servais.

Alors que le Bureau de la concurrence demande au Tribunal de la concurrence de faire abolir de présumées règles «contraignantes et anticoncurrentielles» que Visa et MasterCard imposeraient aux commerçants qui acceptent leurs cartes de crédit comme mode de paiement, le propriétaire du dépanneur georgien, Jeannot Boutin, espère vivement une réglementation en la matière. En ce sens, il a interpellé le député de Beauce, Maxime Bernier.

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