Consommation historique d'électricité: Hydro-Québec a eu chaud

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Pour montrer l'exemple, la société d'État dit avoir éteint mercredi soir son logo au sommet de son siège social de la métropole. Jeudi, le logo est toutefois demeuré allumé.

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(Québec) Pour répondre à la forte demande d'électricité sur son réseau, Hydro-Québec a dû déployer l'artillerie lourde ces derniers jours alors qu'un record de consommation a été fracassé mercredi soir, à 
39 100 mégawatts (MW).

Entre 17h et 18h mercredi, le réseau d'Hydro-Québec a répondu à une pointe de consommation historique de 39 120 MW, soit 220 MW de plus que l'ancienne marque obtenue plus tôt durant la matinée (38 900 MW).

Jeudi matin, Hydro-Québec, qui pensait bien battre la marque des 39 100 MW, a répondu à une demande moins forte de 38 930 MW. «Nous pensons que le pire est derrière nous», a signalé jeudi le porte-parole d'Hydro-Québec, Patrice Lavoie, qui s'attend à une demande moins soutenue sur le réseau ces prochains jours.

Pour montrer l'exemple, la société d'État dit avoir éteint mercredi soir son logo qui trône au sommet de son siège social de la métropole tout en réduisant le chauffage dans ses 454 immeubles de la province. Jeudi soir, le logo d'Hydro-Québec est toutefois demeuré allumé.

Différentes mesures

Pour fournir du courant à tous ses clients durant cette vague de froid polaire, Hydro-Québec dit avoir eu recours à plusieurs mesures. Les nombreux appels à l'épargne lancés auprès de ses clients résidentiels ont d'ailleurs permis à la société d'État de réduire la demande sur le réseau de 600 MW mercredi soir.

Comme c'est le cas lors d'épisodes de froid intense au Québec, les grands clients industriels d'Hydro-Québec ont été mis à contribution au cours des derniers jours. Grâce à des ententes particulières, Hydro-Québec peut racheter des quantités importantes d'électricité des alumineries, des papetières et autres usines énergivores. Hydro-Québec a ainsi mis la main sur plus de 1000 précieux mégawatts.

La multinationale Alcoa dit notamment libérer un bloc de 500 MW (soit l'équivalent de la consommation d'une ville comme Longueuil) en provenance de ses trois alumineries de Deschambault, de Bécancour et de Baie-Comeau. La société d'État a aussi été contrainte d'acheter de l'électricité sur les marchés extérieurs auprès de producteurs d'énergie situés dans l'État de New York et en Ontario, et ce à des prix variant entre 100 et 400 $ le mégawatt.

Hydro-Québec, qui peut compter cet hiver sur une puissance de 43 000 MW, dit ne pas avoir eu recours ces derniers jours à la centrale au gaz de TransCanada Énergie située à Bécancour. Cette centrale de 507 MW demeure fermée depuis 2008 malgré un contrat d'approvisionnement de 20 ans signé avec Hydro-Québec en 2006.

Or, pour compenser TransCanada Énergie, Hydro-Québec lui verse chaque année un dédommagement de 150 millions $.

Depuis 2008, plus de 900 millions $ ont ainsi été payés à TransCanada Énergie pour l'inutilisation de sa centrale.

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