La fièvre du Black Friday se propage au Québec

Aux États-Unis, les consommateurs se ruent dans les... (AP)

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Aux États-Unis, les consommateurs se ruent dans les magasins pour profiter des rabais du Black Friday.

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(Québec) La fièvre du Vendredi noir (Black Friday) et du Cyberlundi gagne de plus en plus en popularité au Québec. Et ce ne sont pas les détaillants qui vont s'en plaindre.

Le Vendredi noir marque surtout le début de la saison du magasinage des emplettes de Noël. Les grandes chaînes de détaillants, qui ont créé l'événement de toutes pièces en profitant du congé de l'Action de grâces aux États-Unis, tentent d'attirer dans leurs magasins des clients à coups de soldes imbattables.

Jeudi, plusieurs grands détaillants du Québec affichaient des lots d'articles qui seront aujourd'hui en vente à plus de 50 % de rabais. Certains magasins ouvrent même leurs portes plus tôt que prévu ce matin.

C'est notamment le cas chez Future Shop, dont les magasins seront ouverts dès 8h. «On sent un engouement grandissant chez les consommateurs québécois pour le Week-end noir et le Cyberlundi», signale le directeur du marketing de Future Shop au Québec, Thierry Lopez.

Selon ce dernier, le Vendredi noir met surtout la table pour le Cyberlundi, le plus gros événement de l'année après les soldes de l'Après-Noël chez Future Shop. La chaîne prévoit doubler ses ventes lundi avec le passage d'un million de visiteurs sur son site Web.

Le Cyberlundi risque d'être la journée la plus achalandée pour plusieurs détaillants sur le Web, indique un coup de sonde mené pour le compte de la Banque de Montréal. Au Québec, 19 % des Québécois ont indiqué qu'ils envisageaient de magasiner en ligne lundi.

L'agence montréalaise Le Site estime que les détaillants québécois pourraient tirer jusqu'à 20 % des revenus annuels de leurs sites Web au cours des prochains jours.

Contrer l'érosion

La professeure spécialisée en marketing à HEC Montréal, JoAnne Labrecque, maintient que les détaillants présents au Québec doivent réagir avec vigueur pour ne pas voir leurs parts de marché s'effriter davantage. «La force du dollar canadien et la popularité du magasinage en ligne forcent les détaillants à créer des évènements pour attirer et conserver des clients», explique-t-elle.

Détaillants compétitifs

Les détaillants québécois et canadiens seraient d'ailleurs plus compétitifs cette année que par le passé, question de mieux rivaliser à armes égales avec leurs vis-à-vis américains, dont les rabais alléchants débordent de plus en plus des frontières par le Web, notamment.

Au Conseil québécois du commerce au détail (CQCD), on note que le Vendredi noir et le Cyberlundi permettent aux détaillants québécois de retenir des clients qui seraient tentés de visiter des sites américains d'achats en ligne. «Dans le contexte actuel, c'est une belle façon de contrer l'érosion des ventes», souligne le président et directeur général, Gaston Lafleur.

Le CQCD soutient que les ménages québécois dépenseront en moyenne 676 $ cette année pour l'achat de cadeaux de Noël. En tout, la somme des dépenses liées au magasinage des Fêtes devrait s'élever à 2,4 milliards $ en sol québécois, en hausse de 1,7 % par rapport à l'an dernier.

Aux États-Unis, la fin de semaine du Vendredi noir, qui a débuté jeudi, devrait attirer 147 millions de consommateurs tout en générant des ventes de plus de 52 milliards $US.

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