Hausse du prix de l'essence: la faute à Isaac

Le prix de l'essence a bondi à 1,474$,... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Le prix de l'essence a bondi à 1,474$, mercredi. Certaines stations-service de la métropole affichaient leur litre d'essence ordinaire à 1,53$. Un record absolu au Québec. Dans la capitale, le prix le plus cher affiché pour un litre d'ordinaire a été enregistré en juin 2008, à 1,514$.

Le Soleil, Yan Doublet

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Pierre Couture
Le Soleil

(Québec) Le prix de l'essence a fait un prodigieux bond de 8¢ le litre à Québec, à 1,474$, mercredi. Le grand coupable: l'ouragan Isaac, soutient l'industrie pétrolière.

Il faut dire que les automobilistes de Québec s'y attendaient, alors que les prix à la pompe avaient grimpé de plus de 13¢ le litre la veille dans la région de Montréal.

Mercredi, certaines stations-service de la métropole affichaient d'ailleurs toujours leur litre d'essence ordinaire à 1,53$. Un record absolu au Québec. Dans la capitale, le prix le plus cher affiché pour un litre d'ordinaire a été enregistré en juin 2008, à 1,514 $.

Selon l'industrie pétrolière, cette hausse fulgurante des prix de l'essence observée ces derniers jours un peu partout sur le continent nord-américain est une conséquence directe du passage de l'ouragan Isaac dans le sud des États-Unis il y a deux semaines.

Isaac a notamment forcé la fermeture temporaire de sept raffineries le 29 août dans l'État de la Louisiane. Ces fermetures ont ainsi causé un «engorgement» chez les raffineurs, faisant exploser les prix de l'essence ces derniers jours.

Mercredi, à la Bourse NYMEX de New York, le gallon (près de quatre litres) d'essence raffinée se vendait tout près des 3$US, alors que le prix du baril de pétrole de type Brent a terminé la séance en hausse de 1,06$US, à 115,69$US.

Les raffineurs empochent

Il faut savoir que, depuis un mois, les cours du pétrole sont assez stables. C'est toutefois du côté des raffineurs que les affaires sont florissantes en raison notamment d'un mouvement de consolidation orchestré au sein de cette industrie.

La fermeture de trois raffineries sur la côte est américaine (et celle de la raffinerie Shell à Montréal) depuis un an et demi a mis une pression énorme sur les capacités de production des raffineurs en Amérique du Nord. Conséquence: les prix évoluent rapidement vers le haut.

Mercredi, la marge de profit net des raffineurs s'élevait à près de 20¢ pour chaque litre d'essence produit à partir d'un pétrole de type Brent. Au début janvier, cette marge se situait plutôt à 7,8¢.

Chez CAA-Québec, on a déploré une fois de plus mercredi que l'industrie pétrolière procède à des hausses aussi draconiennes, et ce, en moins de quelques heures un peu partout au Québec.

«On aurait aimé voir les détaillants procéder à des hausses successives au cours des derniers jours plutôt que d'attendre à la dernière minute avant de décréter des hausses aussi importantes», a souligné mercredi l'analyste Philippe St-Pierre.

CAA-Québec pense que les détaillants québécois devraient ainsi ajuster les prix à la pompe de façon quotidienne afin de mieux refléter les fluctuations sur les marchés.

Mercredi soir, pour chaque litre d'essence vendu à la pompe à 1,474$, les détaillants de Québec empochaient une marge de près de 7,5¢ du litre. Selon le CAA, le prix réaliste d'un litre d'essence à Québec devait s'élever mercredi à 1,464$.

Au cours de la dernière année, la marge moyenne de profits des détaillants s'est élevée à 6,5¢ pour chaque litre vendu.

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