Le CAA-Québec déplore que, depuis le 18 avril, les détaillants de la région empochent des marges bénéficiaires variant entre 10 et 12¢ pour chaque litre d'essence vendu. Or, au cours des 52 dernières semaines, la marge au détail s'est plutôt élevée à 6,2¢ par litre dans la région de Québec. «Nous avons ici un bel exemple que l'industrie ne se colle pas à la réalité du marché. Ce sont les automobilistes qui en font les frais», a indiqué jeudi le porte-parole de CAA-Québec, Philippe Saint-Pierre.
Depuis plusieurs jours, le coût moyen d'acquisition pour un litre d'essence ordinaire dans la région a chuté, passant à 1,291$. Même le prix minimum estimé fixé par la Régie de l'énergie à Québec pour cette semaine s'élève à 1,296$. Jeudi, la plupart des stations-service vendaient leur litre de carburant à 1,394$.
Ailleurs au Québec, la situation est différente. Il en coûtait ainsi jeudi 1,374$ par litre pour faire le plein à Montréal, alors qu'en Montérégie, la même quantité d'essence se vendait 1,32$.
D'après la Régie de l'énergie, une station-service dite «efficace» - qui vend 3,5 millions de litres d'essence par année - a besoin d'une marge bénéficiaire de 3¢ par litre pour couvrir ses frais.