Le marché de l'essence de Québec sous examen

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L'essence sous la loupe

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L'essence sous la loupe

Des prix fixes. Une concurrence absente. Des parts de marché stables. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le marché de l'essence à Québec semble «facile à contrôler». La région serait-elle sous l'emprise d'un cartel? Le Soleil a enquêté. »

Ian Bussières
Le Soleil

(Québec) La ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Nathalie Normandeau, est très préoccupée par les faits révélés au cours des derniers jours dans Le Soleil au sujet de l'absence de concurrence au niveau des prix de l'essence dans la capitale.

«Ces articles soulèvent des doutes, ça, c'est certain, et Mme Normandeau demandera au secteur énergie du ministère de faire une analyse approfondie des faits mentionnés dans les articles», a commenté hier Christian Tanguay, attaché de presse de la ministre.

«La ministre est très préoccupée et prend ce dossier très au sérieux. Elle veut voir ce que ses pouvoirs lui permettent de faire car, dans le domaine de l'essence, il y a des aspects qui sont de juridiction fédérale et d'autres de juridiction provinciale», poursuit-il, ajoutant qu'une position officielle devrait être prise au cours des prochains jours.

«Bandits à gaz»

Joint par téléphone à Val-d'Or, où il participait à l'assemblée d'investiture du candidat Léandre Gervais, le lieutenant québécois du chef libéral fédéral Michael Ignatieff, Denis Coderre, se disait lui aussi préoccupé par la possibilité d'un contrôle des prix de l'essence à Québec.

«C'est un dossier qui vient toucher la qualité de vie des gens. Personne n'est heureux de voir le prix de l'essence passer de 0,99 $ à 1,09 $ le litre alors que le prix du baril de pétrole est à la baisse. Il y a des bandits à cravate et il y a des bandits à gaz!», a-t-il illustré.

M. Coderre souhaiterait que le Bureau de la concurrence dispose de davantage de pouvoirs pour combattre, mais surtout pour prévenir ce genre de situations.

«Si des gens jouent avec le prix de l'essence, est-ce qu'on a les outils pour les attraper? Et est-ce que le Bureau de la concurrence est capable de faire de la surveillance? Je crois qu'il faut actualiser le rôle du Bureau de la concurrence pour qu'il puisse faire davantage de prévention», a conclu Denis Coderre.

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