Voitures autonomes: Magna International entre dans la danse

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Les observateurs de l'industrie prédisent qu'il faudra encore des dizaines d'années pour que les voitures sans chauffeur soient utilisées communément.

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La Presse Canadienne
Montréal

Les entreprises canadiennes pourraient prendre de plus en plus leur place dans le marché mondial des voitures sans chauffeur, selon les experts, qui soulignent l'arrivée en scène d'une nouvelle technologie conçue par Magna International.

Le fabricant de pièces automobiles de Toronto a lancé une plateforme de conduite automobile automatique la semaine dernière dans un marché qui attire de plus en plus l'intérêt des grands constructeurs automobiles, ainsi que des géants des technologies tels que Google, Apple ou Intel.

La contribution de Magna vise à rendre les composantes technologiques dans ces véhicules pratiquement invisibles.

Bien que la plupart des innovations dans ce secteur émergent proviennent de l'Europe, des États-Unis et du Japon, les contributions du Canada placent les participants - dont Blackberry - dans une position favorable pour remporter une part du marché, selon Paul Godsmark, chef des services technologiques au Centre d'excellence des véhicules automatisés.

Plus le gouvernement aidera au développement des entreprises technologiques, plus le Canada sera capable de tirer son épingle du jeu, selon M. Godsmark.

Le Canada avait pris du retard il y a quelques années, mais la participation de Magna, Blackberry QNX, General Motor, et Uber suggère que le talent canadien pourrait contribuer à ce secteur naissant.

«Nous soutenons manifestement les entreprises qui sont à l'avant-garde de ce qui se passe», a remarqué M. Godsmark.

Selon un rapport du Conference Board du Canada publié en 2015, le Canada pourrait récolter 65 milliards $ en bénéfices potentiels quant au développement de véhicules sans chauffeur, étant donné qu'il y aurait moins de collisions, que les gens passeraient moins de temps au volant et que ceux-ci feraient des économies sur l'essence, en plus des congestions routières qui seraient amoindries.

Plateforme d'essai

Un vote du Congrès américain pour accélérer le déploiement de ce secteur pourrait accroître la pression sur le Canada, où seulement l'Ontario permet de tester des véhicules sans chauffeur sur les routes publiques.

La réglementation est la prochaine frontière du marché, selon Don Mathieson, maire de la ville de Stratford, qui a été désignée par la province comme le pôle stratégique pour tester les voitures automatisées et branchées.

M. Mathieson croit que l'expérience que vit sa municipalité aidera à la faire connaître. «Je crois que nous serons l'une de ces communautés qui aideront à influencer ce à quoi ressemblera l'avenir.»

Les observateurs de l'industrie prédisent toutefois qu'il faudra encore des dizaines d'années pour que les voitures sans chauffeur soient utilisées communément.

«Je crois qu'il faudra attendre encore plusieurs, plusieurs années pour des (voitures) vraiment autonomes», a indiqué John Wall, dirigeant de Blackberry QNX.

QNX est l'une des sociétés canadiennes qui se sont lancées dans cette industrie. La firme travaille à peaufiner ses capacités pour développer des systèmes d'opération sécuritaires afin d'instaurer un programme qui serait implanté dans les voitures sans chauffeur.

En décembre dernier, l'entreprise a ouvert un centre d'innovation à Ottawa, où elle a un prototype de voiture pour tester ses programmes.

Selon M. Wall, cette nouvelle forme de conduite nécessite un nouveau type d'architecture, ainsi que des systèmes plus puissants, mais plus petits, qui contrôlent la voiture - et qui pourraient être contrôlés à distance.

La course aux voitures automatisées amène des développements d'autres secteurs, dont l'intelligence artificielle, et des réseaux de neurones artificiels.

«Ce que l'on croit, chez Blackberry QNX, c'est que la conduite automatique n'est que le début. Le même type d'exigences sera nécessaire pour toute forme d'automatisation à l'avenir», a conclu M. Wall.




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