Alfa Romeo Giulia: renaissance italienne

Alfa Romeo Giulia... (fournie par Alfa Romeo)

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Alfa Romeo Giulia

fournie par Alfa Romeo

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Éric LeFrançois

collaboration spéciale

La Presse

(Montréal) Pour affirmer sa présence dans le petit cercle des berlines sportives, Alfa Romeo prône un retour aux sources. La Giulia, modèle débordant de caractère apparu pour la première fois dans les années 60, renaît de ses cendres et permet aujourd'hui aux Italiens d'aller chasser sur les terres de BMW, de Mercedes et d'Audi.

Lorsque le regard des amateurs de belles voitures accroche la Giulia, on lit dans leurs yeux un vaste point d'interrogation. Avant d'identifier formellement le fameux Biscione (le serpent qui se tortille sur la croix) ciselé au milieu de la calandre triangulaire, ils se sont demandé pendant quelques secondes quel pouvait bien être le pedigree de ce bolide manifestement latin. Surprise : c'est une Alfa Romeo!

Plus que la 4C, stricte et spartiate deux-places chargée de dépoussiérer l'image du constructeur milanais, la Giulia marque le vrai nouveau départ de la marque italienne sur nos terres, mais aussi ailleurs dans le monde, où elle entend également briller.

Même s'il s'exprime de manière puissante, le dessin élégant et plutôt sobre de la Giulia s'écarte des lignes souvent anguleuses de la concurrence, mais sans pour autant s'inspirer des Alfa de la fin des années 60, l'âge d'or de la marque. Les phares carénés sans fioritures et le profil très galbé traduisent un parti-pris d'équilibre et de sobriété que seule vient troubler la ligne courbe des feux arrière. Ceux-ci mettent en évidence la poupe tronquée, autant par choix esthétique que par souci d'aérodynamisme.

Partie d'une feuille blanche, la Giulia étrenne une architecture modulaire entièrement nouvelle baptisée Giorgio. Celle-ci devrait servir de base à deux VUS (le Stelvio que la marque milanaise produira sous peu et vraisemblablement le futur Jeep Grand Cherokee), à un coupé et à un cabriolet d'ici 2020, si l'on en croit la rumeur.

Dans sa déclinaison Quadrifolgio - la plus extrême -, la Giulia ne craint personne. Conçue autour d'un châssis très rigide, comme toutes les Giulia, cette déclinaison bénéficie en outre d'un capot et d'un pavillon en plastique renforcé de fibres de carbone pour abaisser non seulement le poids, mais aussi le centre de gravité. Outre ces particularités, ajoutons la présence d'un différentiel à vecteur de couple, d'amortisseurs pilotés et, moyennant un supplément que nous vous invitons à ne pas débourser, de freins en carbone céramique.

Tous les ingrédients y sont, mais une Alfa Romeo, c'est d'abord et avant tout un moteur. On raconte que le V6 de 2,9 litres suralimenté qui anime la Giulia provient directement de Maranello, fief de Ferrari. Faux. En revanche, il est vrai de dire que sa conception (angle entre les bancs de cylindres, concept de la chambre de combustion) dérive assez étroitement du V8 de 3,9 litres de la Ferrari California T. Cette mécanique produit 505 chevaux aux roues arrière motrices par l'entremise d'une boîte automatique à huit rapports de conception allemande...

Progressif dans ses montées en régime et parfaitement linéaires, ce V6 n'a pas la poigne de fer d'une Mercedes C63 AMG ni tout à fait la ruade échevelée d'une BMW M3, mais l'aiguille du compte-tours ne se fait pas prier pour bondir sous l'effet de la poussée, magistrale, de ce 2,9 litres dont la signature est un très distingué grondement feutré. La charge de la cavalerie est parfaitement épaulée par la boîte de vitesses dotée de deux immenses palettes installées de chaque côté du volant pour enchaîner les rapports en rafale. À la rétrogradation, cette boîte sait réaliser toute seule un double débrayage, en envoyant un léger filet de gaz entre le passage des deux rapports. La Giulia ne bouscule jamais vraiment son conducteur, mais si on la sollicite, elle réagit avec un temps de réponse très court. Départ arrêté, on atteint les 100 km/h en à peine quatre secondes et une vitesse de pointe à peine inférieure à la Porsche 911 GT3 essayée dans nos pages la semaine dernière. C'est tout dire.

Moins corsetée qu'une C63 AMG, moins robotisée qu'une M3, la Giulia propose une vision plus pure et sans doute moins apaisée de la berline sport moderne. La direction ultrarapide déconcertera sans doute certains automobilistes, mais celle-ci transmet si finement le travail des roues avant tout en réagissant sans retard aux impulsions données au volant qu'on ne peut que s'en délecter. Enchanteresse à conduire, même à allure raisonnable, cette voiture à roues arrière motrices - voilà qui limite son utilisation sur nos routes - bien équilibrée, mais très remuante, doit être menée avec délicatesse dès qu'on la sollicite vivement. L'accélérateur exige d'être manié avec beaucoup de tact, notamment en sortie de virages, si vous avez l'envie de déplacer le curseur de la molette de paramétrage au mode Race (Course).

À revoir

Enivrante à conduire, la Giulia n'est pas exempte de défauts. D'abord, ses assises, très basses, ne facilitent ni l'accès à bord ni la sortie. Idem pour les places arrière, où les occupants devront composer en outre avec des portières plutôt étroites. Quant au coffre, auquel il manque quelques garnitures intérieures (pour abaisser le poids?), il offre un volume acceptable, mais son seuil de chargement est étonnamment élevé.

Machine à conduire d'abord, cette Giulia se trouve franchement en retrait par rapport à la concurrence en matière de finition, de connectivité et de technologies. L'écran central, par exemple, présente une conception surannée en matière de navigation et d'application, et l'écran central est beaucoup trop petit pour être correctement visible. En outre, on déplore l'absence de véritables boutons pour désactiver certaines fonctions, par exemple comme l'alerte de franchissement de ligne. Des fautes qu'Alfa Romeo devra corriger, et vite, ne serait-ce que pour justifier le prix demandé.

Le pour et le contre

On aime

  • Direction rapide
  • Comportement affûté
  • Performances exaltantes
On aime moins

  • Finition et ergonomie en retrait
  • Utilisation estivale
  • Réseau en construction

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Alfa Romeo Giulia

fournie par Alfa Romeo

Ce qu'il faut retenir

  • Prix: 85 590 $
  • Frais de transport: 2495 $
  • Garantie de base: 48 mois ou 80 000 km
  • Moteur: V6 DACT 2,9 litres suralimenté
  • Puissance: 505 ch à 6500 tr/min
  • Couple: 443 lb-pi entre 2500 et 5500 tr/min
  • Poids: 1734 kg
  • Rapport poids/puissance: 3,43 kg/ch
  • Mode: propulsion
  • Transmission de série: automatique à huit rapports 
  • Transmission optionnelle: aucune
  • Diamètre de braquage: n.d.
  • Freins (av.-arr.): disque-disque
  • Pneus (av.-arr.): 245/35ZR19-285/30ZR19 
  • Capacité du réservoir: 58 litres
  • Carburant recommandé: super
  • Consommation réelle: 11,0 l/100 km
  • Concurrentes à surveiller: BMW M3, Mercedes C63 AMG
Pour en savoir plus: www.alfaromeo.ca/fr_CA




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