GM supprime 1000 emplois aux États-Unis

General Motors va supprimer 1100 emplois sur son... (AFP, Stan Honda)

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General Motors va supprimer 1100 emplois sur son site de Lansing Delta Township, dans le Michigan, mais en créera 800 nouveaux dans une autre usine située dans le Tennessee.

AFP, Stan Honda

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Agence France-Presse
New York

General Motors (GM) a annoncé lundi la suppression de plus d'un millier d'emplois sur un site de production dans le nord des États-Unis dont il va transférer des opérations vers le sud du pays.

Le premier groupe automobile américain a décidé de supprimer une équipe de production sur son site de Lansing Delta Township, qui en compte trois et emploie plus de 3100 personnes, indique-t-il dans un communiqué.

Cette décision va se traduire par la suppression de plus de 1100 emplois dans cette usine du Michigan, ancienne terre démocrate qui avait voté en novembre pour Donald Trump, séduite par son message de rapatrier les emplois industriels aux États-Unis.

Cette équipe de production fabriquait le 4X4 de loisirs (SUV) Acadia de la marque GMC. Le nouveau modèle Acadia sera désormais produit sur le site de Spring Hill dans le Tennessee (sud), où GM va créer 800 emplois.

Le site de Lansing va toutefois continuer à fabriquer les modèles Buick Enclave et Chevrolet Traverse, assure GM, ajoutant que les décisions seront effectives à compter du 12 mai.

Le sud des États-Unis est devenu un concurrent pour les États industriels du nord en raison de l'absence de syndicats dans les usines et d'une main d'oeuvre relativement moins chère.

Cette décision va se traduire par la suppression de plus de 1100 emplois dans cette usine du Michigan, ancienne terre démocrate qui avait voté en novembre pour Donald Trump, séduite par son message de rapatrier les emplois industriels aux États-Unis.

Cette équipe de production fabriquait le 4X4 de loisirs (VUS) Acadia de la marque GMC. Le nouveau modèle Acadia sera désormais produit sur le site de Spring Hill dans le Tennessee, où GM va créer 800 emplois.

Le site de Lansing va toutefois continuer à fabriquer les modèles Buick Enclave et Chevrolet Traverse, assure GM, ajoutant que les décisions seront effectives à compter du 12 mai.

Le sud des États-Unis est devenu un concurrent pour les États industriels du nord en raison de l'absence de syndicats dans les usines, et d'une main-d'oeuvre relativement moins chère.

L'impact de Trump

Ces annonces tombent au moment où le président américain Donald Trump décourage les entreprises de poursuivre leur développement au Mexique pour davantage investir aux États-Unis afin d'y créer des emplois.

GM a ainsi annoncé en janvier qu'il investirait 1 milliard de dollars dans ses usines américaines et créerait environ 1500 emplois dans l'immédiat.

En parallèle, le constructeur a indiqué en décembre supprimer 1300 emplois dans son usine américaine de Detroit-Hamtramck, après une première annonce en novembre portant sur la suppression de 2000 emplois dans deux autres usines américaines.

GM employait 105 000 personnes aux États-Unis fin décembre 2016, contre 97 000 en 2015, selon un document boursier publié en février.

Le groupe automobile a par ailleurs annoncé lundi la vente pour 1,3 milliard d'euros de sa filiale européenne Opel/Vauxhall au français PSA.

Départ sur un échec commercial

En cédant Opel à PSA, General Motors (GM) scelle son départ d'Europe sur un coûteux échec commercial et entend se recentrer sur des marchés plus rentables (Chine, États-Unis) pour pouvoir investir dans les voitures autonomes.

Le premier groupe automobile américain a annoncé lundi vendre pour 1,84 milliard $ sa filiale européenne Opel/Vauxhall au français PSA, mettant fin à 16 années de pertes sur le Vieux Continent qui ont totalisé 15 milliards $.

Si la transaction va lui coûter le troisième rang mondial en termes de ventes au profit de l'alliance Renault-Nissan/Mitsubishi, elle devrait être une bonne affaire sur le plan financier en permettant au groupe américain de renforcer sa trésorerie d'au moins 1,4 milliard $ par an, calculent les analystes.

«GM a choisi la rentabilité sur la taille», estime Jairam Nathan, chez Daiwa capital Markets, tandis que Maryann Keller, chez MK&A, parle de «pragmatisme» et de «bon sens».

«Au moment où l'industrie automobile se focalise sur les voitures autonomes et connectées, l'épicentre du leadership en matière technique est aux États-Unis» et non en Europe, fait valoir Mme Keller.

GM a pâti en Europe d'une stratégie centrée sur la commercialisation de petites voitures aux marges faibles, qui l'a plongé dans des restructurations permanentes et coûteuses en raison du droit du travail européen beaucoup plus strict que la législation américaine.




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