Tesla offre 2,6 G $ pour SolarCity

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Le pdg de Tesla, Elon Musk, détient une participation de 26 % dans la compagnie établie à Palo Alto, en Californie. Il est aussi le propriétaire de 22,5 % des actions de SolarCity, dont le siège social se trouve à San Mateo, en Californie.

AFP, David McNew

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Associated Press
Detroit

Tesla veut regrouper ses activités d'automobiles et de stockage d'énergie sous un même toit - un toit alimenté à l'énergie solaire.

Le constructeur d'automobiles électriques a indiqué lundi avoir conclu un accord pour acheter le fabricant de panneaux solaires SolarCity par l'entremise d'une transaction toute en actions évaluée à 2,6 milliards $US (3,4 milliards $).

L'entente doit toujours être approuvée par le gouvernement et les actionnaires des deux entreprises. Si elle va de l'avant, elle sera conclue au quatrième trimestre.

Tesla, dont la création remonte à il y a 13 ans, construit actuellement deux véhicules de luxe - la berline Model S et le véhicule utilitaire sport Model X - ainsi que les unités de stockage d'énergie pour maisons et pour entreprises Power­wall et Powerpack.

Selon la société, le regroupement avec SolarCity créerait un point de vente unique pour l'énergie propre. En un appel de service, les clients pourraient faire installer et connecter leurs panneaux solaires à un Powerwall, qui en conserverait l'énergie pour une utilisation future.

Les utilisateurs pourraient aussi relier le système à des chargeurs pour les véhicules de Tesla.

«Cela fait vraiment partie de la solution au problème de l'énergie durable», a estimé Elon Musk, président et plus grand actionnaire des deux entreprises, lors d'une conférence téléphonique.

Transaction mise en doute

Mais certains observateurs doutent de la sagesse de la transaction, qui combinerait deux entreprises qui perdent de l'argent et qui en ont déjà plein les bras.

Tesla travaille actuellement sur un nouveau modèle de berline - la Model 3, moins dispendieuse - qui devrait être offert d'ici la fin de l'an prochain, ainsi que sur des camionnettes, des autobus électriques et des semi-remorques. Elle s'est attelée à la construction d'une des plus grandes usines au monde, au Nevada, qui fabriquera des batteries.

Elle fait aussi l'objet d'une enquête gouvernementale au sujet de son système de pilotage automatique semi-autonome, qui n'a pas su empêcher l'accident mortel d'une Model S en Floride, plus tôt cette année.

SolarCity, une entreprise vieille de 10 ans, est le plus grand fournisseur de panneaux solaires résidentiels aux États-Unis, et installe environ le cinquième de tous les panneaux solaires commerciaux. La société a cependant indiqué lundi que la demande pour ses services résidentiels avait été moins forte que prévu au premier semestre, et qu'elle réduisait conséquemment ses prévisions pour l'ensemble de l'année au chapitre du nombre de mégawatts installés.

Certains observateurs ont souligné que la proposition de transaction soulevait une question de conflit d'intérêts. M. Musk détient une participation de 26 % dans Tesla Motors, établie à Palo Alto, en Californie. Il est aussi le propriétaire de 22,5 % des actions de SolarCity, dont le siège social se trouve à San Mateo, en Californie. Des cousins de M. Musk, Lyndon Rive et Peter Rive, exploitent SolarCity.

Malgré tout, M. Musk fait valoir que les deux entreprises ont des synergies desquelles il ne sera pas possible de profiter si le regroupement n'a pas lieu.

«L'idée de la fusion est de se débarrasser des conflits», a-t-il expliqué. «D'ici là, ce que nous pouvons faire est très limité, à moins que nous ne formions qu'une entreprise.»

Selon M. Musk, les deux entreprises pourraient économiser entre 150 millions $US (196 millions $) et 200 millions $US (262 millions $) dès la première année de leur fusion. Les actionnaires doivent toutefois encore donner leur feu vert.

Le titre baisse

À Wall Street, le titre de Tesla a perdu 2,04 %, à 230,01 $, tandis que SolarCity a décroché de 7,42 %, à 24,72 $.

Cette transaction a créé l'un des tout premiers couacs entre Elon Musk et la communauté financière jusqu'ici en large majorité fervente supportrice de ses ambitions parfois démesurées.

Tesla avait perdu en juin plus de 3,4 milliards $US (4,5 milliards $) de sa valorisation boursière (- 10,45 %) lors de la seule séance ayant suivi les premières informations sur l'opération.

Certains observateurs s'interrogent sur les problèmes de gouvernance que soulève le mariage.

Le milliardaire a par ailleurs effectué des montages financiers inhabituels pour renflouer SolarCity : il a souscrit individuellement à des émissions obligataires et s'est endetté personnellement pour ventiler des fonds entre les deux entreprises.  Avec AFP

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