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Dubuc Motors flotte sur un nuage

Le futur coupé du constructeur Dubuc Motors empruntera... (Fournie par Dubuc Motors)

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Le futur coupé du constructeur Dubuc Motors empruntera le même châssis en aluminium collé et boulonné du roadster Tomahawk.

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(Québec) Mario Dubuc, pdg de Dubuc Motors, flotte présentement sur un nuage. Et pour cause.

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Depuis le début de la campagne de sociofinancement avec Start-Engine, il y a six mois, les choses ont grandement évolué pour le constructeur québécois de voitures électriques en devenir.

«Avant ça, je devais aller cogner aux portes pour chercher du financement et conclure des ententes avec d'éventuels fournisseurs. Maintenant, je reçois des offres de fournisseurs de technologies de partout dans le monde. On me propose différentes technologies ou composantes sans que j'aie à le demander», confie M. Dubuc, lors d'une entrevue téléphonique avec Le Soleil. «Je me pince des fois!» Il faut préciser que depuis janvier dernier, Dubuc Motors a entamé une campagne de sociofinancement avec la plateforme StartEngine. Celle-ci vend d'éventuelles participations dans une entreprise au lieu d'un produit, comme le font les plateformes les plus populaires.

5,7 M $US avec StartEngine

En date du 21 juillet 2016, Dubuc Motors avait accumulé presque 5,8 millions $US (7,6 millions $CAN). «StartEngine nous avait gonflés à bloc et nous avait vendu l'idée d'un objectif de 25 millions $US [32,7 millions $]. Dans les faits, nous pourrions démarrer avec 15 millions $, poursuit-il. Nous avons franchi deux phases de financement avec StartEngine. La première nous a donné 2,7 millions $US. La seconde avec laquelle nous avons fait affaire, avec une firme de relations publiques de Los Angeles, nous a rapporté 2,9 millions $US. Pour la troisième phase qui commencera bientôt, nous ferons affaire avec une firme de New York, qui doit faire parler de nous dans les grands magazines ou les émissions de télé à grande écoute.»

L'argent accumulé avec StartEngine n'est pas tout. Cette exposition aux États-Unis a aussi porté ses fruits ici au Québec. «Autant je bûchais avant, maintenant des investisseurs sérieux du Québec ont manifesté leur intention d'investir chez nous», ajoute M. Dubuc. Par contre, il n'est pas encore près de l'objectif minimal de 15 millions $, mais la situation est plus encourageante que l'an dernier. «C'est plus que l'argent, c'est l'ouverture à des technologies. Disons qu'on est aux portes de la réussite!»

Prospectus à la SEC

Cependant, pour pouvoir encaisser les millions accumulés chez StartEngine, Dubuc Motors doit présenter un prospectus à la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis. «[Le prospectus] est en cours de dépôt. C'est une question de semaines. Ensuite, la SEC se donne 30 jours pour l'analyser et pour valider le sérieux de notre démarche, explique M. Dubuc. Si c'est accepté, nous aurons un délai pour encaisser les sommes recueillies chez StartEngine.» 

Et concernant ce financement, il est international. «Ça provient d'Inde, de Russie et de certains pays d'Asie, aussi. Il y a des noms dont j'ai de la misère à prononcer où il y a plus de consonnes que de voyelles!» plaisante-t-il.

Objectif 2017

L'objectif que s'est donné Dubuc est de produire deux unités de son premier véhicule sport électrique et de faire un dévoilement au Salon de Los Angeles de 2017, tenu au mois de novembre. 

«De ces deux unités, une servira aux expositions et l'autre pour les tests sur circuit fermé. Juste pour ça, ça nous prend 2,5 millions $. Le reste servira à démarrer la production des véhicules», affirme-t-il.

Le véhicule que Dubuc proposera sera un coupé sport 2 + 2 - à quatre places - totalement électrique. Dans la page de StartEngine, il est question d'un véhicule ayant une autonomie de 500 kilomètres, pouvant accélérer de 0 à 100 km/h dans les trois secondes et atteindre une vitesse maximale de 257 km/h.

Contrairement aux coupés sport traditionnels, celui-ci pourra accueillir confortablement deux adultes de 5 pieds et 10 pouces à l'arrière et deux gaillards de 6 pieds et 5 pouces de 275 livres à l'avant, plaide M. Dubuc. Le futur coupé prendra le même châssis en aluminium collé et boulonné que le Tomahawk, présenté au Salon de l'auto de Québec en 2014, mais bénéficiera de l'espace qui était autrefois réservé à un moteur à combustion. Voilà comment Dubuc compte offrir des places confortables à l'arrière.

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