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Essai routier de la Mercedes Classe C Cabriolet: percée de soleil dans un ciel couvert

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La Mercedes Classe C Cabriolet

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Éric LeFrançois

Collaboration spéciale

La Presse

(Koper, Slovénie) Une récente étude le confirme : la demande mondiale pour les cabriolets s'étiole. Mais tous ne roulent pas sous un ciel couvert. En fait, le soleil perce les nuages du côté des marques de luxe qui, à elles seules, représentent plus de la moitié des ventes de ce segment, un bond de quelque 30 % depuis 10 ans. Mercedes y voit là une occasion à saisir et intègre un sixième cabriolet à sa gamme : la Classe C Cabriolet.

Déterminée à faire de la Classe C la coqueluche de son segment, Mercedes compte doubler son offre canadienne. À la berline et au coupé existants, la marque à l'étoile a déjà annoncé qu'elle greffera une familiale et un cabriolet. Ce dernier, étonnamment, entreprendra sa carrière à l'automne alors que la familiale est attendue au printemps prochain. Comme synchronisme, on a déjà vu mieux.

Lancé juste après le coupé du même nom, ce cabriolet issu de la berline de Classe C constitue un nouveau signe d'ouverture et de conquête pour la marque à l'étoile. Destiné à remplacer la CLK, partie sans laisser d'adresse en 2009, ce «nouveau» cabriolet s'inscrit dans une forme de futilité automobile qui se résume à peu près comme ceci : «une auto dont on n'a pas besoin, mais terriblement envie». Un luxe que Mercedes - cela vaut aussi pour ses concurrents - peut se permettre en raison de la multiplicité de modèles qu'elle peut concevoir en raison de la convergence des plateformes et des composants techniques.

Cette Classe C au toit souple et épais - offert en quatre coloris - est une vraie quatre-places. Il ne s'agit ni d'un roadster (deux places) ni d'un «2 + 2», appellation optimiste inventée par les constructeurs qui prétendent faire embarquer quatre personnes alors qu'à l'évidence, seuls des contorsionnistes peuvent s'entasser à l'arrière et sur de courtes distances.

Lorsqu'elle est en place, la capote qui ne met que 20 secondes pour s'ouvrir ou se refermer permet de recréer très exactement - enfin presque - la silhouette du coupé, avec une isolation phonique appréciable et un coffre au volume satisfaisant. Pour ceux et celles qui s'en préoccupent, il sera aussi possible pour le toit d'exécuter son ballet mécanique pendant que l'auto roule, à la condition que la vitesse n'excède pas 50 km/h.

Option confort

En dépit des apparences, Mercedes n'a pas cherché à privilégier à tout prix l'aspect sportif, à l'exception bien entendu des déclinaisons AMG inscrites à son catalogue. Les performances sont grisantes, mais la structure et les équipements sont tournés en priorité vers le confort et la sécurité.

Naturellement, la Classe C Cabriolet est dotée de toutes les avancées des cabriolets de Mercedes. On trouve par exemple l'incontournable «chauffe-nuque» intégré à la base des appuie-tête, mais aussi l'Aircap inauguré à bord du cabriolet de Classe E. Ce dispositif, qui prend, rappelons-le, la forme d'un petit volet mobile placé au sommet du pare-brise, est destiné à atténuer les effets de turbulences dans l'habitacle. À cela s'ajoute un filet antiremous entièrement automatique à l'arrière. Bref, rien ou presque ne manque pour rassurer un client bien installé dans la vie et soucieux de la sécurité des siens, cheveux au vent. Pour autant, il faudra alourdir l'addition pour disposer de toutes les petites douceurs de ce modèle dont les tarifs seront communiqués quelques semaines avant son lancement commercial.

Une fois bien calé dans les sièges, on retrouve l'environnement familier des Mercedes avec un tableau de bord où courbes et angles droits se croisent. On se laissera ensuite aller au plaisir de manipuler ce bel objet truffé de plusieurs boutons et de sous-menus qui nécessitent une réelle période d'adaptation. Chose certaine, une lecture approfondie du manuel du propriétaire s'impose tout de même pour bien saisir les - trop nombreuses - technologies intégrées à cette voiture. Assez spacieuse, somme toute, malgré une garde au toit limitée à l'arrière et des dossiers installés un peu trop à la verticale, chacune des places de cette Classe C invite au voyage pour peu que la capote soit repliée. Et les bagages? Pas de souci, le coffre a suffisamment de volume pour ne rien laisser traîner sur le trottoir, le temps d'une fin de semaine à deux... Le volume du coffre est de 285 litres capote ouverte, 360 litres capote fermée. Soulignons que dans cette configuration, il est possible de moduler l'espace puisque les dossiers de la banquette se rabattent individuellement. Quant à la visibilité, elle est étonnante quand le toit est replié. Dans le cas contraire, gare aux larges montants arrière, même si le véhicule est doté d'une foule d'alertes électroniques (caméra de périmètre et capteurs d'angles morts).

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La Mercedes Classe C Cabriolet

Des choix

Au Canada, Mercedes commercialisera quatre déclinaisons de la Classe C Cabriolet : C300, C43, C63 et C63S. De ce nombre, deux seulement seront «utilisables» sur une base quotidienne (C300 et C43) puisqu'elles seront les seules à offrir un rouage à quatre roues motrices (chez Mercedes, on dit 4Matic). D'autres propositions existent pour d'autres marchés, dont la C400 qui, à notre humble avis, apparaît comme la plus homogène, tant les performances de la C300 (quatre-cylindres de 2,0 litres suralimenté par turbocompresseur) apparaissent limites. Plutôt costaud pourtant, ce 2,0 l manque de souplesse et de muscle pour entraîner une auto qui pèse quelque 200 kg de plus que la berline dont il dérive. De plus, la sonorité de ses échappements - si chère aux amateurs de conduite à ciel ouvert - est ici quelconque. Naturellement, la boîte automatique s'efforce avec une certaine langueur à masquer les ressources limitées de ce moteur en pratiquant une sélection sensible de ses neuf rapports. Il est même possible de créer l'illusion d'une certaine sportivité en modifiant les paramètres de la gestion électronique du véhicule en optant pour les réglages Sport ou Sport +. Ce dernier est sans doute trop extrême et trop peu naturel puisqu'il hache les rapports.

À défaut de pouvoir bénéficier de la C400, la C43 apparaît comme le meilleur choix à faire. Son moteur six cylindres suralimenté est tellement plus soyeux et signe des performances autrement plus convaincantes. Il permet surtout d'adopter une conduite plus coulée encore et de ne pas avoir à se mettre debout sur la pédale d'accélérateur pour garder le rythme sur des routes sinueuses.

Les déclinaisons AMG proposent mieux encore (467 et 510 chevaux pour la S avec la boîte à sept rapports seule à même d'encaisser tout ce couple), mais on s'explique encore mal le refus de leur greffer un rouage intégral. Pourtant, la filiale AMG n'a-t-elle pas conçu un système capable d'intégrer les qualités intrinsèques d'une propulsion (roues arrière motrices) à la sécurité accrue d'une auto quatre roues motrices lorsque les conditions d'adhérence se détériorent? L'explication repose, semble-t-il, sur un problème d'ingénierie lié aux divers renforts nécessaires à la rigidité du châssis.

Hormis pour ce qui est de la C300, dont le quatre-cylindres dilue un peu l'agrément, et des AMG un peu trop extrêmes pour les conditions de circulation auxquelles nous sommes soumis, la conduite de cette Classe C Cabriolet apporte beaucoup de plaisir. La direction manque légèrement de rappel sans doute et les éléments suspenseurs à ressorts pneumatiques réagissent plutôt fermement à bonne allure. En revanche, ils lissent plutôt bien les imperfections rencontrées à faible allure et le châssis fait preuve d'une remarquable rigidité, histoire de ne pas troubler la sérénité de ses occupants.

Les frais d'hébergement liés à ce reportage ont été payés par Mercedes-Benz Canada.

Le pour et le contre

On aime

  • Robustesse du châssis
  • Musicalité et souplesse des V6 et V8
  • Comportement rigoureux
On aime moins

  • Direction manque de rappel
  • Quatre-cylindres un peu limite (C300)
  • Places arrière de secours

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La Mercedes Classe C Cabriolet

Ce qu'il faut retenir

  • Prix: de 55 000 à 80 000 $ (estimation)
  • Garantie de base: 48 mois ou 80 000 km
  • Moteur: L4 DACT 2,0 litres turbo
  • Puissance: 241 ch à 5500 tr/min 
  • Couple: 273 lb-pi entre 1300 et 4400 tr/min
  • Poids: 1795 kg
  • Rapport poids/puissance: 7,44 kg/ch
  • Mode: intégral
  • Transmission de série: automatique à neuf rapports
  • Transmission optionnelle: aucune
  • Direction: crémaillère
  • Diamètre de braquage: 11,2 m
  • Freins (av.-arr.): disque-disque 
  • Pneus (av.-arr.): 225/45R18 - 245/40R18
  • Capacité du réservoir: 66 litres
  • Carburant recommandé: super
  • Consommation réelle: 10,5 l/100 km (estimation C300)
  • Rivales: Audi A5, BMW M4
Pour en savoir plus: www.mercedes-benz.ca

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