Suzuki aussi a avoué des irrégularités

Mercredi, le constructeur japonais Suzuki a avoué avoir... (AFP, Kazuhiro Nogi)

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Mercredi, le constructeur japonais Suzuki a avoué avoir mené des tests sur 16 modèles commercialisés au Japon selon une méthode non homologuée.

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Agence France-Presse
Tokyo

Après Mitsubishi Motors, le constructeur japonais d'automobiles Suzuki a avoué à son tour avoir mené des tests selon une méthode non homologuée, mais a démenti avoir agi ainsi pour embellir les valeurs, à la différence de son compatriote.

Suzuki, sommé de vérifier ses pratiques à la suite de l'affaire Mitsubishi Motors, a rendu sa copie mercredi dernier au ministère des Transports.

«Des irrégularités ont été trouvées dans les processus de tests des niveaux d'émission et des performances énergétiques», a reconnu le groupe dans un communiqué, mais «l'enquête interne n'a pas conclu à une tricherie telle que la manipulation de données», a-t-il assuré.

Les valeurs obtenues grâce à cette méthode ne sont pas fausses, a insisté Suzuki.

Les 16 modèles commercialisés au Japon sont concernés, soit un total de 2,1 millions d'unités, a détaillé le patron, Toshihiro Suzuki, lors d'une conférence de presse.

Le problème, qui remonte à 2010, «ne s'applique pas aux produits vendus en dehors du Japon», a précisé le constructeur.

Il blâme l'emplacement du circuit de tests, situé «sur une colline près de la mer, avec des conditions météo [le vent notamment] touchant les mesures». «Il était difficile de procéder à des tests» dans des conditions correctes, explique le groupe qui a donc compilé différentes valeurs disparates (pneus, freins...) mesurées en laboratoire.

Minivoitures

Le groupe, spécialisé dans les minivoitures et très bien implanté en Inde, vend près de 3 millions d'automobiles par an. La vente de ses deux-roues représente environ 10 % de ses recettes. Les voitures neuves de la marque ne sont plus vendues au Canada depuis le 1er janvier 2014.

Si Suzuki n'a pas triché comme il l'affirme, les dégâts seront moindres, a souligné Koji Endo, analyste chez Advanced Research Japan. «Mais même dans ce cas, l'utilisation d'une méthode différente de celle autorisée par le gouvernement est un problème», dit-il.

«Et comme les ventes de Suzuki au Japon sont bien plus importantes que celles de Mitsubishi Motors [plus de 600 000 ventes en 2015 contre 100 000], l'impact sur le marché intérieur risque d'être important», a-t-il prévenu.

Suzuki, dont les racines remontent à 1909, est dirigé par Toshihiro Suzuki, fils d'Osamu Suzuki, le patriarche de 86 ans qui a passé la main l'an dernier après 37 ans aux commandes. Cependant toujours président du conseil d'administration, il a présenté ses excuses mercredi.

Conflit avec Volks­wagen

S'il a donné au groupe une envergure internationale, son règne a été marqué par l'échec d'un partenariat technologique avec Volks­wagen avec lequel il est entré en conflit en 2011, un litige finalement soldé l'an dernier.

Suzuki a affiché des bénéfices en hausse en 2015-2016 pour un chiffre d'affaires de 34,9 milliards $US (45,8 milliards $). À ce stade, l'affaire ne remet pas en cause les prévisions établies pour cette année.

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