Aston Martin sur piste: fabuleuses machines de course

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Le 16 juillet dernier, certains journalistes de la presse spécialisée ont été invités à faire l'essai de cinq voitures Aston Martin sur le circuit ICAR, à Mirabel.

Collaboration spéciale Paul-Robert Raymond

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Paul-Robert Raymond

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Quand on dit Aston Martin, on pense tout de suite à James Bond. Au fil des années et des acteurs qui ont personnifié l'agent 007, au moins six modèles de la marque anglaise ont connu leur heure de gloire dans 12 films de la filière. De la mythique DB5 dans Goldfinger jusqu'à la DB10 qui sera en vedette dans le prochain titre, Spectre.

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Maintenant, James Bond n'est pas un pilote de course - pas plus que l'auteur de ces lignes d'ailleurs -, mais ses cascades au volant d'une Aston Martin en ont émerveillé plus d'un. Sur l'invitation du concessionnaire Décarie Motors de Montréal, on a pu constater que ces voitures d'exception peuvent être aussi de fabuleuses machines de course sur le circuit ICAR, à Mirabel, le 16 juillet dernier.

Cinq voitures essayées

Le Soleil a eu l'occasion d'essayer cinq voitures Aston Martin, avec à son bord un pilote de course tenant le rôle d'instructeur, «qu'il fallait écouter en tout temps».

La première Aston Martin «à subir le test» du journaliste était la V12 Vantage S Coupe. Première impression à bord : on constate de visu le soin apporté à la conception de l'habitacle et la sensation d'y être enveloppé. Grâce ou à cause de l'imposant arbre d'entraînement au centre qui est caché par la console centrale. Une particularité chez Aston Martin, la transmission se trouve entre les deux roues arrière.

Ensuite, le son du moteur. Dès le première pression sur la clé de démarrage, les V12 d'Aston Martin émettent un rugissement particulier. De la musique aux oreilles des maniaques...

Évidemment, avec cette V12 Vantage S, on n'a pas fait les meilleurs tours. La crainte - normale en de telles circonstances - l'emportait sur le goût de l'aventure. Il s'agissait plutôt de tours de découverte et de familiarisation du circuit ICAR.

Cependant, il a été possible de ressentir l'embrayage direct des rapports avec la transmission électronique Sportshift III qui équipe certains modèles Aston Martin. Bien que cette boîte de transmission soit automatique, le conducteur garde un certain contrôle sur les changements de rapports.

Maintenant, les tours de piste avec la Vanquish Coupe, la moins chère du modèle le plus luxueux d'Aston Martin, qui se vend à partir de 304 805 $.

Encore là, pas les meilleurs tours. On commence à prendre de l'assurance, mais pas assez... On découvre de la rétrogradation optimale (optimal downshifting). Il suffit de tenir la palette gauche du volant et d'appuyer ardemment sur la pédale de frein. Le système calcule la force nécessaire et les changements de rapports pour obtenir un ralentissement optimal.

Avec la Rapide S, on commence à jaser. L'assurance prend un peu plus le dessus sur la crainte. Il s'agit du seul modèle à quatre portières d'Aston Martin. Mais avouons que les deux places arrière sont assez restreintes. 

Ce qui ne fait pas de la Rapide S une familiale «pépère» pour autant... Elle se veut stable que les deux premières, mais pas moins dynamique. 

La confiance en soi a vraiment pris le dessus au quatrième modèle pris en main, la V12 Vantage S Roadster. Comme la première de la série, mais ayant un toit souple et rétractable. À ce moment, on a pu sentir toute la puissance du moteur V12 de

6,0 litres dans les accélérations en ligne droite et l'efficacité du freinage avec les disques en céramique.

Certains modèles ont des freins en acier. Bien qu'ils soient aussi très efficaces, ils dégagent beaucoup de chaleur. «Il est pratiquement impossible de prendre la pression d'air dans les pneus sans risquer de se brûler», explique Chris Edgett, maître-technicien Aston Martin chez Décarie Motors.

Enfin, on termine cette vague d'essais avec une des Aston Martin «des plus abordables», la V8 Vantage GT Roadster. Contrairement aux quatre premiers bolides, cette Vantage GT a sous le capot un moteur V8. Et ça ne veut vraiment pas dire qu'elle souffre «d'impuissance». Plus légère et bien dosée pour le V8 de 430 chevaux - les V12 en produisent plus de 550 -, celle-ci avait une vraie transmission manuelle. L'instructeur, Julien Jousse, avertit qu'on pourrait se contenter de demeurer sur le troisième rapport, car le V8 produisait suffisamment de couple. Question de se concentrer sur le pilotage de cette bête. 

Et bien qu'elle compte sur les services d'un V8, la «plus petite» des Aston Martin n'a pas à rougir de honte devant les V12 des autres modèles. On peut très bien se faire peur avec ce V8.

La cerise sur le sundae

Évidemment, question de voir comment notre pilotage n'est pas au point, le pilote Andy Burgess, l'instructeur dans les premiers tours de piste avec la V12 Vantage S, a montré son savoir-faire sur le circuit de 3,2 kilomètres, comprenant 16 virages de complexité diverse. On peut qualifier ces tours de piste d'une des meilleures expériences à vie, avec un vol avec les Red Arrows.

La tête allant de tout bord et tout côté dans les virages, ne disant aucun mot, au point où M. Burgess demande : «Ça va?» «Oui, oui, je savoure le moment», de répondre le journaliste.

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Un seul concessionnaire au Québec

Le coût des modèles d'entrée de gamme chez Aston Martin «n'est pas si élevé» qu'on pourrait croire. Le prix de détail du modèle le moins cher, la Vantage GT, commence à 108 115 $. 

Plusieurs modèles performants équivalents de constructeurs allemands, japonais ou même américains se vendent dans les mêmes tranches de prix. Mais aussitôt que l'on passe aux modèles supérieurs, la facture monte rapidement, jusqu'à plus de 300 000 $.

Toutefois, l'absence d'une concession Aston Martin hors de Montréal peut rebuter les clients potentiels. Cheryl Blas, directrice générale de Décarie Motors - le seul concessionnaire au Québec à vendre ces voitures d'exception -, voit la situation d'un autre oeil.

«Aston Martin a son programme d'assistance routière qui s'occupe d'apporter le véhicule vers le concessionnaire le plus près, nous!, dans l'éventualité d'une panne», répond Mme Blas. «Nous prêtons gratuitement aussi un véhicule de courtoisie à nos clients qui viennent à Montréal et qui y passe la journée pour les affaires ou autres activités, lorsque leur auto subit l'entretien régulier.»

La concession multimarques de la métropole - on y retrouve aussi des Bentley, des Jaguar et des Land Rover - qui célébrera ses 70 ans l'an prochain, vend entre 25 et 30 unités d'Aston Martin chaque année, selon sa directrice générale.

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