Le PQ veut forcer les constructeurs à fabriquer un minimum d'autos non polluantes

La e-Golf de Volkswagen est vendue dans certains... (Photo fournie par Volkswagen)

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La e-Golf de Volkswagen est vendue dans certains États américains, car les constructeurs sont forcés à vendre un pourcentage de véhicules à «zéro émission» de gaz à effet de serre.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Le Parti québécois (PQ) réclame l'adoption d'une loi pour forcer les constructeurs automobiles à écouler sur le marché québécois un quota minimal de véhicules «zéro émission» de gaz à effet de serre.

Les députés péquistes Martine Ouellet et Sylvain Gaudreault ont dévoilé un projet de loi s'inspirant de ce qui est en vigueur dans 10 États américains. Selon leur proposition, dès 2016, 2 % des véhicules vendus seraient des modèles roulant entièrement à l'électricité ou des hybrides.

Cette proportion atteindrait 11 %, en 2019. Martine Ouellet, candidate à la chefferie du PQ et militante qui a fait ses armes dans le parti sur des causes environnementales, a précisé que cela se traduirait par l'achat de 47 000 voitures électriques.

La députée de Vachon a insisté sur le caractère réaliste de l'objectif. En Europe, 50 000 Norvégiens roulent électrique, a-t-elle indiqué. En ce moment, les ventes atteignent 0,5 % des véhicules achetés par les Québécois.

Pour le PQ, c'est la faible diversité de ce qui est offert qui pose un problème. Aux États-Unis, les consommateurs ont le choix entre 12 marques différentes. Au Québec, il n'y en a que quatre, les constructeurs automobiles réservant leurs modèles pour répondre aux exigences des États américains - notamment la Californie et New York, entre autres - ayant adopté une loi «zéro émission», ont fait valoir les deux élus.

C'est le cas de la e-Golf, de la firme bien connue Volkswagen, a rapporté Martine Ouellet. Un comportement qui explique «pourquoi nous avançons à pas de tortue» sur le marché québécois.

La députée de Vachon a laissé entendre qu'elle renonce pour l'instant à relancer l'idée qu'elle avait moussée, lorsqu'elle était ministre dans le gouvernement de Pauline Marois, de concevoir un véhicule électrique québécois.

«Nous avions commencé le projet Nomade, la construction d'un véhicule tout électrique complètement construit au Québec, avec l'aluminium du Québec, et un moteur électrique» d'une technologie québécoise.

L'engin aurait été en location libre-service. «C'est une idée encore d'actualité. J'espère que le gouvernement libéral ira de l'avant, mais je n'entends aucun écho à ce sujet», a-t-elle déploré.

Sylvain Gaudreault a signalé que ce n'est pas un hasard si le projet de loi est déposé au lendemain de la tenue du Sommet de Québec sur les changements climatiques. Il a rappelé que le secteur des transports est le principal pollueur, en matière de rejets provoquant des dérèglements du climat.

«Pour faire un pas réel en vue de les réduire, il faut agir dans les transports.» Le projet de loi vise «à forcer la main aux constructeurs automobiles. [...] C'est un geste important, en toute cohérence avec la politique d'électrification des transports» élaborée par le gouvernement Marois.

«Passer à un véhicule électrique, c'est certainement se libérer des pétrolières», a-t-il plaidé. Le PQ aimerait que la loi soit soumise à l'Assemblée nationale, d'ici la fin de la session, ce qui serait surprenant étant donné qu'il est dans l'opposition.

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