Poseurs de pneus recherchés

Pour Mélanie Desharnais, directrice et actionnaire chez Desharnais... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Pour Mélanie Desharnais, directrice et actionnaire chez Desharnais Pneus et Mécanique, la recherche de main-d'oeuvre saisonnière est un défi de taille.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) L'hiver approchant à grands pas, ce sera bientôt la cohue chez les marchands de pneus et les concessionnaires automobiles. Tous les automobilistes voudront faire installer leurs pneus d'hiver en même temps. Avant la première bordée de neige préférablement.

Chez Desharnais Pneus et Mécanique et Pneus Ratté, deux institutions dans la région de Québec, tout est prêt. «Pour nous, la saison hivernale est entamée depuis déjà deux semaines», indique Mélanie Desharnais, directrice et actionnaire chez Desharnais.

Afin de pouvoir servir leur clientèle, les deux marchands ont dû trimer dur, ces derniers mois, pour trouver toute la main-d'oeuvre requise. C'est plus d'une centaine de travailleurs saisonniers chacun que Desharnais et Ratté doivent recruter deux fois par année, au printemps et à l'automne, pour la période de la pose des pneus d'été ou d'hiver. 

Tout un défi dans une région qui affichait un taux de chômage de 5,7 % en septembre. Des affiches indiquant «Travailleurs recherchés» poussent devant les commerces.

«La tâche a été plus difficile cette année. Il a fallu être imaginatif pour en arriver à trouver tout notre monde. Des téléphones pour lancer des perches à d'anciens employés, il a fallu en faire pas mal! Aujourd'hui, je peux affirmer que nous sommes prêts à faire face à la musique», fait remarquer Mélanie Desharnais.

«Nous avions besoin de 170 travailleurs pour nos huit succursales, et ce, pour une très courte période d'activité variant de six à huit semaines», intervient Ghislaine Durand, responsable de l'embauche saisonnière chez Pneus Ratté. 

«Mon taux de réussite tourne aux alentours de 95 %. Si des candidats décidaient, aujourd'hui, de venir cogner à ma porte, je vais les accueillir à bras ouverts en espérant très fort qu'ils sont déjà formés. À ce moment-ci de l'année, c'est difficile de faire de la formation auprès des nouveaux venus.»

Ghislaine Durand signale que, bon an mal an, 30 % du personnel saisonnier rentre au bercail. «Il s'agit principalement de retraités ou de gens qui ont un boulot l'été et qui cherchent à faire des sous supplémentaires au printemps ou à l'automne. «Mon défi, c'est de trouver les autres.»

Le recours aux services d'Emploi-Québec et d'agences de placement et la publication d'offres d'emploi sur les sites spécialisés et dans les journaux sont les principaux moyens utilisés par Desharnais et Ratté pour trouver le personnel saisonnier. «Nous versons aussi des bonis à nos employés qui nous recommandent des candidats», informe Mélanie Desharnais en indiquant que, faute de prospects, les agences pouvaient difficilement, cette année, proposer des candidats.

«Un travailleur à qui il va offrir un boulot pour deux mois à peine, c'est très pointu ce que recherche un commerçant de pneus», explique Jean Falardeau, président associé au Groupe Perspective, une société qui se spécialise dans le recrutement de personnel. «Et dans un marché où tout le monde qui peut et qui veut travailler peut le faire, ce n'est vraiment pas évident. Les chômeurs ont l'embarras du choix. Ils sont sélectifs. Dans les faits, un poste saisonnier, ça va surtout intéresser ceux qui se retrouvent temporairement entre deux emplois et qui attendent un poste permanent chez un autre employeur.»

À la direction régionale de la Capitale-Nationale d'Emploi-Québec, on n'a pas enregistré, cette année, une hausse du nombre d'offres d'emploi des marchands de pneus sur le placement en ligne. «On constate plutôt qu'il y a moins de candidats qui répondent à ces offres», note le directeur régional, Michel Gingras.

Pour ce qui est des petits ateliers de mécanique qui vendent des pneus, ils ne cherchent pas à faire de nouvelles embauches. «Les propriétaires vont plutôt opter pour la prolongation de leurs heures d'ouverture pour dépanner leurs clients», mentionne Jean Falardeau.

Main-d'oeuvre particulière

«Ce n'est pas tout de trouver des candidats, encore faut-il qu'ils soient fiables. Des gens sur lesquels nous pourrons compter et qui se pointeront assidûment au boulot. Ce n'est pas toujours évident», raconte Mélanie Desharnais qui en a vu de toutes les couleurs au sein de l'entreprise familiale. «Il y a des gens que l'on voyait une journée, puis qui disparaissaient pendant trois ou quatre jours. On aimait dire qu'ils avaient été kidnappés par des extraterrestres!»

Ghislaine Durand partage le constat de sa concurrente d'affaires. «La main-d'oeuvre saisonnière est une main-d'oeuvre particulière. Parmi elle, il y a des employés modèles. D'autres le sont moins. On ne sait pas s'ils vont se présenter au travail tous les vendredis matins. C'est pourquoi il faut prévoir des embauches supplémentaires pour prévenir les départs attendus ou inattendus», explique-t-elle.

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