Passé près de la faillite en 2008-2009, GM n'avait pas le choix de corriger des lacunes que la devancière du SRX avait. Cette deuxième génération du multisegment de la marque Cadillac démontre le chemin parcouru par GM.
Selon certains confrères journalistes automobiles, l'ancienne motorisation - un V6 de 3,0 litres - n'offrait pas la performance souhaitée, était anémique et manquait de caractère. Ce qui aurait été corrigé avec l'actuel V6 de 3,6 litres, qui produit 308 chevaux.
N'ayant jamais essayé auparavant le SRX, il est impossible de comparer. Cependant, ce V6 à injection directe de carburant avec distribution à calage variable fait très bien le travail, compte tenu du poids du véhicule qui dépasse les 2000 kilogrammes.
Là où il y aurait place à une certaine amélioration, c'est au chapitre de la boîte de transmission. Même si cette boîte semi-automatique offre six rapports, les changements de rapports ont semblé lents en mode automatique. Le véhicule avait besoin d'une aide «manuelle» pour offrir un peu plus de piquant dans la conduite. Bien qu'il se mesure aux multisegments de luxe, comme ceux de Audi, de Lexus ou de Mercedes-Benz, le SRX est apparu un peu moins souple qu'un véhicule de cette dernière marque.
En ce qui concerne la consommation de carburant, GM annonce des cotes de 13,2 l/100 km en ville et de 8,8 l/100 km sur la route. Il a été impossible de réaliser une cote aussi basse. Probablement en raison du faible kilométrage fait sur la route ou parce que le réservoir n'était pas tout à fait plein au début de l'essai. On a fait 15,1 litres aux 100 kilomètres au terme de près de 150 kilomètres.
Bon format
Dans l'ensemble, ses dimensions sont proches de celles d'un Chevrolet Equinox - à quelques millimètres près. Ce qui en fait un véhicule de bon format.
Évidemment, le degré de luxe n'est surtout pas le même que son cousin. On aime ou on déteste sa forme coupée à la hache, caractéristique à la marque Cadillac. Il importe de dire que l'ensemble est réussi et qu'il risque de plaire à une certaine clientèle.
L'aménagement intérieur est digne d'une Cadillac. Pas trop de plastiques bon marché et une qualité dans la finition se trouvent dans cet habitacle.
GPS «en 3D»
Récemment, on faisait état de l'interface du système GPS dans le Honda Pilot, qui avait besoin d'une bonne mise à jour. Celle du Cadillac SRX est l'exemple parfait jusqu'où on peut aller d'un point de vue graphique.
Dans ce GPS, les amphithéâtres majeurs sont illustrés en trois dimensions. On pouvait très bien voir le Colisée Pepsi sur l'écran, de même que le Stade olympique, à Montréal. Il restera à savoir combien cela prendra pour voir apparaître le nouvel amphithéâtre...
Il s'agit peut-être d'une curiosité, mais elle valait la peine d'être soulevée.
DONNÉES TECHNIQUES
Gamme de prix : entre 44 105 $ et 56 685 $
Prix du modèle essayé (Collection Luxe à traction intégrale) : 54 100 $
Frais de préparation et de transport : 1945 $
Garantie de base : 48 mois ou 80 000 km
Moteur : V6 DACT 3,6 litres à injection directe avec distribution à calage variable
Puissance : 308 ch (230 kW) à 6800 tr/min
Couple : 265 lb-pi (359 N.m) à 2400 tr/min
Poids : 2015 kg
Rapport poids-puissance : 6,54 kg/ch
Transmission : semi-automatique à six rapports
Mode : intégral (traction aussi offerte)
Direction : crémaillère
Pneus : P235/55R20
Diamètre de braquage : 12,2 m
Capacité du réservoir : 79,5 litres
Carburant recommandé : ordinaire
Consommation (l/100 km - ville/route) : 13,2/8,8, selon GM
Consommation obtenue lors de l'essai : 15,1 l/100 km
Pour en savoir plus : www.gm.ca