Selon son représentant pour les Amériques, les efforts de Bentley auraient porté leurs fruits. À titre d'exemple, l'été dernier, Bentley a invité la presse spécialisée du Québec à essayer ses modèles Mulsanne, Continental GT et Flying Spur afin de faire mieux connaître la marque.
«Les résultats en 2011 ont connu une bonne progression», a déclaré jeudi dernier, au Salon international de l'auto de Montréal, Christophe Georges, président et chef de l'exploitation de Bentley Motors inc. Amériques. «Dans le monde, il s'est vendu 7003 unités, une progression de 37 % par rapport à 2010. La progression au Canada a été de 42 % avec 117 unités vendues. En Chine, il y a eu réelle explosion de 200 %, avec 1839 voitures vendues.»
Par ailleurs, en Angleterre, les ventes ont tout de même crû de 5 %, malgré l'année difficile. En Europe occidentale, elles ont augmenté de 58 % et en Allemagne, de 88 %, selon les dires de M. Georges.
Qui peut bien acheter une Bentley? C'est difficile de déterminer un profil, selon le président. «Les acheteurs d'une Bentley sont des passionnés de voitures, des connaisseurs de la façon dont elles sont fabriquées. On compte parmi eux des vedettes, des sportifs. L'éventail est très large.»
On serait porté à croire que les acheteurs laissent leur Bentley dans leur garage. «C'est plutôt l'inverse qui se produit», explique M. Georges qui utilise lui-même sa Bentley dans la région de Boston. «Beaucoup de nos clients sont aussi attirés par les segments en dessous (Mercedes-Benz, BMW, etc.). La Bentley entre dans leur portfolio de voitures, car nos clients possèdent en moyenne trois voitures de luxe.
«Plusieurs utilisent leur Bentley au quotidien et parcourent plusieurs kilomètres. La voiture est très pratique avec ses quatre roues motrices, pour aller à la station de ski, par exemple.»
Les clients qui souhaitent avoir une Bentley doivent se présenter chez un concessionnaire pour en faire la commande. Ils seront invités ensuite à l'usine de Crewe en Angleterre, qui produit 7000 unités annuellement, pour voir et pour comprendre les méthodes artisanales utilisées dans la construction d'une Bentley.
«Le client peut ajouter des options et il est possible de personnaliser plusieurs éléments décoratifs, comme l'intérieur ou les jantes, etc.», ajoute M. Georges.
Continental GTC
M. Georges était notamment au Salon de l'auto de Montréal pour présenter en première canadienne le cabriolet Continental GTC. Cette impressionnante voiture construite principalement à la main a sous son capot un moteur W12 de 6,0 litres. Ce moteur à double turbocompresseur développe une puissance de 567 chevaux et un couple de 516 livres-pieds.
Cette motorisation donne des performances à couper le souffle, comme le 0 à 100 km/h en seulement 4,8 secondes et une vitesse maximale de 314 km/h. Évidemment, de telles performances ne sont pas synonyme d'économie de carburant. Selon les données provisoires fournies, le Continental GTC consomme 11,4 l/100 km sur l'autoroute et 25,4 l/100 km en ville, pour une cote combinée de 16,5 l/100 km, d'après les normes européennes.
À l'extérieur, le GTC puise ses lignes sculptées du coupé Continental GT, dévoilé il y a presque un an. «Le GT proposait un look plus contemporain et plus musclé avec des lignes angulaires. Le design respecte la plus pure tradition des voitures Bentley», affirmait M. Georges jeudi dernier à Montréal.
Sans surprise, à 261 000 $ pièce, ce cabriolet n'est pas à la portée de toutes les bourses. Il s'adresse à ceux qui «ont les moyens d'en payer le prix», comme l'a mentionné M. Georges. «Les Bentley ne sont pas une représentation vulgaire de la richesse, elles affichent le côté connaisseur du client. Elles suscitent plus d'admiration que d'envie», conclut-il.
Au Québec, Les Moteurs Décarie (www.decarie.com), à Montréal, est le seul concessionnaire autorisé à vendre des Bentley. Ailleurs au Canada, Bentley a des concessions à Toronto, à Vancouver et à ... Calgary.