Onze municipalités soutiennent aussi ce commerce établi depuis plus de 50 ans.
«Notre commerce est rentable. Nous avons toujours eu de bonnes évaluations de la part de GM. Par exemple, les taux de pénétration pour chaque marque sont de 400 %, le fonds de roulement est le triple de leur exigence. Nous sommes actuellement le seul concessionnaire automobile à Trois-Pistoles par rapport à une époque où il y en a déjà eu cinq. S'il y avait un concessionnaire Toyota ou un autre en face de mon entreprise, ce ne serait peut-être pas pareil», dit Gaston Bérubé de Service Bérubé, qui a privilégié la voie d'une longue négociation pour en venir à une entente avec GM. «J'ai confiance que la situation va se rétablir après que GM va avoir fait tout son ménage à l'interne.»
C'est en octobre prochain que ce concessionnaire doit, en principe, cesser ses activités. Sur 74 concessions GM au Québec qui devaient fermer leurs portes, trois ont résisté, soit à Trois-Pistoles, dans la région de Plessisville et dans la région de Montréal. Au Canada, 21 concessionnaires sur les 200 qui avaient été avisés ont refusé la fermeture.
L'Association des concessionnaires automobiles de l'Est-du-Québec poursuit ses efforts pour empêcher cette fermeture. Son secrétaire, Richard Michaud, a bon espoir de renverser la vapeur. «La bannière Pontiac disparaît le 31 décembre. Il lui faut du produit Chevrolet. GM nous écoute. On négocie parce qu'on n'a pas voulu embarquer dans des poursuites comme d'autres concessionnaires l'on fait. Service Bérubé est une entreprise rentable en plus d'avoir investi 1,5 million $ il y a deux ans pour se relocaliser. Il est en haut des cibles que lui demande GM... En début de 2010, je crois que Service Bérubé devrait avoir une réponse.»
L'année dernière, GM Canada avait annoncé lors de la restructuration de l'entreprise, le non-renouvellement des contrats de plus du tiers de ses concessionnaires au Canada. «Avec la crise, GM a réduit son réseau de concessionnaires, mais cela ne veut pas dire qu'il n'y ait pas des erreurs dans toute cette vaste opération. Les concessionnaires qui ont fermé ont été très bien payés.»