L'AEE a tenu le même stand au récent Salon de l'auto de Montréal, en janvier. François Lemelin, porte-parole de l'AEE, y était et a pu témoigner de la popularité de cette activité. «Chaque fois où il y avait une personne qui l'essayait, il y avait facilement entre 30 à 50 personnes autour», dit-il.
Ceux qui tentent l'expérience font un court trajet en termes de kilométrage. «C'est relativement court comme expérience sur le simulateur de conduite, mais en même temps, quand on reproduit ça et qu'on s'attarde à ça au quotidien, c'est assez frappant», ajoute le porte-parole.
Pas une conduite pépère
La conduite écoénergétique se base sur des principes simples, explique M. Lemelin, dont des accélérations?franches?et l'usage minimal des freins.
«La plus grande surprise des gens vient du fait que la conduite écoénergétique, ce n'est pas nécessairement une conduite que l'on peut qualifier de pépère, ajoute M. Lemelin. Les gens découvraient qu'en anticipant le trafic, puis en dosant avec l'accélérateur plutôt qu'en freinant, à quel point au bout du compte, c'était synonyme de beaucoup d'économie d'essence.»
Selon le porte-parole, l'expérience peut être très enrichissante même pour ceux qui ne prennent pas le volant du simulateur. «Parce qu'ils voient à l'aide de différents graphiques qui sont affichés sur le simulateur, là où les gens ont gaspillé de l'énergie ou là où ils n'ont pas profité du fait que la route descendait, explique-t-il. Et puis, ils assistent aux explications, ils retiennent un message pertinent eux aussi.»
L'AEE se sert du simulateur pour développer le contenu d'un cours sur la conduite écoénergétique. «On profite de la tenue de certains événements (comme le Salon de l'auto) pour dire aux gens que ça s'en vient, affirme M. Lemelin. On veut intégrer des notions d'écoconduite dans le nouveau cours de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), on collabore avec eux. Ce qu'on développe là, ce sera dans un premier temps pour les villes ou pour toutes les entreprises qui ont des parcs de véhicules et qui désireront former leurs conducteurs pour, au bout du compte, sauver des sous.»
Serait-ce possible pour des particuliers de suivre un tel cours? «C'est ce qu'on aimerait, répond-t-il. On voudrait que les gens puissent se perfectionner pour avoir une conduite plus écologique.»
Même avec l'électricité
La conduite écoénergétique ne s'applique pas uniquement aux véhicules à moteur à combustion. «En ce qui concerne les véhicules électriques, la conduite écoénergétique est une conduite qui gère de manière optimale l'énergie. Si on peut augmenter la durée de sa batterie par sa manière de conduire, c'est au point de vue du rendement que ça devient intéressant», conclut-il.