Un appui bien accueilli par les distilleries

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Si les microdistillateurs accueillent généralement bien le programme d'appui gouvernemental, ils considèrent que certains ajustements peuvent être apportés.

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Johanne Fournier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Matane) Dans l'ensemble, les microdistillateurs accueillent favorablement la décision de Québec d'étendre son Programme d'appui au positionnement des alcools québécois (PAPAQ) dans le réseau de la Société des alcools du Québec (SAQ) aux distilleries artisanales québécoises. Ces mesures auront cependant besoin de quelques ajustements.

C'est ce que soutient le président de l'Association des microdistilleries du Québec (AMQ). «On salue ces mesures, confirme Stéphan Ruffo, qui est également copropriétaire-fondateur des Subversifs, une microdistillerie située à Saint-Alexandre, en Montérégie. Ça fait cinq ans qu'on travaille là-dessus : le droit de vendre à la propriété et l'aide du PAPAQ.» 

Du même souffle, il ajoute que ces mesures auront besoin d'ajustements, notamment sur le plan du contrôle de la qualité. «Ces mécanismes-là ne sont pas encore établis, indique-t-il. L'Association vient de finir un document de travail qui fait le tour de toutes les mesures d'aide. On a démontré des problématiques et des défis. On est en continuelle discussion avec le gouvernement.»

Le distillateur ne manque pas de rappeler que «l'alcool, particulièrement les spiritueux, a été la première source de revenus depuis que la Terre est Terre, avant même le système de taxation. «On se considère comme des Gaulois, laisse-t-il tomber. On doit se battre!» 

Selon le président de l'AMQ, l'aide gouvernementale ne touche, pour le moment, que le volet financier. M. Ruffo estime néanmoins que c'est déjà un début et que l'aide, qui pourra atteindre 200 000 $ par microdistillerie, sera salutaire pour les plus petites et contribuera à accroître le développement de cette industrie. 

Même s'il considère que ces nouvelles mesures sont un pas en avant, Joël Pelletier croit que le gouvernement fait fausse route en limitant l'aide financière par classe de produits à 30 000 $. «Les classes instaurées par le gouvernement, c'est une erreur, juge le copropriétaire de la Distillerie du St. Laurent, à Rimouski. Ceux qui font un seul produit vont être limités à 30 000 $. Ce n'est pas beaucoup! Ce n'est même pas la moitié du salaire d'un employé! Je crois que ça a été écrit dans un bureau par des fonctionnaires qui n'ont pas trop de connaissances dans la mise en marché!»

M. Pelletier craint que ces classes incitent certains distillateurs à lancer un rhum, un gin, une vodka et un whisky pour pouvoir obtenir le maximum d'aide financière. «Ça risque d'être des produits qui ne seront pas toujours de bonne qualité, appréhende-t-il. Est-ce vraiment ce que le gouvernement veut?»

En revanche, il applaudit l'ajout d'un soutien de 2 $ par bouteille vendue pour les spiritueux qui sont composés d'un alcool distillé, exclusivement fabriqué de matières premières québécoises et vieilli trois ans.

Par ailleurs, Stéphan Ruffo est d'avis que le droit de vendre à la propriété sera profitable pour toutes les microdistilleries et principalement pour le secteur agrotouristique. «Les gens qui vont se déplacer chez nous vont pouvoir repartir avec des bouteilles», se réjouit le copropriétaire des Subversifs. «Il reste la mécanique à établir», nuance toutefois Joël Pelletier.




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