Hausse du prix à la livre pour les homardiers

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Les homardiers de la Gaspésie ont reçu 7,75 $ la livre lors des deux premières semaines de capture de 2017. C'est 1,25 $ de plus qu'en 2016.

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<p>Gilles Gagné</p>
Gilles Gagné

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Le Soleil

(Caplan) Les homardiers de la Gaspésie ont reçu 7,75 $ la livre lors des deux premières semaines de capture de 2017. C'est 1,25 $ de plus qu'en 2016, une situation attribuable à une très forte demande et à un dollar canadien déprécié par rapport à la devise américaine.

La dynamique de fixation du prix a changé dans la péninsule en raison de la décision d'un acheteur, la firme Poisson salé gaspésien, de Grande-Rivière, d'ouvrir ses livres et de donner aux pêcheurs 85 % des revenus reçus lors de la revente du homard sur les marchés extérieurs à la région, en attendant l'ouverture de la saison aux Îles-de-la-Madeleine.

Jusqu'en 2016 inclusivement, la tendance pour les acheteurs de homard gaspésien consistait à suivre le prix déterminé par le grand acheteur, la firme E. Gagnon et Fils, de Sainte-Thérèse-de-Gaspé. La compagnie acquiert les prises de 60 des 163 homardiers de la péninsule et elle met en marché de 75 % du volume vendu hors région.

Le président de Poisson salé gaspésien, Réal Nicolas, a voulu changer la donne en 2017, las des critiques portant sur le prix unique en Gaspésie.

«Aux Îles-de-la-Madeleine, le prix est fixé par un plan conjoint de mise en marché, basé sur les transactions de la semaine précédente. Pourquoi pas le faire aussi en Gaspésie, sans avoir à payer des avocats?» dit M. Nicolas.

«Plus facile»

«Les autres années, j'étais obligé de négocier. Toutes les semaines, les pêcheurs venaient s'asseoir dans mon bureau, insatisfaits. Maintenant, je fais la moyenne de ce que je vends, et je donne 85 % du prix moyen aux pêcheurs. Je leur dis : «Vous n'aurez pas d'avocat à payer, je n'aurai pas d'avocat à payer. La relation est beaucoup plus facile», ajoute M. Nicolas, certain que l'ancien système menait à l'impasse.

Comme la pêche du homard a débuté aux Îles-de-la-Madeleine dimanche, Réal Nicolas ajustera son prix à celui du plan conjoint de l'archipel à compter du moment où des transactions y auront été réalisées.

«Si les autres acheteurs ne veulent pas suivre, il n'y a pas de problème. On l'a fait pour nous autres, pas pour les autres», dit M. Nicolas.

Jusqu'à présent les autres acheteurs gaspésiens ont suivi son prix, comme le poissonnier Maurice Chicoine, de la Coquille, à Caplan. Il assure que la nouvelle dynamique «n'est pas facile. Ça prend un ajustement. Le prix est déterminé sept à huit jours plus tard que l'an passé».

Les consommateurs paient aussi le homard plus cher cette année, comme le crabe. À la Coquille hier, le homard vivant était vendu 10,50 $ la livre, et 11,50 $ cuit. En milieu urbain, c'est très variable, compte tenu des spéciaux.




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