L'abeille du Nord au secours des producteurs de bleuets

Osmia tersula se révèle supérieure à sa cousine,... (fournie par le Centre d'expérimentation et de développement en forêt boréale)

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Osmia tersula se révèle supérieure à sa cousine, l'abeille domestique, quand vient le temps de polliniser les champs de bleuets de la Côte-Nord, selon les recherches du Centre  d'expérimentation et de développement en forêt boréale du Cégep de Baie-Comeau.

fournie par le Centre d'expérimentation et de développement en forêt boréale

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<p>Steeve Paradis</p>
Steeve Paradis

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Le Soleil

(Baie-Comeau) D'ici peu, les producteurs de bleuets de la Côte-Nord pourraient bien réussir à se passer d'abeilles importées pour polliniser leurs cultures. L'abeille Osmia tersula, qui vit naturellement dans la région, peut s'en charger encore mieux.

C'est dans cette direction que conduisent les travaux de l'entomologiste Ève-Catherine Desjardins, chercheuse au Centre d'expérimentation et de développement en forêt boréale (CEDFOB) du Cégep de Baie-Comeau. «Osmia est une pollinisatrice super efficace quand elle visite la fleur. Notamment, elle transporte la quantité idéale de pollen», souligne la spécialiste des abeilles depuis plus de 15 ans.

Parmi ses autres qualités, celle qu'on pourrait qualifier d'abeille du Nord est aussi plus réceptive à la luminosité et est moins sensible aux basses températures, deux caractéristiques de la région, qui produit autour de 2,5 millions de kilos de bleuets par année et qui possède encore de grandes superficies non cultivées.

Mme Desjardins a établi un protocole d'élevage pour Osmia tersula, afin que les producteurs de bleuets et d'autres petits fruits nordiques puissent eux-mêmes élever cette abeille, pas si abondante pour l'instant. «On travaille présentement à augmenter les populations de cette abeille et à développer du matériel et des équipements pour le nichage. [...] Pour le matériel, on est encore à l'état artisanal», fait-elle valoir.

Comparativement à l'abeille domestique, «les techniques d'élevage d'Osmia sont faciles», indique la chercheuse, entre autres parce qu'elle ne produit pas de miel. Solitaire de nature, elle ne forme pas habituellement de colonies, mais elle est capable d'être grégaire si les conditions sont réunies.

Plus petite

Plus petite que l'abeille domestique, ce qui lui permet de mieux accéder au coeur de la fleur, cette abeille du Nord ne butine que sur quelques centaines de mètres de son nid, contrairement au bourdon, qui peut s'aventurer jusqu'à 25 kilomètres de sa base. «C'est avantageux pour le cultivateur, car il peut être assuré que l'abeille va polliniser ses champs, pas ceux des voisins», soutient Ève-Catherine Desjardins.

Autre bon point pour Osmia tersula, sa capacité d'adaptation en espace fermé. «On peut l'utiliser aussi en serre et ça, c'est une belle découverte. C'est un beau potentiel pour la production de fruits et légumes» conclut la chercheuse.




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